lundi 8 septembre 2008

Wow!

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L'annonce de la nouvelle que les deux piliers du refinancement hypothécaire aux États-Unis, Fannie Mae et Freddie Mac, étaient placés dimanche sous tutelle des pouvoirs publics, a visiblement réconforté les marchés financiers: ce matin, le CAC 40 augmente de 4.60% et le FTSE100 de 3.8% !

Certains grands investisseurs qui craignaient le pire, un écroulement de la structure qui soutient le financement hypothécaire aux États-Unis, sont ainsi rassurés. Correction attribuable à la nouvelle ou signal d'un redressement plus sérieux des marché? Septembre, traditionnellement le pire mois pour les actions, ferait-il exception à la règle cette année?
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samedi 6 septembre 2008

La décennie actuelle: une des pires pour le marché des actions...

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L'analyste Chris Watling, direteur du Longview Economics, un consultant britanique en matière d'allocation des actifs, établi un parralèle entre la situation actuelle du marché boursier et le mega bear market de 1929-1932. Malgré les ressemblances, Watling ne prévoit quand même pas un séisme d'une même ampleur, mais affirme tout de même que la décennie actuelle aura été une des pires depuis les années trentes pour le marché des actions.

Parralèles peu rassurants et constats un peu déprimants mais il ne faut pas paniquer pour autant: son pessimisme face au marché actuel est un point de vue parmi d'autres... Certains prévoient une remontée des actions l'an prochain. Qui a raison? L'histoire le dira.

De toutes façons, les outils dont les gouvernements disposent aujourd'hui pour soutenir les marchés financiers sont nettement plus efficaces que ceux de la grande dépression. De plus, la structure économique s'étant mondialisée avec le développement des économies émergentes, elle est moins vulnérable à l'affaiblissement de l'économie américaine. Finalement, si les américains ont assez de jugement pour élire Barack Obama et Joe Biden, il y a de l'espoir du côté des USA: fin d'une guerre coûteuse qui alourdit le déficit américain à tous les mois, une meilleure répartition de la richesse et donc de la consommation, une taxation plus grande des fortunés pour renflouer les coffres de l'état...

Ça vaut quand même la peine d'écouter le point de vue de cet annalyste, qu'on le partage ou non. Moi, je pense que son pessimisme est un peu exagéré, l'avenir dira qui a vu juste... Et vous, amis blogueurs, qu'en pensez-vous?

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lundi 1 septembre 2008

Le baril de pétrole sous les $100 d'ici deux semaines

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Si vous voulez savoir si l'ouragan Gustav va endommager les installations pétrolières du golfe du Mexique, vous n'avez pas besoin de consulter les météorologistes, regardez le petit graphique dans la colonne de gauche. Le baril a perdu plus de $4 de sa valeur aujourd'hui, il est actuellement près des $111. Gustav a été rétrogradé au niveau des ouragans de catégorie 2. S'il est confirmé demain que les dommages aux installations pétrolières sont mineures, le baril va se diriger tout droit vers le plancher des $100. Rien dans les prévisions économiques ne justifiait cette envolée du coût du pétrole depuis le début de l'année... sauf l'effet de la spéculation. La bulle pétrolière va éclater pour de bon.

Ma prédiction: le seuil des $100 sera défoncé d'ici deux semaines. Pas une bonne nouvelle pour le dollar canadien, mais une bonne nouvelle pour les marchés boursiers américains. Je vous rappelle cependant que c'est moi, modeste blogueur de Montréal, qui se lance dans ces prédictions, pas un expert du secteur de l'énergie...
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dimanche 31 août 2008

25 grandes entreprises avec un bas ratio prix/prévisions BPA de la prochaine année

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Le ratio prix/bénéfices par action (BPA) est une variable souvent prise en considération dans la décision d'acheter les actions d'une entreprise. On prêtera une attention particulière au ratio prix/BPA prévus pour la prochaine année, car le BPA de la dernière année ou de l'année en cours peuvent être trompeurs: ce qui intéresse les marchés c'est d'abord ce qui attend l'entreprise, pas nécessairement sa performance passée.

Les marchés depuis octobre dernier traversent une période difficile (près de -19% pour l'indice S&P 500), ce qui a fait chuter le cours de bon nombre d'entreprises et baisser les ratios prix/BPA de l'année en cours et de l'année à venir de plusieurs d'entre-elles. Voici vingt-cinq entreprises sur le NYSE qui se retrouvent avec des ratios prix/prévisions BPA de l'année à venir de x 11 et moins.

