vendredi 13 octobre 2017

L'importance de tenir compte de l'état du secteur dans l'évaluation d'un titre


Quand on fait une gaffe en investissant, l'important c'est d'en tirer une leçon... Récemment, j'ai décidé de vendre mes actions d'Alcoa (AA-NYSE) à $44 uniquement sur la base de certains ratios qui m'amenaient à penser que ce titre était surévalué. Ma décision s'appuyait entre autres sur le P/E actuel et sur le fait que la compagnie ne payait aucun dividende depuis qu'elle s'était séparée d'Arconic (ARNC-NYSE). Quelle décision de "tata"! Je n'ai pas tenu compte de l'état du secteur et du prix du métal! 

Les chiffres passés et les ratios sont bien secondaires dans le secteur des métaux, l'important c'est le prix à venir. Lorsqu'on peut prévoir une hausse du prix du métal (dans ce cas-ci, l'aluminium), faites gaffe de ne pas vendre précipitamment! On prévoit un hausse du PIB de plus de 3,4% à l'échelle mondiale en 2018, ce qui fera assurément monter le prix de certains métaux, dont celui de l'aluminium (la remontée du prix se constate d'ailleurs depuis un an), j'aurais dû tenir d'abord compte de ce critère avant de prendre ma décision.

Quand la marée monte, tous les bateaux montent, c'est particulièrement vrai pour les métaux. Il faut donc s'assurer de vérifier la tendance du prix à venir de la ressource pour les compagnies des ressources naturelles, c'est le principal élément à prendre en compte avant d'acheter ou de vendre ce type de compagnies. Les ratios, les chiffres passés, sont secondaires. Alcoa vient d'annoncer ses résultats trimestriels ce matin et le titre est en hausse, il approche des $49. Ça m'aura donné une autre leçon (est-ce qu'on arrête d'en recevoir de nouvelles un jour à la bourse?): il faut toujours tenir compte de l'état du secteur dans l'évaluation d'une compagnie, en particulier dans le secteur des ressources naturelles où la tendance des prix est déterminante. 

Exemple de site qui peut vous permettre de suivre l'évolution du prix des métaux: cliquez ici

 

jeudi 28 septembre 2017

Bombardier: un mal pour un bien?

Suite à la nouvelle de l'imposition de droits compensatoires exorbitants par le département du commerce américain à Bombardier, pour la vente de ses avions de la Série C à Delta, j'ai craint comme actionnaire de voir la compagnie en péril et le titre connaître une très forte baisse. Et puis, avec un recul de 48 heures, ces craintes se sont pour l'instant dissipées dans mon esprit. 

La commande de Delta n'était pas encore en production et certains affirmaient que Bombardier allait tirer un très faible profit sur cette commande, l'avionneur l'ayant offert à rabais parce qu'étant désireuse de créer un précédent sur le marché américain. Le temps que les tribunaux du commerce fassent tomber cette interprétation abusive de l'aide gouvernementale qu'à reçue Bombardier, les ventes aux États-Unis seront effectivement bloquées pour le court terme. Par contre, cet acharnement de Boeing et de l'administration américaine à bloquer les modèles de la Série C vient confirmer en quelque sorte leur supériorité technique et leur potentiel de domination dans cette strate du marché (110-135 places). 

Cette attaque frontale des américains devient une énorme publicité pour les deux modèles de la Série C auprès des transporteurs aériens ailleurs dans le monde (Europe et Asie en particulier). Je ne serais pas surpris que le carnet de commandes se remplisse au cours des prochains mois de plusieurs  nouvelles commandes additionnelles. Je vois même d'autres compagnies aériennes américaines (comme Jet Blue l'a déjà fait) se ranger du côté de Bombardier pour avoir accès à ces deux modèles techniquement supérieurs et économiquement plus rentables que ceux qui leur sont présentement offerts sur le marché.

Le titre de Bombardier continue d'être fragile et je n'affirme pas ici qu'il est une aubaine, mais pour ma part, je garde mes actions et je continue à croire à un éventuel retournement de situation.      

mardi 26 septembre 2017

Lorsqu'une fusée monte, il doit bien y avoir un carburant qui la propulse...

Parfois le cours des actions d’une compagnie se met à monter de façon constante, même si l’on ne retrouve aucune nouvelle particulière ou cause apparente qui pourrait justifier pareil mouvement haussier. On a beau regarder les derniers résultats trimestriels sous tous les angles, on ne voit pas là ce qui justifie l'enthousiasme soudain des acheteurs. Vendre alors ses actions spontanément, sans avoir d'abord trouvé la nature du carburant qui propulse soudainement le titre vers le haut, en se disant qu’il faut profiter de cette montée avant que le cours ne redescende, équivaut à prendre ceux qui achètent au même moment pour de parfaits idiots. Personne n’achète sans raison, il y a toujours un motif qui justifie la décision : ce n’est pas parce que vous ne voyez pas ce motif, qu’il n’existe pas. 

