jeudi 26 novembre 2009

Le virus A H1N1 profitera à quels titres?

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Les médias nous bombardent quotidiennement de nouvelles concernant la menace que pose le virus de la grippe A H1N1. Il n'y a pas crise pour l'instant mais l'hiver, propice à sa propagation, n'a pas vraiment débuté au Québec. Quelles sont les entreprises qui pourraient tirer profit à court terme d'une détérioration de la situation?

Il faut se méfier d'investir uniquement dans des entreprises parce qu'une conjoncture exceptionnelle se présente, il faut que votre investissement soit toujours valable quand le printemps reviendra et que la psychose disparaîtra. N'empêche que les deux prochains bilans trimestriels de certaines entreprises risquent de profiter de la crise. Comme on dit couramment: "Le malheur des uns fait le bonheur des autres". Voici des exemples d'entreprises dont les ventes pourraient profiter de la propagation du virus:

Johnson & Johnson (JNJ-NYSE, $63.30): la puissante pharmaceutique américaine fabrique les produits désinfectants de marque Purell qui sont de plus en plus omniprésents dans nos maisons, entreprises et institutions. La marque s'impose comme étant la référence dans cette gamme de produits. L'entreprise fabrique également des masques anti-bactériens.

GlaxoSmithKline (GSK-NYSE, $42.88), Novartis (NVS-NYSE, $55.78), Sanofi Aventis (SNY-NYSE, $39.46), Baxter International Inc (BAX-NYSE, $54.91): des pharmaceutiques qui fabriquent les vaccins.

Roche Holding Ltd (RHHB.Y-OTC, $42.30): dont les laboratoires fabriquent l'antiviral Tamiflu.

On peut ajouter à cette liste les pharmacies qui risquent d'être des endroits très fréquentés au cours des prochains mois, tels le Groupe Jean-Coutu (PJC.A-TSX, $9.27) au Canada et Walgreen (WAL-NYSE, $39.21) aux États-Unis. Il y a également le petit fabricant de masques anti-bactériens Noveko International (EKO-TSX, $1.88) dont le titre chute bizarrement, malgré des conditions favorables à un de ses produits.

Vous en connaissez d'autres?

Mise en garde: ce n'est que mon point de vue de simple investisseur, à vous d'y regarder de plus près ou à vous adresser à un conseiller financier si ces titres vous intéressent. Les dividendes des titres américains ou de type ADR ont un traitement fiscal différent de ceux des compagnies canadiennes. Il faut s'informer avant d'investir!
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mercredi 25 novembre 2009

Casino boursier

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Certains trouveront que je radote, qu'ils me pardonnent ma xième "montée de lait" concernant ce sujet... Je trouve que la bourse ressemble de plus en plus à un jeu qui n'a rien à voir avec l'investissement comme on l'entendait dans les années soixante, à l'époque où Warren Buffett a développé les assises de Berkshire Hathaway.

Dans ce jeu, ce sont les plus gros joueurs qui contrôlent (i.e. hedge funds et autres grands fonds d'investissement), déplaçant massivement leurs jetons, rapidement, à la moindre nouvelle qui annonce un mouvement technique significatif du cours d'une entreprise, accentuant du même coup ce mouvement bien au delà de l'impact que devrait avoir la nouvelle en question.

Ces grands joueurs se promènent d'une entreprise à une autre, d'un secteur à l'autre, d'une monnaie à l'autre ou d'un type d'actifs à un autre pour grignoter au passage un profit et refaire rapidement la mise ailleurs. Ce faisant, ils accentuent les descentes et les remontées. Pour pouvoir siphonner de la cagnotte boursière quelques points de rendement supplémentaires, ils créent une énorme instabilité dont sera victime tôt ou tard le petit investisseur.

Ces pratiques ont crée quatre bulles catastrophiques au cours de la dernière décennie: la techno, l'immobilière, la financière et la pétrolière. N'en doutez pas, ce système continuera de créer d'autres bulles boursières si les gouvernements n'imposent pas des règles contraignantes à ces joueurs dominants. Regardez la bulle d'or qui est en train de se former, cette montée spectaculaire n'a rien à voir avec la valeur réelle et l'utilité de ce métal, elle est artificielle, tôt ou tard elle éclatera.

Comment pouvons-nous nager parmi ces énormes requins sans nous faire bouffer à la longue? Le petit investisseur qui souhaite un jour vendre ses actions pour payer sa retraite est maintenant à la merci d'un de ces mouvements démesurés. On l'a vu à plusieurs reprises au cours des dernières années, quand on entre dans ce casino, on ne sait pas quelles seront les conditions qu'on nous imposera pour en sortir, le jour où il faudra en sortir.

Je vous promets de ne plus radoter sur ce sujet... au moins jusqu'en 2010!
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mardi 24 novembre 2009

Le calme après la tempête...

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Le S&P 500 semble s'installer pour de bon au dessus des 1,100 points, malgré la reprise "terne" de l'économie qui est prévue par plusieurs pour 2010. Desjardins a publié hier ses prévisions économiques mensuelles, l'institution prévoit une remontée du PIB mondial de 3,4% en 2010, croissance qui s'appuiera d'abord sur les économies en développement (Chine, Inde, Brésil...) qui verraient leur P.I.B. croître de 5,1%, alors que les économies industrialisées ne gagneraient que 1,7%.

Les marchés reflètent depuis quelques mois cette anticipation de reprise économique mondiale modérée: le S&P 500 a ainsi gagné plus de 22% depuis le début de l'année, en dépit de la descente spectaculaire vécue de janvier à la mi-mars. En faits, depuis ce creux de mi-mars, l'indice a gagné 66%! Il y avait donc d'excellents placements à faire au milieu de la tourmente printanière.

Pour ma part, je suis plutôt calme côté investissements de ce temps-ci: je reste sur mes positions, je bouge peu, j'espère que la reprise se concrétisera effectivement au cours des prochains mois, amenant les cours à se consolider, puis à augmenter à un rythme raisonnable.

Je suis d'accord avec les économistes de Desjardins, le salut viendra des économies en développement: ce sont leurs ressources en capitaux (la Chine est bourrée de fric...), leurs besoins en matières premières, en équipements et en produits de consommation qui sortiront l'économie mondiale du bourbier dans lequel l'avidité, l'immoralité et l'irresponsabilité des financiers américains nous auront entraînés.

Du moins, j'espère que ce scénario se concrétisera au cours des prochaines années. Si c'est le cas, j'anticipe une nouvelle bulle boursière qui sera pour moi l'occasion de recentrer mes placements vers mes meilleurs titres et de réduire progressivement mes investissements boursiers avant que cette prochaine bulle n'éclate à son tour. Vous comprendrez que je sois moins actif sur mon blogue, il y a moins à dire maintenant qu'il y a quelques mois à peine.

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mercredi 18 novembre 2009

La fidélité n'est plus à la mode

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Les titres spéculatifs de tout temps ont été caractérisés par des mouvements spectaculaires et prononcés de leur cours. Cette caractéristique est particulièrement accentuée de nos jours, à cause de la place grandissante dans l'investissement qui est maintenant allouée à miser sur le mouvement ou le momentum, plutôt que sur la valeur réelle des entreprises.

Chez les grands investisseurs, les champions de ces techniques opportunistes sont sans contredit les fonds de couverture ou si vous préférez, les hedge funds. Cette tendance prend également de la popularité chez les investisseurs individuels de plus en plus friands de l'analyse technique et des transactions de type aventure d'un soir. La fidélité a de moins en moins la cote. Deux facteurs encouragent maintenant les simples investisseurs à abandonner le buy and hold: la simplicité des transactions en ligne et la baisse spectaculaire des frais de transaction. Plusieurs se disent, pourquoi ne pas prendre un profit rapide en passant, plutôt que de s'accrocher lors des inévitables replis.