Plusieurs de ces entreprises sont dans des secteurs (ex. pièces d'automobiles, écrans d'ordinateurs, raffineries, pétrolières, aciéries, banques, journaux...) où les moyennes pour ces ratios sont historiquement plus basses que pour d'autres secteurs, il faut donc en tenir compte. De plus, ces ratios n'ont de sens que si, bien sûr, les prévisions des analystes au sujet de ces entreprises se concrétisent... La remontée récente du dollar américain rend également ces actions un peu plus dispendieuses à l'achat pour les investisseurs canadiens.

Dans l'ordre: nom de l'entreprise, code boursier, prix actuel, ratio prix/prévisions BPA de la prochaine année:

Bank of Ireland (IRE-N), $32.65, x 4,9
Lear Corporation (LEA-N), $12.56, x 4,9
Gannett Co., Inc (GCI-N) $17.79, x 5,6
LG Display Company (LPL-N) $12.32, x 5,8
British Petroleum Plc (BP-N) $57.63, x 6,2
Western Digital Corporation (WDC-N) $27.26, x 6,3
Arcelormittal Sa Luxembourg (MT-N) $78.62, x 6,3
Deutsche Bank Ag (DB-N) $84.87, x 6,5
British Telecommunication Plc (BT-N) $31.30, x 6,6
Terex Corporation (TEX-N), $50.29, x 6.8
Sasol Ltd (SSL-N), $54.99, x 6,8
Officemax Inc (OMX-N), $12.24, x 6,9
Statoilhydro Asa (STO-N) $30.63, x 7,0
Posco (PKX-N), $107.10, x 7,2
Pfizer (PFE-N), $19.11, x 7,6
Valero Energy (VLO-N), $34.76, x 7,8
Wyndham Worldwide Corp (WYN-N), $19.28, x 8,2
France Telecom (FTE-N), $29.42, x 8,9
SK Telecom Co. Ltd (SKM-N) $20.40, x 9,3
Alcoa Inc (AA-N) $32.13, x 9,4
Boeing Co. (BA-N) $65.56, x 9,5
AT&T Inc (T-N) $31.99, x 9,8
Merck & Co (MRK-N), $35.67, x 10,1
Office Depot (ODP-N), $7.04, x 10,2
Penney (J.C.) Company, Inc (JCP-N) $38.97, x 10,5
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vendredi 29 août 2008

L'écran radar du chasseur d'aubaines: Exeltech Aerospace

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Sur mon radar: EXELTECH AEROSPACE (XLT au TSE), une entreprise québécoise de maintenance d'aéronefs en croissance depuis quelques années, mais n'ayant pas encore atteint un seuil de rentabilité stable. Les résultats du dernier trimestre ont déçu mais la punition des investisseurs me semble démesurée. Le titre a terminé la journée d'hier à $0,085, son plus bas niveau depuis fort longtemps.

Les résultats du dernier trimestre ont été plombés par la force du dollar canadien, depuis, ce dernier a perdu de la valeur, ce qui devrait contribuer à de meilleurs résultats au prochain trimestre pour Exeltech Aerospace. Le secteur de la maintenance d'aéronefs est appelé à suivre la croissance prévue dans le volume d'avions en circulation au cours de la prochaine décennie.

J'ai recherché le volume d'actions d'Exeltech Aviation présentement en circulation, si mes informations sont justes, il y en aurait environ 158 millions, avec un chiffre d'affaire annuel d'environ 50 millions de dollars canadiens : cela donne un ratio prix/ventes de 0.27 à son cours actuel, ce qui me semble intéressant. Moi, à ce prix, je trouve ce titre attrayant.

Peut-être y a-t-il quelque chose qui m'échappe et qui expliquerait la déconfiture actuel du titre. Si vous le savez, faites-moi le savoir. Alors, selon vous, est-ce que Exeltech Aerospace à ce prix constitue un investissement valable?

Prix minimum et maximum des 52 dernières semaines: $0,085 - $0,38
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lundi 25 août 2008

Boeing : le temps d'acheter ses actions?

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Les actions de Boeing (BA au NYSE) se vendent actuellement au même prix qu'il y a trois ans, elles ont terminé la journée à $64,07. Pourtant, en 2005, Boeing n'a généré que $3,20 de profits par action, alors qu'au cours des douze derniers mois le bénéfice par action atteignait $5,59.

Ce que les investisseurs n'aiment pas actuellement:
  • La hausse importante du coût du carburant se répercutera sur le volume de passagers au cours des prochains mois et amènera des transporteurs à reporter des commandes déjà passées ou à geler leurs investissements.

  • Boeing a dû reporter de quinze mois la livraison des premiers Dreamliners, le fameux 787 qui était voué à un brillant succès.