Il faut attendre d'avoir trouvé la nature du carburant qui propulse le titre avant de prendre la décision de vendre ou pas. Soyez patient, en fouillant les sites boursiers ou en faisant des recherches via Google (onglet "actualités"), vous finirez bien par trouver la motivation de ces acheteurs. Vous pourrez alors décider en toute connaissance de cause si ce motif qui expliquait ces achats et cette montée était justifié ou pas, et alors décider s'il y a lieu ou pas de vendre vos actions ou d'alléger votre position. Vendre à l’aveuglette est un jeu dangereux, croyez-moi, j’ai commis cette faute trop souvent. Il faut avoir tous les faits sous les yeux avant de prendre la décision de vendre un titre haussier. S'il y a des acheteurs, il y a un motif quelque part, il faut le trouver avant de décider quoi que ce soit. 

mardi 19 septembre 2017

Citations de l'Oracle d'Omaha: Warren Buffett

« Je veux pouvoir expliquer mes erreurs. C'est pourquoi je ne fais que des choses que je comprends. »
« Quand on est dans un trou, la pire chose à faire est de continuer de creuser. »
« Quelqu'un s'assoit à l'ombre aujourd'hui parce que quelqu'un d'autre a planté un arbre il y a longtemps. »
« Notre but est de découvrir des compagnies extraordinaires à des prix ordinaires et non des compagnies ordinaires à des prix extraordinaires. »
« Quand un dirigeant avec une réputation d'excellence s'attaque à une entreprise avec une réputation de médiocrité, c'est la réputation de l'entreprise qui demeure intacte. »
« Vous n'avez pas raison parce que d'autres sont d'accord avec vous. Vous avez raison parce que vos faits sont exacts et que votre raisonnement est juste. »


"Les prévisions vous en disent beaucoup sur ceux qui les font, elle ne vous disent rien sur l'avenir."
« Ne demandez jamais à un barbier si vous avez besoin d’une coupe de cheveux. »
« Mieux vaut avoir approximativement raison qu'avoir précisément tort. »
« C'est quand la mer se retire qu'on voit ceux qui se baignent nus. »
« Dans le monde des affaires, malheureusement le miroir arrière est toujours plus clair que le pare-brise. »

"La plupart des gens s’intéressent aux actions quand tout le monde s’y intéresse. Le moment d’acheter est quand personne ne veut acheter. Vous ne pouvez acheter ce qui est populaire."
« Si jamais vous vous retrouvez dans un bateau qui coule, l'énergie pour changer de bateau est plus productive que l'énergie pour colmater les trous. »
"Un sondage n'est pas un substitut à la réflexion"

Et quelques unes en anglais:

"In the short run, the market is a voting machine. In the long run, it's a weighing machine."
"Be fearful when others are greedy. Be greedy when others are fearful."
"Price is what you pay. Value is what you get."
"Risk comes from not knowing what you're doing."
"Wide diversification is only required when investors do not understand what they are doing."
"[On the dot-com bubble:] What we learn from history is that people don’t learn from history."
"The best business returns are usually achieved by companies that are doing something quite similar today to what they were doing five or ten years ago."
"Diversification may preserve wealth, but concentration builds wealth."
"Invest within your circle of competence, It's not how big the circle is that counts, it's how well you define the parameters"

En terminant, une dernière citation de Buffett qui témoigne de son sens de l'humour imcomparable, dans les années 1950, il a investi 100 $ dans un cours d'expression orale chez Dale Carnegie, il résume ainsi l'objectif visé : "Ce n'était pas pour empêcher mes genoux de claquer quand je parle en public, mais pour apprendre à parler même si mes genoux claquent".

mercredi 13 septembre 2017

Exco Technologies: de très beaux chiffres

Exco Technologies (XTC-TSX) fabrique des moules, des matrices et différentes composantes  (ex. finition intérieure) destinées principalement aux grands fabricants d'automobiles. Pour plus de détails sur le type de production, voir le site web de l'entreprise: www.excocorp.com

Si l'on ne s'arrête qu'aux chiffres comptables de Exco Technologies, on peut se demander pourquoi le titre a perdu presque la moitié de sa valeur depuis deux ans (cours actuel de $9.50)? Certes, les résultats du dernier trimestre ont quelque peu déçus: baisse des ventes de près de 10% en comparaison du même trimestre de l'année précédente et baisse du bénéfice par action de $0.38 à $0.26. Le fait que plusieurs analystes avancent que l'industrie automobile entre dans la partie baissière de son cycle et que Exco Technologies fait principalement affaires avec ses donneurs d'ordre, peut expliquer le pessimisme à court terme qu'ils ont à son endroit. Mais au delà de la conjoncture sectorielle, la valeur de cette entreprise m'apparaît sous-estimée par les investisseurs. Voici quelques chiffres qui parlent par eux-mêmes:

Cours/valeur comptable: 1,3
Cours/bénéfices des douze derniers mois: 9,1
Cours/bénéfices prévus pour la prochaine année: 7,9
Croissance annuelle moyenne des revenus nets des trois dernières années: 26,3%
Cours/vente des douze derniers mois: 0,7
Marge nette: 7,4%
Dettes/capitaux propres: 0,1
Rendement du dividende: 3,1%

J'aime, en particulier, la situation financière de cette entreprise (pratiquement pas de dettes) et la croissance constante de ses revenus depuis 2009. Est-ce que je sous-estime l'impact de la conjoncture à venir dans l'industrie automobile sur les résultats de l'entreprise? Possible. À vous de juger.


jeudi 7 septembre 2017

Que penser des compagnies qui ne paient jamais de dividendes?

Je peux comprendre qu'une compagnie durant ses premières années consacre l'entièreté des liquidités qu'elle génère à investir dans sa croissance, en faisant l'acquisition de matériel, d'usines ou encore de concurrents, qu'elle investisse en recherche et développement, qu'elle cherche à développer de nouveaux marchés... Je peux également comprendre qu'une compagnie en difficulté financière est plus sage de ne pas verser un dividende qui la mettrait à risque. Mais dans les autres cas, je me pose des questions.

Une fois qu'une compagnie est établie, que sa situation financière est stabilisée et qu'elle génère des profits, n'est-il pas logique qu'elle partage une partie de ces profits, par l'intermédiaire d'un dividende trimestriel, avec les actionnaires qui ont pris le risque de miser sur elle? Pourquoi certaines compagnies ne le font pas rendues à ce stade de développement, ne laissant aux actionnaires que l'alternative de vendre leurs actions pour toucher une part de bénéfices? Sur le marché canadien, des compagnies comme CGI Group (GIB.A), Celestica (CLS) ou Canfor Corporation (CFP), sont des exemples de compagnies qui n'offrent aucun dividende, malgré une très bonne situation financière. Sur le marché américain, on peut citer les compagnies suivantes: Facebook (FB), TripAdvisor (TRIP) ou Autodesk (ADSK).

Vous me direz que Berkshire Hathaway (BRK.A ou BRK.B) est le parfait exemple d'une compagnie qui n'a jamais payé de dividendes et qui a pourtant permis à ses actionnaires de faire d'énormes profits. Oui, mais des Warren Buffett il en vient un par cent ans, et oui, c'était une bonne idée de lui laisser le soin de réinvestir les profits, plutôt que de les retourner directement aux actionnaires. Mais Berkshire Hathaway est un cas unique et je demeure réticent à investir dans des compagnies qui ne laisse pas au trois mois, une partie de la récolte aux actionnaires pour qu'ils puissent en jouir à leur guise...

Le dividende m'apparaît particulièrement important pour les compagnies minières, s'il est inexistant ou très maigre, cela ne fait aucun sens: ce n'est pas quand la mine sera complètement vidée qu'il sera temps de récompenser ceux qui ont investit dans son exploration et son exploitation. Les compagnies aurifères sont un exemple, la plupart ne paient pas de dividendes ou seulement un dividende maigrichon, devenant des titres purement spéculatifs ou pour investisseur naïfs. 

mardi 5 septembre 2017

La tempête Kim Jong-Un

Des journées comme aujourd'hui où les marchés sont traversés par une tempête, dans ce cas-ci, une tempête que l'on pourrait nommer Kim Jong-Un, et bien, ces journées peuvent vous en dire long sur l'état de santé des titres que vous avez dans votre portefeuille. Il s'agit d'abord d'identifier les secteurs qui sont les plus durement affectés par la tempête, qui subissent les plus fortes baisses, et si vous avez un titre appartenant à un des ces secteurs qui se tient debout et même progresse face à ces vents contraires violents, c'est très bon signe pour les prochains jours quand la tempête se sera calmée. Ce n'est rien de scientifique, du simple gros bon sens boursier.

Pour avoir une vision de la performance quotidienne et sur plusieurs jours des secteurs et industries, le site suivant du groupe Fidelity peut vous être utile:

Fidelity Sectors and industries overview

Acheter une énorme dette est rarement un investissement rentable!