Regardez la trajectoire spectaculaire que vient de prendre le titre de Mega Brands (MB-TSX): en quelques séances, le cours est passé de $0.47 à $2.02 lundi, avant de chuter en 48 heures à $0.98... Plusieurs regrettent maintenant de ne pas avoir vendu leurs actions lundi matin. Moi qui suis de la vieille école, il n'était pas question que "je trompe mon nouveau placement" à la première occasion. Suis-je la nouvelle version du cocu parfait? Faut-il maintenant être volage, prendre son profit et déguerpir au plus vite? Le problème avec l'investissement de type "day trading" c'est qu'il est en train de transformer la bourse en casino, ou en un lieu de débauche qui n'a plus rien à voir avec l'investissement. Je me demande si j'y suis à ma place...

En terminant, une citation de Warren Buffett sur le sujet qui m'apparaît à propos:

"We believe that according the name 'investors' to institutions that trade actively is like calling someone who repeatedly engages in one-night stands a 'romantic.' "
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vendredi 13 novembre 2009

À surveiller aujourd'hui: les résultats trimestriels de Mega Brands

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Mega Brands (MB-TSX), le fabricant québécois de jouets, a vu son titre qui se transigeait aux environs de $20 en septembre 2007, toucher les $0.33 en décembre dernier. Tout le monde connaît les nombreux problèmes de l'entreprise qui ont précipité son titre vers le bas: baisse des ventes, niveau d'endettement élevé, acquisition douteuse de Rose Art, démêlées avec ses fournisseurs chinois, jouets défectueux qui ont entraîné des rejets et des poursuites, inventaires élevés et émission de débentures convertibles principales en août 2008...

Plusieurs s'attendaient probablement à ce qu'il y ait une importante restructuration du capital (Chapitre 11) pour éviter la faillite, pour amener ainsi le titre dans la zone des penny stocks. La semaine dernière, l'entreprise semble avoir reçu un peu d'oxygène lorsqu'elle a gagné sa cause contre les anciens propriétaires de Rose Art. Du coup, certains se sont mis à croire qu'elle parviendrait peut-être à se tirer d'affaire sans passer par le chapitre 11, le titre est ainsi passé de $0.47 à $0.85 en quelques jours. Ce matin, avant l'ouverture des marchés, l'entreprise publiera ses résultats trimestriels: cela devrait nous en dire plus long sur l'état du malade et sur ses chances de s'en sortir ou pas...
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mercredi 11 novembre 2009

Dollar canadien: la parité avec la devise américaine imminente?

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Les propos de dirigeants de la FED au cours des derniers jours laissent penser que le taux directeur américain ne sera pas relevé dans un proche avenir du très bas niveau où il se situe actuellement. L'inflation semble relativement sous contrôle et l'économie américaine a toujours besoin de ce stimulus pour relancer l'emploi.

Un impact prévisible de cette orientation de la FED: un dollar américain qui continue sa chute face aux principales devises. Le dollar canadien pourrait ainsi atteindre la parité avec la devise américaine d'ici la fin de l'année. Du même souffle, il est probable que le prix du baril de pétrole se dirigera vers les $100 d'ici quelques mois. Finalement, le marché des actions profitera probablement de cet affaiblissement de la devise américaine au cours des prochaines semaines.

Si l'on s'intéresse aux actions américaines, ça se complique un peu: ce que l'on pourrait gagner d'un côté sur la montée de leurs cours, pourrait être perdu de l'autre côté par la chute de la valeur de la devise américaine dans laquelle elles se transigent.
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mercredi 4 novembre 2009

Investir dans Berkshire Hathaway: bonne ou mauvaise idée?

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L'action de catégorie A de Berkshire Hathaway (BRK.A-NYSE), le holding que dirige Warren Buffett depuis 1962, vaut aujourd'hui $100,180 l'unité. Pas vraiment abordable pour le commun des mortels... L'action de catégorie B (BRK.B-NYSE) vaut quant à elle $3,350, nettement plus accessible mais ça demeure dispendieux pour celui qui aimerait s'en procurer une dizaine... Le conseil d'administration de la vénérable institution vient cependant d'approuver une division d'actions (split) de 50 pour 1 pour l'action de catégorie B qui la rendra définitivement plus abordable: au cours de fermeture d'hier, cela aurait signifié un prix de $67 l'unité.

Est-ce que ce titre deviendra ainsi une bonne occasion de placement pour le simple investisseur comme vous et moi? Je n'en suis pas sûr. J'ai la plus grande admiration pour Warren Buffett, le plus grand investisseur de tous les temps, mais on ne peut oublier que l'Oracle d'Omaha aura 80 ans en août prochain. Et Berkshire Hathaway c'est d'abord et avant tout la sagesse et le génie de Warren Buffett. Quand il ne sera plus là, que deviendra Berkshire?

Qu'en pensez-vous?

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jeudi 29 octobre 2009

Inquiétudes réelles et futile correction des marchés...

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Après la remontée fulgurante des marchés depuis la mi-mars, remontée qui a même traversé la période de recul estival habituel, un correction à la baisse des marchés était prévisible et quasi inévitable. C'est ce qui se produit depuis une semaine: le S&P 500 a régressé de 5% en cinq séances. Ce recul de l'indice est modeste en comparaison de celui qu'a subi les titres de seconde catégorie, toute cette catégorie d'entreprises éclopées qui depuis quelques mois avaient effectué un rattrapage spectaculaire, après avoir été mis au plancher lors de la crise des subprimes. Certains d'entre eux ont reculé de 10 à 20% au cours de la dernière semaine: les prises de profits ont été massives sur ces titres volatiles.

J'ai déjà décrit ce que je percevais être les trois catégories de titres: Des milliers de titres, trois catégories. Mon portefeuille est fortement dominé par ces titres de deuxième catégorie: ces entreprises qui ont des actifs non négligeables mais dont le dossier est loin d'être impeccable. Je les achetais au moment où je pensais que la punition des marchés était excessive et qu'ils devenaient ainsi des "aubaines". Mon portefeuille pourrait, en quelque sorte, être un indice boursier pour cette catégorie de titres volatiles et fragiles. La performance de l'indice QB a ainsi été nettement supérieure à celle des grands indices au cours des derniers mois mais a subi une spectaculaire descente au cours des dernières séances.

Je vis une contradiction: avec le style de portefeuille que je possède, il faudrait que je n'aie pas peur de vendre certains titres, de retirer des jetons de la table, dès que la correction inévitable prend forme, pour y revenir une fois la tempête passée; j'en suis incapable, je me comporte comme un investisseur d'entreprises de première catégorie, de type "buy and hold". Je fige et je regarde passivement la tornade s'approcher de moi, en me disant que bientôt le soleil reviendra.

Est-ce une brève tempête ou en a-t-on pour quelque temps encore? Les résultats récents de plusieurs grandes entreprises ont surpassé les attentes des analystes, ce qui devrait être positif pour les marchés. Je m'inquiète cependant de l'impact éventuel de deux évènements majeurs de l'actualité mondiale: la pandémie possible de la grippe A H1N1 et la détérioration de la situation au Pakistan et en Afghanistan où les extrémistes intégristes semblent reprendre le dessus. En faits, ces deux évènements devraient nous inquiéter bien davantage que les mouvements inévitables et un peu futiles des marchés, car ils risquent d'avoir un impact réel sur nos vies.
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jeudi 22 octobre 2009

Les leçons de l'investisseur: Le temps est le plus coûteux des frais de transaction

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Le temps est une denrée rare, la plus précieuse, la seule que nous ne pouvons acheter.

Dans les frais associés à l’achat d’actions, il faut inclure le temps de recherche et d’analyse que l’on y met. Dénicher une entreprise dont les actions méritent d’être achetées exige des heures de travail : on doit se taper la lecture de ses états financiers et de ceux de ses compétiteurs, lire son plus récent rapport annuel, prendre connaissance des articles, analyses et commentaires qui traitent de cette entreprise, visualiser des chartes techniques pour identifier le point d’entrée favorable…

Tout ça gobe beaucoup de temps et votre temps a une valeur. Celui que vous accordez à rechercher un investissement de qualité ne sera pas utilisé pour une autre tâche, un loisir, une activité familiale… Il faut donc laisser à cet achat qui est le fruit de ces heures de besogne, le temps de faire ses preuves. Ne serait-ce que pour justifier ce temps de recherche et d’analyse que vous y avez consacré. Vendre les actions d’une entreprise sur un coup de tête, par impatience, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, alors que l’on a consacré des dizaines d’heures à repérer cette entreprise et à l’analyser, équivaut à jeter son temps par la fenêtre, à ne lui accorder aucune valeur.