Par contre, tous les analystes s'entendent pour prévoir des volumes importants de ventes d'avions commerciaux au cours des deux prochaines décennies, plusieurs facteurs justifient ces prévisions : l'augmentation des besoins des économies émergentes (Chine, Inde, Russie, Brésil...); la nécessité pour les transporteurs de réduire leurs coûts de carburant en misant sur de nouveaux modèles plus performants et moins énergivores; le vieillissement de plusieurs flottes aériennes qui arrivent à la fin de leur durée de vie...

Actuellement, le titre se transige à 9,2 fois les bénéfices par action prévus pour l'an prochain ($6,92). Boeing, malgré un volume élevé d'investissements, génère d'importants flux de trésorerie disponibles (free cash flow): 5,2 milliards au cours des douze derniers mois. La dette de Boeing est importante, je vous le concède, mais semble sous contrôle, puisque les agences de crédit lui accordent une cote de niveau A. Je trouve donc attrayantes les actions de Boeing à leur cours actuel. Mais vous, qu'en pensez-vous? Est-ce qu'il y a quelque chose qui échappe à mon analyse? Est-ce le temps d'acquérir les actions de Boeing?

lundi 11 août 2008

British Telecommunications : le temps d'acheter?

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British Telecommunications PLC ou, si vous préférez, BT Group (BT au NYSE) a déçu les investisseurs avec ses derniers résultats trimestriels: les ventes ont stagnées et la marge d'exploitation a diminué de 14.3 à 14.1%. Plus inquiétant pour les investisseurs, les marges bénéficitaires ont diminué de façon importante dans certains segments: par exemple, la division BT Wholesale (gestion du réseau de télécommunications global et de la vente de minutes) a vu ses ventes diminuer de 12% et sa marge brute chuter de 16%. Les investisseurs sont également inquiets de l'impact sur les flux de trésorerie d'une récente annonce d'un investissement de 1,5 milliard de livres sterling, pour les quatre à cinq prochaines années, dans un réseau Internet à très haut débit.

Le titre a ainsi continué sa descente entreprise le 31 octobre dernier qui a vu le cours de l'action passer de $68.20 à $33.14 à la fermeture vendredi. Dans une série de trois chroniques entreprise le 20 février dernier, j'essayais d'identifier ce qui nous permettait de différencier les actions moribondes de celles qui pourraient revenir à la santé, je pense que BT Group fait partie de ces entreprises qui ont un potentiel de retournement.

Cette entreprise, à l'exception du dernier trimestre, continue à générer sur une base annuelle des flux de trésorerie libres (free cah flow). Sa dette est élevée, je le concède, mais est le fruit de la mise en place de réseaux de télécommunication performants qui devraient, avec le temps, générer des revenus substantiels. BT Group a confirmé une autre augmentation cette année de son dividende qui se situe actuellement à plus de 9%. Ce qui peut faire hésiter l'investisseur canadien, c'est l'augmentation récente de la valeur du dollar US qui rend le coût d'acquisition des actions plus élevé.

Est-ce qu'il y a quelque chose qui échappe à mon analyse? Alors, selon vous, est-ce le temps d'acheter les actions de British Telecommunications?
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vendredi 8 août 2008

Toyota: le temps d'acheter?

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Toyota Motors (TM au NYSE) a annoncé ses résultats trimestriels hier qui reflètent la conjoncture difficile que connaît le secteur automobile: baisse des profits de 28,1%, baisse des ventes de 4,7%, en comparaison du même trimestre l'an dernier. Lorsque l'on compare ces résultats à ceux des grands fabricants américains on se console tout de même: Toyota demeure rentable, en bonne santé financière et en excellente position pour profiter de la croissance du marché asiatique au cours de la prochaine décennie.

Toyota compte sur des atouts importants: une marque de commerce exceptionnelle, des produits qui sont synonymes de qualité et un processus de fabrication d'une grande efficacité. La remontée actuelle du dollar américain et la chute du coût du pétrole pourraient améliorer les résultats de l'entreprise au cours des prochains trimestres. L'action se transige actuellement à $85.90, un niveau qu'elle n'a pas atteint depuis trois ans. Est-ce qu'il y a quelque chose qui échappe à mon analyse? Le cours actuel constitue-t-il un point d'entrée favorable pour cette entreprise remarquable?
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dimanche 3 août 2008

Est-ce que le ratio prix/bénéfices par action est un indice fiable pour l'investisseur?

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Le texte qui suit est une libre traduction d'un article paru dans le Business Week le 21 juillet dernier. Si vous voulez lire la version originale, le lien est à la fin.

Le ratio prix/bénéfices par action est un outil populaire auprès des investisseurs. Mais de ce temps-ci, alors qu’autant les prix que les bénéfices fluctuent rapidement, ce ratio retient davantage l’attention, parce qu’il essaie de répondre à une question clé : Avec l’indice Standard & Poor's 500 qui a perdu 20% de sa valeur depuis octobre dernier, est-ce que le cours actuel des actions est suffisamment bas pour que les actions constituent de bonnes occasions pour les investisseurs à long terme?