Lorsqu’on veut déterminer la valeur d’une action, il ne faut pas s’arrêter uniquement au ratio cours/bénéfices ou à sa marge de profit, mais regarder également le bilan financier, et le regarder en premier. Lorsqu’on achète les actions d'une entreprise, on achète également ses dettes. Une dette récente avec échéanciers de paiement éloignés, contractée pour faire une acquisition ou pour faire fructifier les actifs de l'entreprise, peut avoir un effet de levier bénéfique, mais une vieille dette qu’une entreprise traîne comme un boulet, la rend très vulnérable à l’état du marché de l’emprunt et peut devenir fatale.

À mes débuts comme investisseur, j’ai acheté des actions de Delphi, un important fabricant de pièces d'automobiles. Le ratio cours/vente était très bas, à un point tel que je me disais qu’avec une marge nette de 2%, cette compagnie serait amplement rentable. Je ne m’étais pas suffisamment attardé à la dette qui était énorme et que Delphi, qui était un spin-off de General Motors, avait héritée de sa compagnie-mère. Quand l’industrie automobile a ralentie fortement en 2005, Delphi s’est rapidement retrouvée face à une crise de liquidité, ne pouvant respecter ses obligations envers ses créanciers : elle a dû se réfugier sous la protection de la Loi contre les faillites (Chapitre 11). Lors de la réorganisation du capital qui a suivi, la valeur des actions ordinaires s'est pratiquement désintégrée... C’était ça, « acheter une dette » et non investir, je l’ai appris à mes dépens.

Actuellement, les coûts d'emprunt demeurent encore très bas si on les compare à leurs moyennes historiques, mais un redressement des taux d'intérêt pourrait s'avérer funeste pour des compagnies lourdement endettées qui vivent sur du temps emprunté. Le ratio dette long terme/capitaux propres est bien sûr à prendre en compte, mais ce ratio peut être trompeur selon l'industrie, il faut donc regarder la moyenne de l'industrie pour avoir une meilleure idée. Il faut s'attarder à analyser les caractéristiques de la dette, en particulier, l'ampleur des paiements à venir et les échéanciers de ces paiements. Est-ce que l'entreprise génère suffisamment de liquidités (free cash flow) pour répondre à ses obligations d'emprunt? A-t-elle accès à une marge d'emprunt bancaire suffisante? Si on ne veut pas se réveiller avec de mauvaises surprises, il est essentiel d'approfondir cet aspect de la question avant de faire tout investissement.    


vendredi 18 août 2017

Encore le nez dans les poubelles...

J'ai une excuse, ce titre là, je l'avais repéré avant de faire la promesse de ne plus fouiller dans les poubelles du marché... Baytex Energy Corporation (BTE-TSX et BTE-NYSE) me semble offrir un potentiel intéressant à son cours actuel ($3.17 à l'ouverture ce matin à Toronto). Sa valeur en bourse équivaut à 40% de sa valeur aux livres ($8.14). Bon, je sais que la valeur aux livres est souvent trompeuse et peut être revue à la baisse, suite à une révision de la valeur réelle des actifs, d'autant plus que la valeur des deux produits de cette compagnie, le pétrole et le gaz naturel, est difficile à déterminer. Combien valent réellement les ressources pétrolières et gazières de cette compagnie? Ça dépendra, en bonne partie, du coût du baril de pétrole sur les marchés dans les années à venir, et ça, qui peut vraiment le prévoir...

Pour ce type de titres d'un secteur en difficulté, les liquidités, les flux de trésorerie et les dettes sont des éléments majeurs à analyser. Baytex a peu de liquidité et des flux de trésorerie disponibles (free cash flow) négatifs au cours des trois derniers trimestres. Est-ce que cela pourrait l'amener à connaître une difficulté de paiement pour ses dépenses courantes? Cela serait catastrophique pour le cours du titre. Je crois comprendre d'après la présentation ci-dessous, qu'elle aurait accès à une marge bancaire qu'elle pourrait utiliser dans un tel cas. Sa dette à long terme ne semble pas causer de problèmes si je me fie à cette présentation récente de la compagnie: pas de remboursements majeurs qui arrivent à maturité avant 2021.

Qu'en pensez-vous? 

La présentation de Baytex suite au dépôt de son dernier rapport trimestriel: Baytex - August presentation 

Site de la compagnie: Baytex Energy Corporation      

vendredi 11 août 2017

Fouiller dans les poubelles du marché n'est pas une bonne stratégie d'investissement...


J'ai la mauvaise habitude de rechercher parmi les titres en difficulté, des joyaux qui seraient selon moi sous-estimés... Pour y arriver, j'utilise un filtreur et j'inscris comme critères, par exemple: entreprises dont le cours a baissé de plus de 40% au cours de la dernière année + dont la valeur aux livres est inférieure à 1 + qui ont un cours/flux de trésorerie inférieur à 15. Apparaît alors à l'écran toute une liste d'entreprises éclopées et j'essaie de savoir pourquoi chacune est dans cet état, et si, par hasard, ce n'était pas que conjoncturel et que l'entreprise pourrait se redresser à moyen terme et donner un rendement spectaculaire...