Quand vous vendez rapidement les actions d’une entreprise, avant qu'elle n'aie eu la chance de développer son plein potentiel et d'atteindre sa pleine valeur: vous envoyez ce temps investi dans la poubelle. Mais en plus, puisqu’il faudra la remplacer cette entreprise dans votre portefeuille, vous devrez à nouveau dépenser du temps à repérer et à analyser celle qui viendra prendre sa place. Que de précieux temps gaspillé!
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mercredi 21 octobre 2009

La sagesse n'attend pas le nombre des années...

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Suggestion d'un blogue boursier québécois fort intéressant: Journal financier d'un "Y". Blogue d'un jeune investisseur, Pierre-Olivier Langevin, qui nous livre ses points de vue et réflexions sur l'investissement. Moi qui suis à l'occasion un investisseur improvisé et impulsif, j'admire la discipline intellectuelle de ce jeune blogueur qui démontre que la sagesse n'attend pas parfois le nombre des années.

Je ne saurais, encore une fois, trop vous recommander les blogues de deux autres investisseurs québécois dont les textes sont toujours percutants et très bien écrits: Dans la ligne de tir de Dominique Lamy et L'entrepreneur boursier de Philippe Rancourt.

Bravo à ces trois investisseurs autonomes pour leur contribution à la blogosphère financière!
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mardi 20 octobre 2009

Pardonnez-moi mon père...

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Ce qu'il y a de bien à avoir son blogue personnel sur la bourse, c'est que l'on peut partager ses bons coups et ses erreurs lorsqu'on en commet. Il est particulièrement frustrant de commettre des erreurs de base après plusieurs années d'investissement, simplement par distraction, par manque d'attention. Avec mon blogue, je peux faire mon mea culpa, avouer la faute et me dire que ma bévue pourra peut-être servir à quelqu'un d'autre. Alors je passe au confessionnal...

La semaine dernière quand le titre de Garda World (GW-TSX) a atteint le $9.00, j'ai décidé spontanément, sans faire la moindre analyse technique, qu'il était temps que je réduise de 20% le nombre d'actions que je possédais de cette entreprise. Le cours du titre avait beaucoup augmenté depuis quelques semaines, je me suis donc dit que l'occasion était belle de retirer une partie de mes billes et de remettre la somme sur une compagnie américaine que je lorgnais depuis quelque temps. Mal m'en pris, le titre de Garda World a continué sa puissante montée dans les jours suivants et se retrouve maintenant à $11.55. Cette erreur de "timing" aurait pu, pourtant, facilement être évitée en faisant une petite analyse technique qui m'aurait demandé cinq minutes.

Comme adepte de l'analyse fondamentale, je suis un peu dédaigneux de l'analyse technique, je regarde de haut ces apprentis-sorciers qui prétendent pouvoir prédire la direction des titres en analysant les mouvements quotidiens de leurs cours. J'ai pourtant assisté en juin dernier à une présentation de M. Charles Langford, professeur à l'UQAM, qui m'avait permis d'acquérir les connaissance minimales nécessaires pour éviter ce type de gaffe (voir: Virage technique). La technique proposée par M. Langford est pourtant fort simple: lorsque le tracé de la moyenne mobile des 7 derniers jours croise celui de la moyenne mobile des 28 derniers jours vers le haut, c'est un signal d'achat, lorsqu'il le croise vers le bas c'est un signal de vente. Ce n'est pas infaillible, ce n'est qu'une vérification technique élémentaire, mais ça donne une idée de la tendance.

Dans le cas de Garda World, le petit graphique ci-dessous était pourtant évident, il n'y avait aucun signal de vente le 13 octobre, la moyenne mobile sept jours (ligne brune) étant encore très loin de la moyenne mobile 28 jours (ligne bleue). Il n'y avait pour l'instant, pas l'ombre d'un signal de vente. Erreur de base, d'un fondamentaliste qui oublie trop souvent de faire une petite analyse technique minimale avant de peser sur le bouton "vente".

Au moins, ce n'était que 20% de mes actions sur ce titre: péché véniel. Voilà, ma confession est faite: pardonnez-moi mon père...

Mise en garde: ce n'est que mon point de vue de simple investisseur, à vous d'y regarder de plus près ou à vous adresser à un conseiller financier si ces titres vous intéressent. Les dividendes des titres américains ou de type ADR ont un traitement fiscal différent de ceux des compagnies canadiennes. Il faut s'informer avant d'investir!

vendredi 16 octobre 2009

En prenant un café ensemble

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Ce que vous pouvez lire sur ce blog ne sont que des commentaires sans prétention sur les marchés boursiers et les entreprises. Je ne suis pas un expert, je ne suis qu'un simple investisseur comme vous qui essaie de s'y retrouver dans cet univers complexe et en perpétuel mouvement.

Je sais que certains d'entre vous sont des lecteurs plus réguliers, d'une certaine façon, je vous considère un peu comme des amis. Mes propos sont donc l'équivalent de ceux que je tiendrais à un ami qui partage avec moi un intérêt pour ce domaine de l'activité humaine. C'est un peu comme si on prenait un café ensemble et qu'on s'échangeait des réflexions, encore une fois, sans prétention. Votre opinion vaut la mienne.

Puisque les marchés ont beaucoup progressé depuis la mi-mars, il est de plus en plus difficile de trouver des aubaines, des entreprises encore sous-évaluées. Le niveau de risque devient également plus élevé: pour plusieurs des titres suivants, il y a du pour et du contre. Sur le marché canadien, avec la hausse de la valeur du huard, les titres se font plus rares sur mon radar. En contrepartie, plus le dollar canadien monte, moins les titres sont dispendieux pour nous sur le marché américain.

Voici des titres qui attirent encore mon intention:

Marché canadien:
Groupe Jean Coutu (PJC.A) - $9.26

Marché US:
Masco Corporation (MAS-NYSE) - $13.73
Sprint Nextel Corp (S-NYSE) - $3.51
Regions Financial Corp (RF-NYSE) - $6.08
Maztec (MTZ-NYSE) - $11.84
Mirant (MIR-NYSE) - $16.46
Supervalu (SVU-NYSE) - $16.20
Xerox Corporation (XRX-NYSE) - $7.69
Valero Energy Corp (VLO-NYSE) - $20.15

Marché européen:
Wolseley PLC (WOSCY-OTC) - $2.45
ArcelorMittal (MT-NYSE) - $40.94

Marché asiatique:
Siliconware Precision Industries Co (SPIL-NYSE) - $7.69
Satyam Computer Services Ltd (SAY-NYSE) - $6.52

Mise en garde: ce n'est que mon point de vue de simple investisseur, à vous d'y regarder de plus près ou à vous adresser à un conseiller financier si ces titres vous intéressent. Les dividendes des titres américains ou de type ADR ont un traitement fiscal différent de ceux des compagnies canadiennes. Il faut s'informer avant d'investir!
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jeudi 8 octobre 2009

Site offrant des statistiques détaillées et un outil de triage intéressant: MSN Money

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Une fois par mois environ, je publie une chronique intitulée En prenant un café ensemble, j'identifie alors les titres qui m'apparaissent être intéressants pour l'investisseur autonome. Cette semaine, je devrais publier cette chronique, je dois avouer qu'avec la remontée spectaculaire des marchés depuis la mi-mars, j'ai de plus en plus de difficulté à identifier des "aubaines".

Les écarts entre les cours des titres et la valeur réelle des entreprises sont de plus en plus minces: plusieurs titres devraient continuer leur remontée au cours des prochains mois mais de façon nettement moins rapide, la période de rattrapage accélérée me semble tirer à sa fin.