Le ratio prix/bénéfices par action est obtenu en divisant le prix de l’action par son bénéfice annuel par action : ainsi, une action qui se vend $12 et dont l’entreprise génère $1.00 de bénéfice par action, aura un ratio de x 12. Ce qui alimente le débat sur la valeur du ratio prix/bénéfices par action c’est que la même action peut paraître bon marché ou dispendieuse, selon la façon dont on interprète le ratio. Un ratio prix/BPA élevé peut signifier que l’action est soit surévaluée ou que l’entreprise est appelée à connaître une croissance élevée. Un ratio prix/BPA bas pourra signifier soit que l’entreprise constitue une bonne occasion d’achat à long terme ou que l’entreprise est appelée à connaître des difficultés dans le futur.

Dans ce ratio, ce qui est difficile à déterminer, c’est bien sûr la composante "bénéfices à venir". Certains investisseurs préfèrent en effet s’appuyer sur les prévisions faites par les analystes sur bénéfices à venir au cours des 12 prochains mois. La difficulté c’est que ces analystes sont souvent dans l’erreur, comme ils l’ont été récemment avec les titres financiers. Personne ne possède une parfaite boule de cristal dans ce type de prévisions.

Les investisseurs qui chercheront une plus grande fiabilité avec ce ratio préféreront s'en tenir aux bénéfices des 12 derniers mois. Le désavantage de cette approche, c’est qu’elle met l’accent sur le passé, alors que les marchés s’intéressent davantage à l’avenir.

Dans un cas, comme dans l’autre, l’investisseur doit donc déterminer jusqu’à quel point l’élément « bénéfices » du ratio est digne de confiance. Jusqu’à l’an dernier, les marchés s’attendaient toujours à de solides bénéfices de la part des institutions financières, peu d’investisseurs et d'analystes se doutaient de la fragilité de ces bénéfices.

Le ratio prix/bénéfices par action pour l’ensemble du S&P 500 au cours des douze derniers mois serait de X 16.4 selon Thomson Reuters. Le ratio prix/bénéfices par action pour les prévisions des douze prochains mois se situerait à X 12.2. La moyenne du ratio est de X 15.8 depuis 1935, mais était nettement plus élevée depuis 25 ans où le ratio s’est maintenu au dessus des X 20. Le ratio des douze derniers mois est donc moyen d’un point de vue historique, alors que celui des prévisions des douze prochains mois (X 12.2) serait nettement bon marché, bien sûr si ces prévisions se concrétisent…

Avant de sauter aux conclusions et de dire que c’est un marché d’aubaines, il faut donc s’attarder à la faisabilité des prévisions avancées. Les analystes prévoient une chute de 17.1% des bénéfices au second trimestre, suivi d’un rebond de 12.7% au troisième, d’une forte augmentation de 61.5% au quatrième et d’une croissance additionnelle de 30% au cours du premier semestre de 2009. Ces prévisions s’appuient sur une remontée importante des bénéfices des titres financiers, elles comportent donc un élément important d’incertitude qui diminue leur fiabilité.

Peut-on se fier au ratio prix/bénéfices par action prévus au cours des douze prochains mois pour investir maintenant? Ce ratio est un bon guide pour l’investisseur qui investie pour le long terme. L’histoire a démontré que les périodes où le ratio descendait en dessous de sa moyenne historique étaient propices à des investissements qui généraient éventuellement de bons rendements pour l’investisseur.

À court terme, ces rendements sont moins sûr, le marché pourrait continuer à connaître des temps difficiles pour encore un an, voir dix-huit mois, mais si vous avez un horizon d’au moins trois ans, c’est une excellente période pour acheter. Pour le court terme, la fiabilité des prévisions n’est pas assurée et elles pourraient s’avérer nettement trop optimistes et entraîner des mouvements spectaculaires dans le cours des actions. Pour l’investisseur qui a les nerfs solides pour passer à travers cette période et un horizon à long terme, le niveau actuel du ratio prix/bénéfices par action pourrait être un signal que c’est le bon temps d’investir.

Aricle de Business Week, cliquez ici : Are P-E's Past Their Prime?
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lundi 21 juillet 2008

Le baril de pétrole à $120 d'ici la fin de la semaine?