Je fouille en quelque sorte dans les poubelles du marché à la recherche d'un joyau que des milliers d'investisseurs, d'analystes et de gestionnaires de portefeuilles, moins futés que moi, n'auraient pas repéré... Il m'est arrivé à quelques reprises de trouver un de ces "joyaux ignorés" (ex. Magellan Aerospace), mais la plupart du temps, la suite des choses m'a confirmé que ces entreprises étaient dans les poubelles du marché pour de bonnes raisons. Le pire, c'est que j'ai parfois vendu un de mes meilleurs titres, me disant qu'il m'avait apporté suffisamment de profits, pour acheter un de ces bijoux qui n'était en bout de ligne qu'un vulgaire caillou...

Une de mes trouvailles récentes était Black Box Corporation (BBOX-Nasdaq), le titre chute de 43% ce matin suite à des résultats trimestriels désastreux... Bernard Mooney, dans son livre Investir à la bourse et s'enrichir, écrivait, qu'à son entrée en bourse, il s'était épuisé à investir de cette façon sur des titres mal aimés, des titres risqués d'entreprises en mauvais état qui un jour pourraient se redresser... avant de comprendre qu'il faisait fausse route et que c'était la qualité et les possibilités de croissance qu'il fallait viser. Il mentionnait aussi qu'il fallait savoir profiter des périodes de déprime des marchés pour acheter ces solides entreprises. Est-ce que j'ai retenu la leçon d'aujourd'hui? On verra...

jeudi 10 août 2017

Forums boursiers

Vous aimez connaître l'opinion des autres investisseurs sur un titre? Plusieurs sites s'offrent à vous, mais méfiez vous des traders qui font du "pump and dump". Trois sites que je fréquente à l'occasion:

Site américain: StockTwits: www.stocktwits.com

Site canadien: Stockhouse (onglet "bullboard"): www.stockhouse.com

Site québécois: TVA Nouvelles (onglet "Argent"): www.tvanouvelles.ca/argent/forum


mercredi 9 août 2017

Dépôt du rapport trimestriel de Chicago Bridge and Iron: : ayoye!

Dépôt du rapport trimestriel de Chicago Bridge and Iron (CBI-NYSE), très mauvais trimestre, chute de 18% de la valeur du titre après la fermeture des marchés ($13.38). Suspension du dividende et intention de vendre une division annoncées par la direction. C'est l'analyste de Marquarie Research qui estimait à la fin juin que le titre valait $10 qui avait raison et non celui de Morningstar qui lui donnait encore aujourd'hui une valeur de $37.

Ça m'amène à hésiter à investir dorénavant dans les compagnies qui doivent aller chercher de nouveaux contrats de trimestre en trimestre, ce sont des titres très instables. Il est probablement plus simple de miser sur des secteurs où il y a une plus grande stabilité dans les entrées de revenus (ex. banques et télécommunications).

Les résultats sont résumés ici: CB&IAnnounces Second Quarter 2017 Results

samedi 5 août 2017

Pour les marchés: l'avenir compte définitivement plus que le passé...


MasTec (MTZ-NYSE), une entreprise américaine spécialisée dans l'installation d'infrastructures pour les secteurs de l'énergie et des télécommunications, a déposé son rapport trimestriel jeudi soir. Les résultats ont dépassé de façon spectaculaire les attentes du marché: un bénéfice par action de $1.03 alors que les analystes prévoyaient $0.65! Le titre après avoir ouvert à la hausse avait pourtant finalement reculé de plus de 6% à la fin de la journée hier à $42.85! 

Ce recul, malgré la qualité des résultats, s'explique par la modestie des prévisions annoncées pour le prochain trimestre par la compagnie qui, sans être négatives ($0.73 de BPA), ne sont qu'en ligne avec ce que prévoyaient déjà les analystes. Tout cela confirme que, en particulier pour les secteurs où il faut constamment renouveler les contrats de trimestre en trimestre, c'est l'avenir qui compte beaucoup plus que le passé. Cette logique est encore plus implacable lorsqu'une entreprise comme MasTec ne paie pas de dividendes, cela favorise les prises de profit rapides et ce type de mouvement surprenants.

À surveiller mercredi: dépôt du dernier rapport trimestriel de Chicago Bridge & Iron

Chicago Bridge & Iron (CBI-NYSE) devait déposer son rapport pour le second trimestre aujourd'hui après la fermeture des marchés, c'est remis à mercredi. Ce titre a connu une année très mouvementée, il a perdu plus de la moitié de sa valeur depuis douze mois. Ce rapport trimestriel devrait éclaircir la situation, dans un sens ou dans l'autre...

mercredi 2 août 2017

Supremex: tout dépend de la transition...