Dans cet exercice de recherche de trésors oubliés, j'ai redécouvert un site qui offre à l'investisseur autonome des outils pratiques pour fouiller parmi les milliers de titres disponibles: MSN Money, plus spécifiquement sa section Investing. Ce site est particulièrement utile pour le triage des titres américains, il permet de donner une première évaluation de leur qualité. J'apprécie comment les informations financières sont présentées pour chacune des entreprises, avec entre autres des données pour l'ensemble de la dernière décennie: financial results/statements/10 Year Summary.

Autre aspect intéressant, la cote attribuée à chaque titre en fonction du cumul de différentes variables: StockScouter (pointage de 1 à 10). Il est possible également d'avoir une liste de toutes les entreprises par pointages accordés (ex. les 10/10). Il ne faut pas utiliser ce pointage de façon mécanique, ce système statistique peut être trompeur, il faut aller par la suite plus loin que les chiffres et chercher des éléments qualitatifs, mais ça permet tout de même d'identifier des entreprises qui à première vue sont dans un bon état statistique et qui méritent ainsi d'être analysées davantage.

La version canadienne de MSN Money n'offre pas le StockScouter mais n'est pas sans intérêt pour autant, en particulier pour ce qui est de la présentation des résultats financiers pour les dix dernières années (financial results/statements/10 Year Summary), qui donne une vision intéressante des performances passées de l'entreprise et de leur stabilité au fil des ans.
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mercredi 7 octobre 2009

Produits électroniques: désuétude rapide et baisse inévitable des prix

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La société Amazon.com (AMZN-Nasdaq) annonce ce matin qu'elle baisse le prix de son lecteur de livres électronique Kindle de $299 à $259. Cela met en évidence, une fois de plus, la faible capacité d'imposer le prix au consommateur (pricing power) des fabricants de produits électroniques.

D'un côté, ces fabricants sont confrontés au phénomène de désuétude technologique rapide qui caractérise les produits de ce secteur, ce qui les oblige à investir constamment des sommes importantes pour les renouveler et contrer ceux de la compétition. De l'autre, ils doivent faire face à une multitude de joueurs dans ce secteur, fruits du boom boursier technos des années 90 qui, en donnant accès aux milliards de capitaux des investisseurs, a fait naître des centaines d'entreprises technologiques qui rivalisent aujourd'hui pour les mêmes marchés.

Le Kindle doit ainsi livrer bataille au e-Reader de Sony, au Cybook de Bookeen et à des prochaines versions de Apple et des chaînes de librairie Barnes & Noble (BKS-NYSE) et Indigo... Si, comme consommateurs, ce type de produits vous intéressent, j'attendrais un peu: d'ici un an, je ne serais pas surpris de retrouver des liseuses électroniques à bien meilleur marché et avec des caractéristiques nettement supérieures.

C'est cette tendance économique implacable qui rend, selon moi, les titres des compagnies technologiques fragiles et en font souvent de piètres investissements: on n'a qu'à penser à la compagnie Sandisk (SNDK-Nasdaq) qui a vu le prix de ses cartes mémoires chuter considérablement, tout comme celui de son titre au cours des dernières années.

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Mise en garde: ce n'est que mon point de vue de simple investisseur et non une recommandation d'achat ou de vente, à vous d'y regarder de plus près, ou à vous adresser à un conseiller financier, si ces titres vous intéressent.

samedi 3 octobre 2009

Investir dans la croissance de l'économie brésilienne?

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En octroyant les jeux olympiques de 2016 à Rio de Janeiro, le Comité international olympique (CIO) a confirmé d'une certaine façon ce qui est de plus en plus une évidence: le Brésil est en train de devenir un des plus puissants pôles économiques de la planète. Est-ce que cela se traduit par des opportunités d'investissements? Plusieurs grandes entreprises brésiliennes sont inscrites à la bourse de New York sous forme d'ADR (American Depositary Receipts) et donc accessibles à l'investisseur autonome. Vous pouvez consulter la liste de ces entreprises en utilisant le lien suivant: The Bank of New York Mellon - DR Directory.

Les titres brésiliens que j'ai acquis depuis quelques années m'ont tous donné un rendement satisfaisant. J'hésiterais cependant à investir présentement dans ce marché, malgré la forte croissance de l'économie brésilienne. Les cours des titres brésiliens ont remonté de façon spectaculaire depuis leur creux de la mi-mars: certains ont doublé, ou triplé, ou même augmenté davantage. Il me semble que la croissance anticipée est maintenant incluse amplement dans le cours des actions, les titres m'apparaissent pour la plupart trop dispendieux à leurs cours actuels.

Comme la plupart des bourses sud-américaines, la Bovespa est sujette à d'importantes fluctuations au fil des ans, elle est très sensible à l'environnement géo-politique: vous êtes ici en territoire de grande volatilité et à risques plus élevés. Un seul titre me semble encore attrayant parce que son cours a été pénalisé par la conjoncture difficile de l'aéronautique au cours des derniers mois: Embraer (ERJ-NYSE, $22.57). Dans une perspective de moyen terme, le titre de ce fabricant d'avions régionaux pourrait bénéficier de la reprise que devrait connaître ce secteur dans une quinzaine de mois.

Pour le reste, j'attendrais un repli important avant de songer à investir dans les titres brésiliens. Partagez-vous mon point de vue ou voyez-vous des opportunités qui m'échappent?

Mise en garde: ce n'est que mon point de vue de simple investisseur et non une recommandation d'achat ou de vente, à vous d'y regarder de plus près, ou à vous adresser à un conseiller financier, si ce titre vous intéresse. Les dividendes des titres américains ou de type ADR ont un traitement fiscal différent de ceux des compagnies canadiennes. Il faut s'informer avant d'investir!
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vendredi 2 octobre 2009

Que nous réserve le dernier trimestre de 2009?

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Les économistes prévoyaient un recul de 167000 emplois aux États-Unis pour le mois de septembre, les chiffres viennent de sortir, ils sont un peu décevants à première vue: les pertes sont de 263000 emplois, plus élevées que les prévisions et plus nombreuses qu'au mois d'août. Le taux de chômage s'élève maintenant à 9,8%.

La reprise au niveau de l'emploi traîne toujours derrière la reprise de l'activité économique: les entreprises, même lorsque leur carnet de commandes s'améliore, sont hésitantes à embaucher avant d'avoir des signes plus définitifs que le pire est passé. De toute évidence, la remontée se fera en dents de scie, ce qui ajoutera à l'incertitude des investisseurs. Si l'on se fie aux cours en pré-ouverture des marchés, les investisseurs n'ont pas apprécié les chiffres de ce matin et les marchés connaîtront une autre journée négative.

Il ne faut cependant pas paniquer, à compter de la semaine prochaine commenceront à être publiés les résultats financiers des entreprises pour le troisième trimestre de l'année: peut-être pourrons-nous trouver là des indices que malgré les apparences, des signes d'amélioration sont perceptibles. Si c'était les cas, je crois que le dernier trimestre pourrait être positif malgré un pénible départ et mener l'indice Dow Jones à 10000 points et le S&P 500 au dessus des 1100 points d'ici 2010. Ce n'est que mon point de vue de simple investisseur, l'avenir nous dira s'il y aura ou non, un ressac réel des marchés boursiers d'ici la fin de l'année.
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jeudi 1 octobre 2009

Cisco Systems achète Tandberg: plus ça change, plus c'est pareil...

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Le plus grand fabricant d'équipements de télécommunication au monde, Cisco Systems (CSCO-Nasdaq, $23.52), a annoncé ce matin qu'il faisait l'acquisition pour la somme de 3 milliards de USD (2,06 milliards d’euros) de la société norvégienne Tandberg, spécialisée dans les systèmes de communications vidéos. Déjà, certains s'attendent à ce qu'une offre d'achat soit déposée par une autre entreprise, ce qui forcerait Cisco à relever son coût d'acquisition.

Avec Cisco, plus ça change, plus c'est pareil: l'entreprise profite de sa position dominante et de son solide bilan financier pour bouffer régulièrement des entreprises et élargir sa position dans le secteur des équipements de télécommunication. Voir ici: la liste des acquisitions de Cisco Systems depuis 2000.