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Le coût du baril de pétrole a à peine augmenté aujourd'hui(+1.6% à $131.04), malgré une déclaration menaçante de Condoleezza Rice à l'endroit de l'Iran et l'approche de la tempête Dolly vers les raffineries du Texas. Il y a quelques semaines, au milieu de l'hystérie de la bulle pétrolière, le cours aurait rebondi de $5 dollars ou plus, suite à de telles nouvelles. Selon ma modeste opinion, cette faible réaction confirme que les spéculateurs sont de plus en plus nombreux à percevoir une baisse de la demande au cours des prochains mois (par exemple, du côté de la Chine où la croissance ralentie son rythme) et vont continuer à réduire leurs positions.

Je vais y aller d'une double prédiction: d'ici à la fermeture vendredi, le coût du baril de pétrole va toucher les $120 et l'indice Dow Jones va atteindre les 12000 points. Ceci étant dit, je vous rappelle que c'est moi, modeste petit investisseur en vacances à Montréal qui affirme ça, pas Warren Buffett.
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vendredi 18 juillet 2008

En prenant un café ensemble

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Ce que vous pouvez lire sur ce blog ne sont que des commentaires sans prétention sur le marché boursier et les entreprises. Je ne suis pas un expert, je ne suis qu'un simple investisseur qui essaie de s'y retrouver dans cet univers complexe et en perpétuel mouvement.

Je sais que certains d'entre vous sont des lecteurs plus réguliers, d'une certaine façon, je vous considère un peu comme des amis. Mes propos sont donc l'équivalent de ceux que je tiendrais à un ami qui partage avec moi un intérêt pour ce domaine de l'activité humaine. C'est un peu, comme si on prenait un café ensemble et qu'on s'échangeait des réflexions, encore une fois, sans prétention.

Alors, disons, qu'on a décidé d'aller prendre un café et puis, après avoir jasé de choses et d'autres, on se disait : "Qu'est-ce qui arrive avec la bourse, c'est assez rock and roll depuis quelques mois...". Et puis là, on y irait de savants pronostics... ça va remonter bientôt... ça va descendre encore un bout... Bon, là, ce matin, si on prenait un café ensemble, je vous dirais que j'ai identifié dix entreprises qui m'apparaissent nettement sous-évaluées et qui pourraient offrir un rendement intéressant à moyen terme. Je ne vais pas expliquer maintenant pourquoi je pense que chacune d'elles offre ce potentiel. Je vous laisse le soin de les regarder de plus près. Peut-être, à notre prochain café, c'est vous qui allez me dire de ne pas toucher à ça, pour telle ou telle raison. Votre point de vue est aussi valable que le mien.

Office Depot, $6.63 (ODP-NYSE)
Motorola $7.41 (MOT-NYSE)
Valero Energy $32.86 (VLO-NYSE)
Nissan Motors $15.66 (NSANY- Nasdaq)
SK Telecom $19.99 (SKM-NYSE)
British Telecom $40.49 (BT-NYSE)
Wolseley $5.70 (WOLSY-OTC)
Rhodia $15.85 (RHAYY-OTC)
Best Buy $38.84 (BBY-NYSE)
Rona $11.71 (RON-TSE)
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jeudi 17 juillet 2008

Redressement définitif ou non?

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Je regarde ce qui s'est passé sur les bourses américaines hier et ce qui se passe sur les bourses européennes ce matin (Ireland Bank grimpe de près de 15%...) et je me demande si le creux des grandes banques n'a pas été atteint en début de semaine.

Le scénario que j'avais avancé la semaine dernière se confirme pour l'instant: redressement des actions autour des 11000 points de l'indice Dow Jones, en simultané avec une chute du cours du baril de pétrole artificiellement gonflé par la spéculation...

C'est sûr qu'il doit y avoir beaucoup de short sellers (vendeurs à découvert) qui doivent paniquer en ce moment et contribuer à la remontée des titres. Ça me donne toujours une certaine jouissance de les savoir dans cet état, je n'aime pas cette approche qui contribue à rendre les marchés instables et à créer de la panique. Une approche qui, foncièrement, n'est pas constructive. J'aimerais ça pouvoir leur dire : "Aie! Les petits spéculateurs, the party is over, sortez votre cash et vite!". Bon, je vais être prudent, rien n'est joué, on verra dans les prochains jours...
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mercredi 16 juillet 2008

Il fallait que j'en parle...

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Avant l'ouverture de la session ce matin, j'ai mentionné sept titres financiers qui étaient à un niveau incroyablement bas, où on n'aurait jamais imaginé les voir il y a douze mois. Ces titres ont connu une très forte remontée aujourd'hui, en moyenne, ils ont augmenté de 17,2 % !!! :

Lehman Brothers (LEH-N) + 26,0 %
Washington Mutual (WM-N) +25,5 %
National City (NCC-N) + 22,2%
Citygroup (C-N) + 13,1%
American International Group (AIG-N) + 12,8 %
AmeriCredit Corporation (ACF-N) + 12,2 %
Barclays Bank (BCS-N) + 8,5%

Le plus frustrant, c'est que j'ai regardé passer le train, n'ayant pas de liquidité à ma disposition...
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Des éclopés, partout sur le sol

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Ces jours-ci, je n'ose allez voir le bilan de mon portefeuille boursier, il y a des victimes partout qui jonchent le sol, déprimant...