J’ai fait un petit investissement dans la compagnie Supremex (SXP-TSX) la semaine dernière à $4.50 l’action, depuis l’entreprise a publié hier son rapport trimestriel et le cours a chuté et est en ce moment de $4.16. Je demeure confiant dans la rentabilité de cet investissement à moyen terme, malgré ce départ difficile.

Le produit principal de Supremex  est  les enveloppes en tous genres, produits dont les ventes sont en baisse depuis des années avec la montée des échanges électroniques. Cependant, Supremex cherche à faire une transition vers les produits d'emballage de consommation et les produits de spécialité. Elle a fait quelques acquisitions en ce sens au Canada et aux USA et la part de ces produits dans l'ensemble de ses ventes est en hausse. La question est de savoir si elle va réussir cette transition, elle me semble bien partie pour y parvenir et, entre-temps, elle m'apparaît être rentable et elle paie un dividende qui est actuellement de 5,6%. De plus, elle a annoncé hier son intention de racheter jusqu'à 500,000 de ses actions au cours de la prochaine année.

Je ne veux pas convaincre personne de m'imiter, il y a un risque de désuétude avec son produit principal et une possibilité de retour intéressant sur l'investissement si la transition vers d'autres produits est réussie. C'est à vous de vous faire une idée et de décider.


vendredi 28 juillet 2017

MarketBeat: beaucoup d'information utile pour l'investisseur


Un de mes sites favoris est définitivement MarketBeat. Ce site gagne à être connu et exploré, on y trouve beaucoup d'information utile pour l'investisseur: calendrier des rapports trimestriels par entreprise, pourcentage des ventes à découvert par titre (short ratio), évaluation des analystes, estimation des bénéfices, historique des dividendes et plein d'autres informations que je vous laisse découvrir. Vous n'avez qu'à saisir les code de l'entreprise qui vous intéresse pour accéder à l'information qui la concerne. 

mardi 25 juillet 2017

Les leçons de l'investisseur: ne pas se précipiter pour vendre rapidement ses actions suite à une offre d'achat

Lorsque qu’une compagnie que l’on possède est l’objet d’une offre d’achat d’un investisseur privé ou d’une autre entreprise publique, cela ne signifie en rien qu’elle sera effectivement vendue à cet acheteur et surtout, au prix proposé au départ. Certains petits investisseurs devant une première offre vendent rapidement leurs actions, même à un prix inférieur à celui de l’acheteur potentiel, pour pouvoir ramener leurs jetons immédiatement sur un autre numéro.

Bien souvent pourtant, devant la réticence des actionnaires, cet acheteur potentiel sera forcé de faire une meilleure offre éventuellement. Parfois un autre acheteur (white knight) viendra faire une meilleure offre que l’offre initiale du premier acheteur.

En mai 2005, j’ai appris à mes dépens cette leçon : j’avais acheté un mois plutôt des actions de Maytag (13,75$), le fabricant d’appareils électroménagers qui était alors en difficulté, je me disais que le « brand » de qualité de cette entreprise valait à lui seul une petite fortune. Dans les semaines qui ont suivies mon achat, l’action a descendu dans les 12$, semant le doute dans mon esprit. En mai 2005, se pointe un acheteur, Ripplewood Holdings qui offre 14$ l’action. Tout heureux de pouvoir ramasser ma mise et de la réinvestir sur un autre numéro, je me précipite et vend mes actions dès les jours qui suivent cette offre : j’obtiens 15$, preuve que certains se doutaient que la partie n’était pas jouée. Une entreprise chinoise Qindao Haier Ltd se pointe effectivement quelque temps après et offre 16$ l’action. Puis, arrive Whirlpool Corp avec une offre de 17$. La surenchère s’est terminée quelques mois plus tard en faveur de Whirlpool qui a dû payer 21$ l’action. J’ai regretté amèrement de ne pas avoir pu apprécier de voir ses nombreux courtisans se disputer la main d’une entreprise que j’avais achetée à rabais quelques mois plus tôt.  

La première offre d’un acquéreur potentiel, n’est qu’une première offre… De plus, attendre lors des offres d’achat que le tout se réalise permet d’éviter les frais de vente et d’obtenir le plein prix de rachat, ce qui donne un rendement difficile à battre pour quelques mois d’attente.

Coût de l’apprentissage : Maytag qui reçoit une offre de rachat à 14$, vendue de façon précipitée à 15$ et qui recevra éventuellement une troisième offre de rachat, celle-là de plus de 21,00. 