Cette stratégie d'acquisitions systématiques peut sembler intéressante pour les actionnaires, ne permet-elle pas à Cisco de consolider sa domination? Mais est-elle vraiment profitable pour le simple actionnaire? Constatez: le titre se retrouve aujourd'hui pratiquement au même niveau qu'au printemps 2001, alors qu'il venait pourtant de descendre de son nuage ($80) où l'avait fait monter la bulle technologique à l'arrivée du millénaire. Donc, si vous avez investie dans Cisco au début 2001, malgré la solide rentabilité de l'entreprise, non seulement la valeur de vos actions n'a pas progressée, mais on ne vous a pas payé depuis le moindre sous de dividende!

Voyez-vous, Cisco Systems c'est le power trip de dirigeants pour qui l'intérêt de l'actionnaire n'existe pas vraiment. Alors que les gestionnaires de l'entreprise et les membres du conseil d'administration se gavent généreusement tant au niveau de la rémunération que des stock options, jamais ils n'ont envisagé un instant de retourner un dividende aux actionnaires à partir des généreux bénéfices accumulés au fil des ans. Après s'être gavés, ils préfèrent dilapider les bénéfices dans des acquisitions coûteuses et parfois douteuses qui élargissent les tentacules de l'empire et donnent l'impression d'une stratégie d'entreprise cohérente. On n'invite cependant jamais l'actionnaire à la table de ce festin perpétuel. C'est la philosophie partagée par de nombreuses entreprises technos sur le Nasdaq: se rémunérer généreusement, grossir à tout prix, et surtout, ne jamais rien retourner aux actionnaires!

Ce type d'entreprises, je les laisse à d'autres...

Mise en garde: ce n'est que mon point de vue de simple investisseur et non une recommandation d'achat ou de vente, à vous d'y regarder de plus près, ou à vous adresser à un conseiller financier, si ce titre vous intéresse.
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mercredi 30 septembre 2009

Les rêves irréalistes des titres conceptuels

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Vous connaissez l'expression titres conceptuels? Ce sont les titres de ces sociétés qui, dans des secteurs tels la biotechnologie ou les mines, sont des projets en devenir... Ces entreprises n'ont pas de revenus significatifs, pas de production prévue avant longtemps et pas de financement récurent, elles vivent de la somme générée lors de l'émission initiale de leurs actions. Lorsque vous achetez ces titres, vous achetez l'espoir qu'un médicament prometteur sortira de leurs laboratoires ou que leurs recherches géologiques révéleront d'importantes ressources minières. C'est ce que j'appelle, la loto-investissement.

Beaucoup d'investisseurs autonomes qui s'aventurent du côté de ces titres conceptuels ne s'arrêtent pas à un petit détail, pourtant très important: le nombre d'actions en circulation. Ils achètent sans savoir en combien de petits morceaux sera divisé cet éventuel trésor que ces entreprises promettent de trouver un jour. Certaines de ces entreprises, avant même d'avoir généré le moindre revenu significatif, et encore moins, le moindre profit, peuvent avoir déjà émis 50, 100 ou 200 millions d'actions!

J'invite l'investisseur autonome tenté par ces placements spéculatifs à faire un petit calcul: essayer d'évaluer le volume de revenus éventuels que devra générer l'entreprise pour que le ratio prix de l'action/revenu annuel par action soit de 1.0, c'est-à-dire que pour chaque action, l'entreprise devra parvenir à générer une vente équivalente au coût de cette action. Par exemple, un titre qui se vend $1 l'action et où l'on compte 200 millions d'actions en circulation, devra générer un revenu annuel de 200 millions de dollars pour atteindre ce ratio.

Ce n'est que le point de départ, si l'entreprise atteint éventuellement ce très raisonnable ratio prix de l'action/revenu annuel par action de 1.0, cela ne signifie pas pour autant qu'elle devient un placement rentable: selon moi, pour l'être, il faudrait qu'elle génère également un bénéfice net par action d'au moins 10%, étant donné le niveau de risque associé à ce type investissement. Faites le calcul et vous verrez que souvent certains rêves des titres conceptuels sont totalement irréalistes!
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mardi 29 septembre 2009

Critique d'une autocritique

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Comme investisseur autonome, j'ai parfois tendance à me livrer à des autocritiques sévères, suite à une décision d'achat. Si le titre nouvellement acquis se met à chuter dans les jours qui suivent, je doute parfois rapidement de la justesse de ma décision.

Pourtant, il ne faut jamais juger de la qualité de nos transactions avant de leur avoir laissé le temps nécessaire à une juste évaluation. Le bottom fishing est un sport particulièrement difficile de nos jours dans ces marchés hautement volatiles. Il nous arrivera immanquablement de regretter le moment d'achat d'un titre qui descendra beaucoup dans les jours et les semaines qui suivront. De là à conclure que nous avons commis une erreur, est souvent prématuré.

Le 27 juin 2008, je me livrais à une sévère autocritique, suite à deux acquisitions qui avaient chuté rapidement dans les jours suivants: Ah le con! Bien que la somme investie était très modeste, la performance des deux titres suite à leur achat, m'avait fait douter de mon jugement d'investisseur. La première de ces deux acquisitions, Georgia Gulf Corporation (GGC-NYSE), ne s'est pas révélé jusqu'à date, être l'achat du siècle: en tenant compte que l'entreprise a fait une consolidation d'actions de 25/1 récemment, l'action a perdu 70% de sa valeur depuis la transaction. Cependant, la seconde de ces deux acquisitions a largement compensé pour la première: Radian Group (RDN-NYSE) achetée à $1.84 l'action, a terminé la session d'hier à $11.79, une augmentation de 540% en un peu plus d'un an!

La morale de cette histoire: ne lancez pas la serviette trop rapidement, ne vous jugez pas trop durement suite à une transaction qui semble avoir mal tourné, il faut laisser le temps au temps de faire son oeuvre. Ce qui vous apparaît être une gaffe aujourd'hui pourrait s'avérer être un de vos plus beaux investissements demain.
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vendredi 25 septembre 2009

Zenn Motors: pertinence de la nouvelle stratégie?

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Zenn Motors (ZNN-TSX) semble avoir renoncé à produire entièrement son propre véhicule électrique grande vitesse, pour devenir un simple fournisseur des grands fabricants (OEM - original equipment manufacturer) comme General Motors qui produira sa Volt dès l'an prochain. Cette nouvelle stratégie sera centrée sur la fourniture de trains de transmission électriques (electric drive train).

L'importance de son alliance avec le fabricant de batteries EEStor, dont Zenn Motors possède 10% des actions, devient ainsi déterminante pour sa rentabilité. Zenn détient une entente pour l'accès prioritaire à une batterie de EEStor qui offrirait des performances exceptionnelles: dix fois le volume d'énergie des batteries plomb-acide, à un dixième du poids et la moitié du prix et avec une capacité de déplacement de 400 kilomètres après une charge de cinq minutes! Presque trop beau pour y croire: tout cela reste à être démontré officiellement par EEStor. Un sain scepticisme est de mise d'ici là...

Cette nouvelle stratégie de Zenn est peut-être plus réaliste: combattre les grands de l'automobile sur le terrain de la fabrication entière d'une voiture électrique était un défi risqué qui aurait nécessité éventuellement d'importants capitaux pour la production de masse et la commercialisation. Cependant, la stratégie retenue rend l'entreprise dépendante à deux niveaux: du côté des grands fabricants pour les commandes et de l'autre, de EEStor pour la fourniture des batteries électriques.

Le p.d.g. se demandait mercredi pourquoi les gens voudraient que Zenn Motors devienne un OEM, pourtant c'était encore sa stratégie tout récemment... C'est tout de même un revirement surprenant. Le scénario original étant remis en question, comment réagiront les actionnaires de Zenn Motors dont je fais partie? Hier la réaction a été plutôt modérée, le titre est resté stable à $5.65. À suivre...


Mise en garde: ce n'est que mon point de vue de simple investisseur et non une recommandation d'achat ou de vente, à vous d'y regarder de plus près, ou à vous adresser à un conseiller financier, si ce titre vous intéresse.
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jeudi 24 septembre 2009

Ah les chiffres!