Je viens de le faire malgré tout et je vois des reculs incroyables sur certains titres, des titres qui me semblaient des aubaines quand je les ai achetés et qui ont pris toute une débarque depuis, des niveaux impensables il y a à peine douze mois : des titres financiers en particulier, comme Washington Mutual (WM-N) à $3.61, National City (NCC-N) à $3.60, Citygroup (C-N) à $14,56, Lehman Brothers (LEH-N) à $13.22, American International Group (AIG-N) à $20.64, AmeriCredit Corporation (ACF-N) à $6.74, Barclays Bank (BCS-N) à $19.80 et j'en passe...

De quoi me faire douter de mes capacités d'investisseur, il faut dire que je ne suis pas le seul à s'être planté royalement depuis un an, si ça peut me consoler... Et puis l'on dit que c'est quand le petit investisseur commence à douter de la bourse comme véhicule financier que la situation s'apprête à se redresser. On verra bien...
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dimanche 13 juillet 2008

Ça monte ou ça casse...

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L'indice Dow Jones a glissé sous les 11000 points brièvement vendredi, avant de retourner au dessus à 11100 en fermeture de session. Cette semaine, de nombreuses entreprises vont faire connaître leurs rapports financiers pour le second trimestre de l'année: on pourra ainsi mesurer l'ampleur du ralentissement économique en cours. Demain débute une semaine pivot, les marchés pourraient soit amorcer un redressement ou carrément défoncer des supports qui tiennent depuis l'été 2006.

À suivre.
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mercredi 9 juillet 2008

Les tumultes des marchés ne troublent pas Warren

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N.B. Ceci est une libre traduction d'un texte publié sur Globeinvestor.com la semaine dernière, si vous lisez l'anglais, le lien est à la fin de mon résumé.

L'ex bru de Warren Buffett, Mary Buffett, et David Clark, viennent de publier un livre qui est un cours accéléré sur la méthode d'investissement de l'Oracle d'Omaha: The new Buffettology: The Proven Techniques for Investing Successfully in Changing Markets. Voici les principaux points de cette technique d'investissement:

1. Berkshire Hathaway (l'entreprise que dirige Buffett) n'investie pas dans des actions mais dans des entreprises. Ce que font les marchés ne les intéressent pas, c'est ce que font les entreprises qui les intéressent.

2. Il faut rechercher des entreprises qui possèdent un avantage compétitif durable (l'exemple classique est Coca-Cola) qui premettra à l'entreprise de générer de façon régulière des Retours sur l'avoir des actionnaires (ROE) élevés, idem pour les Retours sur le capital investi (ROC). Cette rentabilité générera des dividendes croissants et/ou des rachats d'actions.

3. N'investir que dans des entreprises que l'on comprend. Warren Buffett n'a jamais investi dans Microsoft, malgré la grande amitié qu'il le lie à Bill Gates, simplement parce qu'il ne comprend pas l'informatique suffisament pour prendre des décisions éclairées.

4. Se demander si la compagnie visée pourrait devenir anachronique dans vingt ans. Est-ce que son produit pourrait être remplacé ou sera toujours utilisé.

5. Warren Buffett préfèrent les compagnies qui vendent la même chose aux mêmes consommateurs de façon répétitive (ex. lames de rasoir, assurance automobile, savons...).

6. Est-ce que la compagnie est dirigée par des gestionnaires qui méritent notre confiance? Quelle utilisation font-ils de l'argent des actionnaires? Est-ce qu'ils investissent de façon à renforcer des avantages que l'entreprise possède ou est-ce qu'ils s'égarent dans des secteurs ou elle ne possède aucun avantage compétitif?

7. Quelle est l'évolution des bénéfices par action (BPA) au cours des dix dernières années. La croissance doit être constante et plus forte que celle de l'inflation. Une année de recul n'est pas tragique, si elle est reliée à un problème qui peut être résolu, et peut constituer une occasion de renforcer sa position.

8. Est-ce que l'entreprise a un solide bilan financier? La dette à long terme ne doit pas dépasser cinq fois la valeur des bénéfices annuels. Cette solidité du bilan permettra de passer à travers les crises conjoncturelles qui pourraient surgir, tôt ou tard.

9. Est-ce que la compagnie peut relever ses prix pour tenir compte de l'inflation (price power).

10. Est-ce que la compagnie doit faire des investissements technologiques constants pour maintenir sa compétitivité. Dans un tel cas, elle est à éviter.