Cette mauvaise expérience que j'avais vécue il y a plusieurs années, ne m'a pas empêché de répéter l'expérience la semaine dernière avec les actions que je possédais dans la compagnie Tembec (TMB-TSX). L'entreprise avait reçu il y a quelques semaines une offre d'achat d'une compagnie américaine, Rayonier Advanced Materials, qui équivalait à $4.05 l'action. Un important actionnaire de l'entreprise insatisfait de l'offre a entrepris une campagne pour la faire rejeter. Vendredi dernier, voyant le titre à $4.25 et me disant que si la vente échouait le titre retournerait à $3, j'ai vendu toutes mes actions. Lundi matin à l'ouverture une nouvelle offre équivalent à $4.75 était annoncée! L'impatience à la bourse n'a pas sa place. 

When you lose, dont’t lose the lesson!

mardi 27 juin 2017

Chicago Bridge and Iron: short squeeze spectaculaire provoqué par une nouvelle favorable

Le titre de Chicago Bridge and Iron a bondi de 37% aujourd'hui ($19.75) au moment où j'écris ces lignes. Ce short squeeze spectaculaire est provoqué par une décision judiciaire favorable à la compagnie.

Delaware top court rules for Chicago Bridge in Westinghouse dispute

À propos des "short squeeze", un article intéressant en français:

"Short queeze": le danger d'aller à contre-courant

mercredi 21 juin 2017

Quand les chiffres peuvent être trompeurs...

À de nombreuses reprises, j'ai fait le douloureux constat que les chiffres officiels, ceux qui apparaissent dans les rapports financiers d'une entreprise, peuvent être trompeurs et devenir des pièges pour l'investisseur qui appuie sa décision uniquement sur eux. Je prends comme exemple la compagnie Chicago Bridge and Iron (CBI-NYSE, $13.33). Ce titre ne cesse de chuter malgré des chiffres officiels relativement attrayants (Cours/Valeur aux livres: 1.0; Cours/Ventes de 0.1; Cours/flux de trésorerie de 6.9). Plus surprenant encore, le cours est vraiment bas en comparaison des prévisions de bénéfices à venir: ratio Cours/bénéfices prévus de 3.2! Pour ajouter à l'incompréhension de sa chute, la compagnie (firme d'ingénierie et de construction) est en partie dans un secteur qui pourrait bénéficier au cours des prochaines années des investissements importants dans les travaux publics annoncés par l'administration Trump. 


Comme on dit en québécois, "il doit y avoir une pogne quelque part". La plus évidente, c'est que cette compagnie fait une bonne partie de son chiffre d'affaires dans les travaux d'infrastructures reliés au secteur de l'énergie, secteur en difficulté, en particulier pour l'industrie pétrolière. Sa gestion au cours des dernières années a également été déficiente: dépassement de coûts, acquisition payée beaucoup trop chère (2,2 milliards pou Shaw Group), litiges judiciaires... Tout cela a amené la décote d'un analyste qui prévoyait il y a deux semaines que le titre se retrouverait bientôt à $10, ce qui a fait surgir une meute de vendeurs à découvert qui s'acharnent depuis sur la bête blessée. L'entreprise a annoncé récemment le remplacement de son CEO, ce qui a plu à l'analyste de Morningstar qui maintient pour sa part un Fair price value de $37.00 sur le titre. Moi, je me suis laissé tenter à $16 et je subis déjà une perte de 17%... Qui a raison, ce titre vaut $10 ou $37?  

mercredi 7 juin 2017

Découverte d'un site de qualité: Investing.com

J'étais à la recherche d'un site qui donne accès à un sélecteur d'actions (stock screener) quand j'ai découvert un site qui non seulement répondait à ce besoin, mais contenait plusieurs informations pertinentes pour l'investisseur: Investing.com. Et non seulement ce site a une version américaine, mais également canadienne, britannique, française... Je vous recommande d'y jeter un coup d'œil.

Investing.com Canada: https://ca.investing.com/
Investing.com USA: www.investing.com
Investing.com Grand Bretagne: https://uk.investing.com/
Investing.com France: https://fr.investing.com/

jeudi 18 mai 2017

La bourse brésilienne s'effondre: sur-réaction et occasion d'achats?


La bourse brésilienne s'effondre aujourd'hui de 16% suite à la révélation d'un possible cas de corruption impliquant le président Michel Temer. Si ces faits se confirment, et bien, un président ça se remplace... Ça me semble être le parfait exemple d'une panique boursière démesurée: ce n'est pas l'économie brésilienne qui en cause ici, mais l'honnêteté de son président. Quand on voit ce genre de panique irrationnelle, cela est souvent une bonne occasion d'achats. Si j'avais une marge de manœuvre en liquidité, je renflouerais certains de mes titres brésiliens. C'est pour ça qu'il faut toujours avoir une marge de liquidité pour ces occasions... Vous en pensez quoi?

vendredi 12 mai 2017

Yellow Pages: une aubaine ou pas?