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Du 1er janvier 1990 au 31 décembre 1999, l'indice S&P 500 est passé d'une valeur de 353 points à 1469 points le 31 décembre 1999. Ceux qui avaient investi dans cet indice avaient ainsi fait un gain de 316% en dix ans. La bulle était alors gonflée à son maximum.

Du 1er janvier 2000 au 6 mars 2009, les titres du S&P 500 ont effectué une descente de 55% qui les a mené de ces 1469 points à 666 points durant la séance de ce vendredi 6 mars 2009 où la déprime était à son comble. Depuis ce creux, l'indice a remonté de près de 60% pour terminer la séance d'hier à 1061 points.

Si l'on est un pessimiste de nature, on peut conclure de ces chiffres que la remontée des sept derniers mois est trop rapide et qu'une correction est inévitable. Si l'on est un optimiste, on en conclura que la valeur des actions est encore inférieure de 28% à ce qu'elle était il y a près d'une décennie ou, sous un autre angle, qu'elle devra croître de 38% pour atteindre ce niveau. De ce point de vue, il y a encore place pour un prolongement de la remontée.

Tout est relatif dans les chiffres et les marchés boursiers, ça dépend du point de comparaison.
À vous de juger!
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mercredi 23 septembre 2009

Revue des sites boursiers

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Ma liste des meilleurs sites qui traitent de la bourse comprend maintenant une soixantaine de suggestions. Vous retrouvez cette liste, avec les liens internet pour chacun d'eux, dans la colonne de gauche. Ce n'est donc pas le choix qui manque. Le défi c'est de cibler les meilleurs sources qui vous permettront d'accéder à l'information la plus pertinente, celle qui vous aidera à vous y retrouver dans cet univers complexe de la finance et des marchés boursiers.

Ma liste des "top sites boursiers" ci-dessous exclus les blogs boursiers (ex. Forcast Invest, Café de la Bourse...) qui feront l'objet d'un "top blogs boursiers" dans une prochaine chronique. Mes préférences ont peu changées depuis les dernières années, je suis un lecteur assez régulier des sites suivants (en cliquant sur le titre du site, vous allez y accéder par un lien):

Top 7 des sites québécois et canadiens:
La Presse Affaires: beaucoup à cause de ses blogueurs et commentateurs de premier niveau (Cousineau, Dufour, Girard, Rochon...).
Les Affaires.com : très bonne couverture de l'actualité et une forte équipe de commentateurs (Mooney, Vézina, Les investigateurs financiers...).
Argent - Quebecor Media: actualité, vidéos et son Forum qui est le plus fréquenté au Québec, on y retrouve une faune de boursicoteurs assez colorée...
L'heure des comptes: les entrevues de l'émission radio sur internet.
Globeinvestor.com: j'aime bien le tableau des entreprises qui composent le S&P/TSX Composite, on peut le remanier pour faire des sélections en un clic, du type par ordre des gagnants et perdants du jour.
Business News Network: pour sa section TV Clips où on peut visionner la plupart des entrevues qui passent sur ce canal financier de télé.
Financial Post: assez complet, actualités, opinions et vidéos.

Top 7 des sites américains:
Marketwatch.com: celui que je fréquente sur une base régulière depuis des années pour les actualités, on peut également se faire un tableau très pratique de suivi de notre portefeuille qui contiendra autant des titres américains que canadiens (CA + code).
Morningstar.com: pour les statistiques sur les entreprises (dix ans) et les analyses pour plusieurs d'entre elles (section payante).
Bloomberg.com : parce que c'est Bloomberg...
Business Week: beaucoup de contenu, d'analyses en profondeur, le tout gratuitement. Pourquoi achèterait-on la revue? Tout est là...
The Wall Street Journal: la référence des marchés financiers et, en prime, une bonne partie de ce site incontournable est gratuite...
Barron's: revue qui a beaucoup d'influence, une mention favorable dans le numéro du samedi provoque souvent une hausse du titre le lundi matin.
CNBC: le site du canal télé boursier le plus regardé, entre autres des extraits d'émissions populaires tels Mad Money et The Kudlow Report.

Top 7 des sites européens:
Cantos.com: pour les vidéos, des entrevues éclairantes avec des dirigeants d'entreprises, des analystes, des économistes...
Boursorama: site complet, actualités, opinions, conseils boursiers, forum...
Financial Times: quotidien financier très influent fondée en 1888, une institution...
L'Édito Matières Premières et Devises: un site sur la tendance des différents actifs, les commodités (ressources naturelles) et les monnaies.
Les Échos.fr : beaucoup d'actualités et commentaires.
Vernimmen.net: pour le glossaire des termes financiers, difficile d'être plus complet.
Euroland: des fiches par entreprises qui offrent beaucoup d'informations corporatives pertinentes.

Si vous avez des suggestions, faites-moi en part en utilisant la section commentaire.
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lundi 21 septembre 2009

École de la bourse

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Le site boursier Morningstar.com offre certains services pour lesquels il faut payer: par exemple, l'accès aux analyses de quelques 2000 entreprises couvertes par son équipe d'analystes. Par contre, vous trouverez sur ce site beaucoup d'information mise à votre disposition gratuitement: bilans financiers des dix dernières années pour toutes les entreprises présentes sur les bourses américaines, une section d'interprétation des données, les ratios clefs (marges de profits, ROE, taux de croissance, etc), profil de chaque entreprise (snapshot), analyses sur vidéos de certaines entreprises...

Parmi les services gratuits, un est particulièrement intéressant pour celui qui débute et qui souhaite apprendre les bases de cet univers relativement complexe qu'est l'investissement boursier. Si vous lisez l'anglais, vous pouvez ainsi suivre une formation découpée en plusieurs modules (actions, fonds de placements, portefeuille boursier, obligations). Chacun de ces modules est divisé en niveaux (100, 200, 300...), divisés en une série de cours thématiques divisés à leur tour en plusieurs sections. Chaque cours contient une série d'explications suivies d'un quiz pour vérifier votre compréhension (pour accéder aux quiz, vous devez vous inscrire ici free access et choisir un mot de passe pour accéder au site, c'est gratuit).

Si vous préférez un livre en français pour apprendre à vous débrouiller en bourse, je vous suggère Investir à la bourse et s'enrichir de Bernard Mooney (Les Éditions Quebecor)

Autre source pédagogique: le site web de la firme de courtage Disnat, en particulier son Centre du savoir et, spécifiquement, la section "Notions de base"
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dimanche 20 septembre 2009

Question fondamentale: dans quelle direction s'en va la valeur du dollar US?

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Je vous pose la question, je n'ai pas la réponse. Cette question est fondamentale pour l'investisseur qui mise sur les titres américains en dollars US. Il ne faut pas paniquer et tomber dans certains scénarios apocalyptiques qui circulent actuellement, mais il faut s'interroger et garder un oeil ouvert sur cette variable de l'investissement.

J'en sais quelque chose: lorsque j'ai commencé à investir dans les titres présents sur les bourses américaines en 2002, je devais me procurer pour le faire des USD avec des dollars canadiens. Il m'en coûtait alors souvent plus de 1,50 dollar canadien pour chaque dollar américain (sans compter le frais d'achat de la monnaie d'environ 2%). Maintenant que la parité entre nos deux monnaies est en vue, ces investissements sont lourdement hypothéqués par ce coût d'entrée très élevé. Si le cours d'un des ces titres a augmenté d'un très raisonnable 50% depuis l'achat, je n'arrive quand même pas à retrouver la valeur initiale de mon investissement...

Celui qui s'aventure sur le terrain des investissements en USD doit être conscient de l'impact qu'aura l'évolution de la valeur de la monnaie américaine sur son placement. Ce qui m'amène à la question fondamentale: où s'en va la devise américaine? De plus en plus d'analystes semblent pessimistes sur sa direction: pour eux, le niveau d'endettement du gouvernement américain pourrait entraîner éventuellement sa dévalorisation, surtout si le gouvernement chinois qui en détient beaucoup, décidait de le larguer progressivement. Cette question est très complexe et dépasse mon champ de compétence, elle m'inquiète cependant. Il ne s'agit pas de paniquer, on peut retrouver dans la littérature sur le sujet des points de vue fort différents.