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lundi 7 juillet 2008

La bourse, un casino?

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J'ai fais mes premiers pas à la bourse au printemps 2002, depuis j'essaie de comprendre comment fonctionne cet univers hyper-complexe, mais fascinant. Je ne suis pas obsédé par l'argent, quoiqu'en avoir un peu, peut faciliter l'atteinte du bonheur: c'est le challenge intellectuel qui m'a surtout accroché à la bourse.

Ce que j'ai d'abord découvert et que je ne soupçonnais même pas, c'est qu'il y a deux parties en une: il y a d'abord l'activité qui consiste à évaluer la valeur des entreprises et de leurs actions, la valeur du marché boursier, et puis, il y a le "jeu" qui consiste à miser sur le mouvement, la direction que prendront, au jour le jour, la valeur des actions, des matières premières, des monnaies et autres véhicules financiers. Ce que je constate et je trouve ça un peu décevant, c'est que la deuxième partie, l'analyse des "mouvements" prend de plus en plus le dessus sur l'analyse des entreprises, de la réalité économique. L'accessoire devient en quelque sorte prédominant face à l'objet réel. Le capital est mis au service de ce jeu irrationnel qui a pu produire trois bulles désastreuses en moins de dix ans: bulle technologique, bulle immobilière, bulle des commodités (en particulier, celle du pétrole).

Puisque ceux qui gèrent les grands fonds (ex. les hedge funds) doivent obtenir le rendement maximal pour justifier leurs pharamineuses rémunérations, rien ne les arrêtera. Pour arriver à leurs rendements, toutes les tactiques seront bonnes dans cet énorme casino des produits financiers. On pourra spéculer sans gêne sur la valeur du blé, spéculation qui fera augmenter artificiellement et démesurément son prix, quitte à amener des populations à la famine... On spéculera sur le pétrole, faisant doubler son prix de façon tout aussi irrationnelle en quelques mois, quitte à amener des économies à la récession.

Les grands investisseurs, qu'on pourrait tout aussi bien appeler les "grands spéculateurs", ont beaucoup misé récemment sur l'augmentation du coût des matières premières, en particulier, celui du pétrole. Le hic, c'est que la hausse phénoménale du pétrole n'est pas justifiée par l'augmentation de la demande mondiale, d'autant plus que l'on se dirige vers une récession nord-américaine qui va davantage diminuer cette demande. Je suis persuadé que malgré des discours sur le baril de pétrole qui sera bientôt à $200... ces grands salauds (oups!, excusez-moi) savent très bien que c'est une bulle hyper fragile qui peut éclater très rapidement. Alors, ils sont là, autour de la table des "commodités" au casino des produits financiers, ils continuent à mettre leurs jetons sur la case "pétrole" mais ils commencent à être nerveux, ils n'attendent que l'occasion pour les enlever et se précipiter à la table d'à côté où ils miseront sur le "mouvement" des actions pendant quelques temps. Dieu sait où ils se précipiteront par la suite, seul l'odeur de l'argent vite fait les guidera.

Mon scénario, c'est que la bulle pétrolière donne des signes de cette fragilité aujourd'hui et que lorsque l'on aura atteint le niveau de 11000 points pour l'indice Dow Jones à la table des actions, vous allez voir arriver nos charognards qui en abandonnant la table des "commodités", précipiteront les cours de cette dernière vers le bas et alimenteront une remontée de quelques mois à la table des actions. Bon, je vous rappelle que c'est moi qui affirme tout ça, pas Warren Buffett...
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vendredi 4 juillet 2008

Les erreurs à éviter selon Pat Dorsey: Paniquer quand le marché est bas

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N.B. Ce texte est une libre traduction que j’ai faite d’un extrait du livre de Pat Dorsey : The five rules for successful stock investing. Éditions Morningstar, 2004.

C’est le temps d’acheter des actions quand plus personne ne veut en acheter, pas quand votre coiffeur vante les mérites de la bourse et vous suggère d’investir dans certaines compagnies… Quand vous investissez, il est tentant de chercher l’approbation des autres ou de faire la même chose qu’eux. Mais l’histoire a démontré plusieurs fois, et de façon répétitive, que les actions sont vraiment le placement idéal quand tout le monde veut éviter ce type d’investissement. Pour reprendre les mots de Sir John Templeton : « Lorsque le pessimisme atteint son maximum, c’est le meilleur temps pour acheter ».

L’exemple le plus célèbre de ce fait, s’est produit lorsque le magazine Business Week a affiché une page couverture qui titrait en 1979 : « La mort de l’investissement boursier ». Quelques semaines plus tard débutait un « bull market » qui allait durer dix-huit ans!