Je suis tombé par hasard sur le blogue d'un québécois libertaire (Martin Masse): Le blogue du Québécois Libre. On retrouve sur ce blogue fort intéressant, un texte publié en mai dernier qui abordait la question: Les Chinois achètent de l'or - le dollar en a-t-il encore pour bien longtemps? Comme analyse politique, je n'adhère pas à l'idéologie libertaire anti-étatiste: je crois que nous avons besoin d'une intervention raisonnable de l'état, tant pour l'équité sociale que pour la bonne marche de l'économie. Ce texte sur les dangers qui menacent la valeur du USD n'en mérite pas moins d'être lu et ce blogue d'être visité régulièrement.
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samedi 19 septembre 2009

Les leçons de l'investisseur: Échanger des titres, un couteau à deux tranchants

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L'un des pièges lorsqu'on débute en bourse, c'est de développer le besoin de transiger, simplement pour sentir la "drive" de transiger, la sensation de réaliser ce qu'on croît être un bon coup.

Si on ne possède pas de liquidités pour assouvir notre soif de transiger, qu'est-ce qu'on fait? On se tourne vers la possibilité de "faire des échanges", comme on dit en langage de hockey. Et si je vendais le titre de cette jeune recrue dont le développement semble piétiner et que j'obtenais en échange ce vétéran qui a fait ses preuves et qui pourrait me donner rapidement un meilleur rendement... Ou l'inverse, je pourrais me débarrasser de ce vétéran assoupi et obtenir cette recrue qui a le potentiel d'une super-star... On devient un directeur-gérant impatient, prêt à chambouler son équipe pour le seul plaisir de bouger et de se sentir utile.

À mes débuts en bourse, après quelques temps, je me suis retrouvé dans cette situation: je n'avais plus de liquidités, mais en étudiant les marchés je voyais plein de Wayne Gretzky et de Mario Lemieux qui ne demandaient qu'à être repêchés. Je décidai de passer à l'action et je fis deux échanges dans une même journée, je montrai la sortie à Exfo Electro-Optical (EXF-TSX) et à JDS Uniphase (JDSU-NYSE) et j'obtins en retour Corning (GLW-NYSE) et PerkinElmer Inc (PKI-NYSE). Il s'avéra que ce fut un excellent échange, car mes deux acquisitions qui étaient au plancher au moment de la transaction, semblèrent complètement revigorées dès leur arrivée dans leur nouvelle équipe! Ils remplirent les buts séance après séance, alors que mes deux "ex" se retrouvèrent pratiquement dans la ligue Américaine...

Cette chance du débutant dont avait bénéficié le jeune directeur-gérant que j'étais, me monta rapidement à la tête. Pourquoi m'arrêter là, puisque j'avais le flair d'un Sam Pollock! Je me mis à multiplier les échanges, je cédais des recrues au potentiel intéressant que j'avais pris des mois à dépister dans les mineures, pour les troquer pour le premier joueur venu qui me semblait leur être supérieur par une coche. Il arriva ce qui devait arriver: les échanges suivants furent nettement moins intéressants, jusqu'au jour où j'échangeai, sans le savoir, celui qui aurait pu devenir mon joueur étoile, celui qui m'aurait mené à la coupe Stanley: Algoma Steel. J'ai déjà raconté cette triste transaction dans un billet antérieur.

Bob Gainey quand il transige, n'a pas à payer des frais de transaction ou à déclarer des gains de capitaux imposables, privilège que nous n'avons pas, nous investisseurs. L'échangisme à outrance en bourse est donc une pratique qui peut s'avérer coûteuse et risquée, et qui vous amènera inévitablement à vivre de douloureux regrets quand vous apercevrez un jour ce joueur que vous aviez découvert dans un aréna perdu dans un quelconque bled, briller maintenant de tous ses feux dans l'équipe adverse, installé au sommet de la liste des pointeurs de la ligue Nationale...
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vendredi 18 septembre 2009

Gaz naturel: est-ce que la remontée des prix est en vue?

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Investir dans les entreprises d'exploration et de production du gaz naturel, comme dans toutes ces ressources naturelles qu'on appelle communément commodités et qui sont hyper sensibles aux prix, déplaît à l'investisseur traditionnel de type valeur qui trouve souvent que cela relève davantage de la spéculation. Au Canada, l'importance des ressources naturelles fait cependant en sorte que ce type d'investissements dans ces titres cycliques occupent une place majeure sur le TSX.

Je ne suis pas un fervent investisseur dans les commodités, je n'aime pas la perspective d'investir dans un titre en me disant qu'il faut que je commence à penser au moment où il faudra vendre. Car c'est comme ça que l'on peut faire des sous sur ces titres, en y entrant quand les conditions du marché sont difficiles, les prix et les cours à leur plus bas, et en sortant après la reprise, au moment où l'on pense que la tendance à la hausse est terminée et que l'on s'apprête à se diriger à nouveau vers le bas. Il ne faut pas tomber en amour avec ces titres: on doit déjà penser à la rupture au moment où le couple vient de se former...

Le travail d'analyse pour évaluer le bon moment d'entrer et de sortir de ces titres est important et exige de tenir compte de plusieurs variables. Ainsi, pour le gaz naturel, il faut prendre en considération les éléments suivants: prix actuels et passés, capacité de production actuelle et future, importance des réserves, ampleur et potentiel des travaux d'exploration (forage), situation du réseau pipelinier, prix des autres sources d'énergie compétitives, capacité de concurrence des importations via le gaz naturel liquéfié (GNL), activité industrielle (important consommateur), situation climatique (chauffage des résidences), impact possible de la "saison des ouragans" sur la capacité de l'offre...

Une offre abondante, une demande réduite (récession) et le jeu des spéculateurs ont fait chuter de façon spectaculaire les prix du gaz naturel en Amérique du Nord en moins de quinze mois, qui sont ainsi passés d'un sommet record de 13 $/MBTU en juillet 2008 à moins de 2 $/MBTU en septembre 2009. En réaction à la baisse des prix, les activités de forage au Canada et aux États-Unis ont ralenties jusqu'à représenter environ la moitié des niveaux des années antérieures. Il y avait 199 plate-formes de forage actives dans l'Ouest canadien le 1er septembre 2009, contre 412 à la même date en 2008.

Cette limitation volontaire de l'offre, jumelée à une reprise industrielle en 2010, pourrait relancer les prix à la hausse prochainement. Certains pensent ainsi que le fond est proche, tout comme le point d'entrée pour l'investisseur, d'autres pas, cela ne fait pas l'unanimité. Si vous retenez le premier scénario, il y aurait actuellement des opportunités d'investissement. Lesquelles? Ça c'est une autre histoire...

Si vous souhaitez faire votre propre analyse, je vous propose trois lectures:



Marketwatch.com (pour le marché américain): Natural-gas market finds fix for low prices that may stick

Mise en garde: ce n'est que mon point de vue de simple investisseur et non une recommandation d'achat ou de vente, à vous d'y regarder de plus près si certains des titres de ce secteur vous intéressent.
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jeudi 17 septembre 2009

Aéronautique: l'accès au crédit au coeur de la reprise de la demande

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L'Association internationale du transport aérien (International Air Transport Association - IATA), une association qui regroupe la plupart des transporteurs aériens revoyait à la hausse les pertes qu'elle prévoit pour ce secteur en 2009. Les compagnies aériennes devraient enregistrer des pertes de 11 milliards de dollars US en 2009, plutôt que le 9 milliards prévu précédemment; l'an dernier les pertes avaient atteint 16,8 milliards.

La hausse du coût du carburant, jumelée à une baisse du chiffre d'affaires de 15%, expliqueraient cette révision pour l'année en cours. L'IATA prévoit également des pertes mais moindres en 2010 (3,8 milliards de USD), malgré une remontée du trafic aérien de 3.2% l'an prochain. Le retour a la profitabilité pour les transporteurs aériens ne se ferait qu'en 2011.