Un autre exemple plus récent, le 27 décembre 1999, quand la revue Barron’s sur sa page couverture affichait une photo de Warren Buffett et un titre interrogateur : "Qu'est-ce qui ne va pas Warren?". L’article soulignait l’incapacité de Buffett de s’adapter au nouveau « bull market », marché propulsé par les actions des compagnies technologiques. Au cours des trois années suivantes : le Nasdaq allait perdre 60% de sa valeur, pendant que Berkshire Hathaway, le holding dirigé par Buffett, augmentait de 40%!

Aller à contre courrant demande du courage, mais le courage paie toujours. Vous obtiendrez de meilleurs résultats comme investisseur si vous pensez par vous-même et recherchez des aubaines dans les coins du marché boursier que tous les autres ont délaissés, plutôt que d’acheter la « saveur du mois » des revues financières.
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mercredi 2 juillet 2008

Indice Dow Jones: le retournement à 11000 ou 10000 points?

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Un lecteur de mon blog m'a fait parvenir un commentaire intéressant concernant le creux qu'atteindra l'indice Dow Jones avant de retourner en phase haussière, pour lui, ce seuil n'est pas à 11000 points comme je le prévoyais cette semaine, mais à 10000 points! Ce lecteur (surnom Symbiose) écrit:

"Personnellement je vois le Dow aux alentours des 10k vers septembre. La débâcle se poursuit au niveau du "credit crisis" et de l'habitation. De plus, le prix du pétrole vient mettre la cerise sur le sundae. Comment voulez-vous qu'un pays qui emprunte 1 milliard par jour se sorte de la dèche? Ça va faire mal aux américains et c'est un démocrate qui devra faire la sale job de monter les taxes et de réaliser la défaite des USA en Irak. Ils ont voté 2x pour une idéologie d'imbéciles et ils paieront le prix pour un bon bout de temps. On fait tous des erreurs dans la vie (et à la bourse!!) mais il y a de ces erreurs qui vous hantent longtemps. Pour moi, le retournement du Dow n'est pas pour demain. Ils ont beau imprimer de l'argent mais un moment donné personne ne voudra en prendre possession à commencer par les chinois."

Vision pessimiste? Peut-être plus près de la réalité que la mienne qui anticipe un retournement dès la semaine prochaine, après l'atteinte des 11000 points, peut-être demain. L'indice Dow Jones a perdu plus de 3000 points depuis la mi-octobre, une baisse de plus de 21% en moins de neuf mois... Est-ce que la correction peut aller plus loin, 21% de baisse alors que l'on n'est pas encore officiellement en récession: il me semble que la réaction à la baisse est en ce moment surfaite, ce qui rend les actions de qualité très bon marché. Et puis le prix du pétrole est gonflé aux stéroïdes, il n'a a rien dans l'évolution actuelle de la demande qui justifie la hausse que nous connaissons depuis un an: je crois que le seuil des $150 le baril ne sera pas franchi et qu'au contraire, la bulle s'apprête à éclater. Bon, je vous rappelle que c'est moi qui affirme ça, pas Warren Buffett...

Si on atteint demain le support des 11000 points, niveau d'où le Dow Jones était reparti à la hausse à l'été 2006, pour atteindre par la suite les 14000 points en octobre dernier, la semaine prochaine risque d'être palpitante: soit que l'on assiste à un début de retournement, soit que ce support cède et après, attachez bien vos tuques, l'été sera chaud et long... J'écoutais les émissions d'après séances tantôt à la télé canadienne et américaine et les commentaires étaient sombres: ils portaient tous la marque du "grand mal" qui plane au dessus des marchés, la crise du pétrole. Stay tuned, comme disent les américains: l'histoire se corse la semaine prochaine...
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mardi 1 juillet 2008

Indice Dow Jones: 11500, 11400, 11300, 11200... 11000 bientôt?

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L'indice Dow Jones continue à chuter, il a défoncé le plancher des 11200 points tantôt, à ce rythme il va atteindre le support que j'avais identifié (11000 points) comme point de retournement, avant le congé de la fête nationale américaine. Le baril de pétrole qui a touché les $143 ce matin... Arrive-t-on à un creux pour le Dow Jones et à un sommet pour le pétrole? Un retournement de tendance la semaine prochaine?

Plusieurs entreprises multinationales américaines qui, malgré tout, profitent de la faiblesse du USD au niveau de leurs exportations, pourraient présenter des résultats trimestriels pas si mal et contribuer à ce redressement au cours des prochaines semaines. Par contre, celles qui dépendent exclusivement du marché américain, comme certaines chaînes de magasins, risquent de décevoir par leurs résultats et leurs prévisions et vont goûter à nouveau à la mauvaise humeur des investisseurs.
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