Quel impact ces prévisions devraient-elles avoir sur les titres des fabricants aéronautiques comme Bombardier (BBD.B-TSX), Airbus (EADSY-OTC) ou Boeing (BA-NYSE)? Le responsable du secteur chez Desjardins croit que l'impact de l'affaiblissement des revenus des transporteurs aériens en 2008-2010 a déjà été intégré dans le cours des fabricants d'aéronefs. Il a un diagnostic "acheter" sur les titres de Bombardier et CAE Electronic (CAE-TSX). Ce matin, la firme Morgan Stanley relevait sa recommandation sur le titre de EADS (Airbus) de "Conserver" à "Surpondérer" la valeur en portefeuille. L'analyste relevait également son objectif de cours de 14,5 à 19 euros.

En d'autres mots: les analystes ont déjà tourné la page sur les déboires des transporteurs aériens et fixent maintenant l'horizon de 2011 pour une reprise dans leurs achats d'avions, les fabricants auraient ainsi des jours meilleurs devant eux. Le coût du carburant, s'il augmentait de façon substantiel en 2010, pourrait remettre en cause le retour à la rentabilité des transporteurs aériens mais ne ferait que mettre davantage en évidence la nécessité pour eux d'acquérir des modèles moins énergivores, comme la série C de Bombardier ou le Dreamliner 787 de Boeing.

La difficulté des transporteurs aériens, si leur rentabilité ne s'améliore pas, sera d'accéder au crédit pour effectuer ce virage vers des modèles plus performants et plus rentables. L'intervention des gouvernements pourrait être nécessaire pour faciliter cet accès au crédit et relancer le secteur de l'aéronautique.
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mercredi 16 septembre 2009

Quel est le produit de plus en plus présent dans nos vies?

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Quel est le produit de plus en plus présent dans nos vies? Que réponderiez-vous à ça? Comme deuxième question: comment traduire cette popularité en occasion d'investissement?

Pour ma part, la réponse à la première question me saute aux yeux à chaque fois que je me promène dans la rue: j'aperçois sur les trottoirs, à droite et à gauche, dans les restaurants, sur les terrasses des cafés, dans les escaliers mobiles, une multitude de mes concitoyens absorbés par leur conversation ou par l'écran de leur petit téléphone mobile.

Appelez-le téléphone mobile ou portable, téléphone cellulaire (Amérique), "natel" (en Suisse), ou « GSM » (en Belgique), ce petit objet est maintenant omniprésent dans nos vies. Nous sommes tombés sous l'emprise du portable. La conversation ne peut plus attendre d'arriver à la maison ou au bureau, le texto surgit à tout moment et nous impose sa présence... À l'heure du réseau social en ligne à la Facebook, du "microblogue" à la Twitter, de l'alimentation constante par flux RSS, la communication s'impose comme un besoin essentiel de l'humain, le nourrit, le rassure, comme si cela lui permettait d'échapper à sa solitude fondamentale...

Comment traduire cette popularité en occasion d'investissement? Pas mal moins évident: tant du côté des fabricants d'appareils que de celui des fournisseurs de services téléphoniques, que du côté des réseauteurs, la compétition est féroce. Les appareils, les forfaits de service, les moyens de réseautage sont continuellement repensés.

Chez les fabricants d'appareils, la tendance vers les téléphones intelligents qui facilitent le réseautage et l'accès internet est indiscutable: le BlackBerry et le I-Phone ont une longueur d'avance, mais la compétition est à leur trousse, de Nokia, à Motorola, à Palm... J'ai exprimé dans un texte précédent ma préférence pour Nokia qui a depuis, fait un bond de près de 24% en un peu plus de trois semaines! Ce marché des appareils demeure hautement compétitif et changeant, il ne constitue pas un terrain stable pour l'investisseur.

Les titres des fournisseurs de services de téléphonie, quant à eux, souffrent de quelques faiblesses fondamentales:

  • le produit qu'ils offrent est une commodité, un produit non-différenciable
  • la principale façon de se démarquer est en offrant de meilleurs tarifs (sensibilité des prix)
  • ils dépendent aussi pour se démarquer de leur association aux appareils les plus populaires (dépendance à un tiers)
  • les tarifs sont réglementés par des organismes gouvernementaux qui peuvent intervenir à tout moment pour calmer la grogne populaire face aux prix qu'ils demandent
Bien que ces caractéristiques soient négatives du point de vue de l'investisseur, les titres des grandes entreprises de télécommunication ne sont pas sans intérêt: les importants flux de trésorerie (cash flow) que ces entreprise génèrent devraient leur permettre de continuer à payer de solides dividendes à leurs actionnaires. Cependant, la compétition étant si féroce, on ne peut s'attendre à une forte croissance des profits. J'avais exprimé ma préférence pour certains titres au début du mois de mai, la plupart de ces titres ont connu une hausse importante depuis: une certaine prudence est donc de mise dans le court terme, mais à moyen terme, je crois toujours en leur valeur.

De votre côté, quels titres reliés à la popularité croissante de ce petit appareil, préférez-vous?

Mise en garde: ce n'est que mon point de vue de simple investisseur et non une recommandation d'achat ou de vente, à vous d'y regarder de plus près si certains de ces titres vous intéressent.
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lundi 14 septembre 2009

Québec Bourse a deux ans!

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Le 15 septembre 2007, je démarrais mon blogue personnel sur l'investissement boursier. Je ne pensais pas tenir le coup jusqu'à un deuxième anniversaire, me rendre à près de 500 textes et avoir plus de 87,000 visites sur mon blogue...

Au cours des prochains mois, je vais essayer de me détacher un peu des marchés boursiers, continuer à garder un oeil sur eux, mais ne pas les fixer constamment. Je crois qu'il est essentiel de ne jamais perdre de vue que l'investissement n'est qu'un moyen de faire fructifier ses économies pour mieux jouir de la vie, mais que ce n'est pas une fin en soi. Il est donc important de se fixer des objectifs personnels, des rêves à réaliser avec les sommes que l'on espère ainsi générer.

Je ne sais pas si je vais parvenir à compléter une troisième année avec mon blogue, je le remets régulièrement en question car je manque souvent de temps. Pourtant, je ne me décide pas à mettre la clef dans la porte: c'est que j'éprouve du plaisir à écrire sur ce sujet qui me passionne encore et à échanger avec vous.
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Bank of Ireland: l'incroyable parcours d'un titre

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Ceux qui doutent que la bourse n'est pas un lieu de sensations fortes, n'ont qu'à suivre le parcours des actions de la Bank of Ireland (IRE-NYSE - $16.51). En deux ans, ce titre est passé de plus de $91 au printemps 2007 à $0.66 le 5 mars dernier: une perte de plus de 99% de sa valeur en 24 mois! Puis le titre a effectué une remontée spectaculaire jusqu'à aujourd'hui, pour atteindre $16.51: un redressement de 2,400%. Oui, vous avez bien lu: 2,400% en un peu plus de six mois!

J'ai investie dans ce titre à plusieurs reprises et à différents cours: de $64 l'action à l'automne 2007 (ouch!) à $0.87 l'action au début mars (un trop petit montant... mais quand même, yé!). Cette banque que je croyais solide comme du béton a été emporté par le tourbillon de la crise des subprimes et des PCAA et par la menace de nationalisation en début d'année.

Semble-t-il que la Bank of Ireland sortira de l'impasse sans avoir recours à une capitalisation supplémentaire (privée ou étatique), puisque le titre n'a cessé de remonter depuis la mi-mars. À son cours actuel ($16.51), c'est cependant beaucoup moins évident qu'il constitue une aubaine, c'est tout un défi d'en évaluer la valeur maintenant... Des résultats décevants à un prochain trimestre et on pourrait assister à une prise de profits massive de ceux qui sont embarqués au cours de cette montée phénoménale. À vous de juger.

Le titre de Bank of Ireland est un exemple frappant du type de sensations, bonnes et moins bonnes, qui attendent l'investisseur dans cette ère des bulles boursières, de la spéculation et de la manipulation institutionnalisées et des produits financiers complexes et imprévisibles...

Mise en garde: ce n'est que mon point de vue de simple investisseur et non une recommandation d'achat ou de vente, à vous d'y regarder de plus près si ce titre vous intéresse.
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