Yellow Pages Ltd (Y-TSE, $5.00) a vu son titre chuter de façon spectaculaire suite au dépôt de son dernier rapport trimestriel (10 mai), dont les résultats étaient très décevants. Le titre se transige maintenant à 40% de sa valeur aux livres, ce qui peut sembler très tentant à première vue. Il faut cependant se méfier de la valeur aux livres dans certains cas: quand une entreprise a des actifs raisonnablement quantifiables (ex. usines, machineries...), on peut utiliser cette variable pour repérer une aubaine; mais lorsque l'entreprise, comme Yellow Pages, a des actifs moins concrets, plus volatiles, comme des applications numériques, la valeur de ces actifs est plus difficile à déterminer avec précision et fiabilité. D'autant plus que dans ces applications numériques pour commerces, des géants comme Facebook et Google sont dans les parages... Ainsi, la valeur des actifs de Yellow Pages n'est pas à l'abri d'une dévaluation future.

Yellow Pages peut également être un titre tentant à cause des flux de trésorerie libres (free cash flow) que l'entreprise génère, qui sont particulièrement élevés. L'entreprise prévoit ainsi des flux de trésorerie libres de l'ordre de 50 à 55 millions pour 2017, avec 27 millions d'actions en circulation, c'est pratiquement $2 de FCF pour un titre qui se transige aujourd'hui aux environs de $5! Là aussi, il faut se méfier, les revenus de Yellow Pages sont en baisse: la chute des revenus liés à la version papier n'étant pas encore entièrement compensée par la croissance des applications numériques, si cette baisse se continuait, cela affecterait les entrées d'argent, donc les FCF futurs.

Yellow Pages a fait l'acquisition en juin 2015 de l'entreprise Du Proprio, cette acquisition qui m'apparaissait un peu surprenante à l'époque, est tout de même un actif intéressant.

Yellow Pages à ce prix, une aubaine ou pas? À vous de décider!  

     

mercredi 10 mai 2017

À la bourse, ne jamais essayer d'attraper un couteau qui tombe!

Après une mauvaise nouvelle majeure qui touche une compagnie et qui fait chuter son titre de façon importante durant la session (ex. 15% et plus), il ne faut surtout pas se précipiter pour acheter ce titre durant cette session ou dès le lendemain. C'est du moins mon expérience, maintes fois vécue. Il faut attendre au minimum quelques sessions avant d’acheter les actions d'un tel titre ébranlé par une mauvaise nouvelle (ex. résultats trimestriels très décevants), si cette compagnie nous intéresse toujours malgré cette nouvelle et dont le prix est soudainement attrayant à première vue. En faits, bien souvent, un titre en chute libre prendra plus que quelques sessions pour se stabiliser, il pourrait en prendre dix, vingt ou même davantage selon l'ampleur négative de la nouvelle. La première leçon de l'investisseur, c'est de garder son sang froid et d'attendre que le malade donne des signes de stabilisation, que le titre s'est constitué un nouveau plancher technique (charte), avant de penser à acheter.

Après la session qui suit une chute spectaculaire, le titre peut se stabiliser dans un premier temps et donner l'impression d'avoir touché le fond, ce n'est souvent qu'un faux plancher créé par les impatients d’acheter. J'ai fait cette erreur à plusieurs reprises avant de comprendre. Il faut laisser à la mauvaise nouvelle le temps d’être pleinement absorbée par le marché et que le faux plancher soutenu par les impatients cède. Cette loi de la gravité boursière ne se dément pratiquement jamais, à de rares exceptions. Bien que la valeur des actions touchées par une mauvaise nouvelle de première importance puisse remonter dans les jours qui suivent le choc initial, elle redescendra par la suite quand les spéculateurs et les affamés impatients se seront gavés et qu'il n'y aura plus rien pour soutenir le cours de l'action. C'est alors que se dessinera lentement le "vrai plancher", la vrai valeur que le marché donne maintenant à cette action. À ce moment, on peut se pencher, regarder le couteau et si on lui trouve une certaine valeur, décider de le ramasser.

Quand tu perd, ne perd pas la leçon!
When you lose, dont’t lose the lesson!

vendredi 10 mars 2017

Quarante entreprises du S&P 500 qui ont connu une remontée de plus de 1000% en huit ans!


En mars 2009, les marchés boursiers étaient à leur plus bas niveau suite à la crise des subprimes, ces prêts hypothécaires à risque qui avaient mis en danger tout le système financier mondial. C'est lors de ces périodes sombres que se présentent des opportunités exceptionnelles pour l'investisseur qui sait profiter de la morosité généralisée pour engranger des titres à bon marché. Depuis mars 2009, nous sommes dans un bull market (marché haussier) qui a maintenant huit ans. Marketwatch présente quarante titres du S&P 500 qui, depuis le 9 mars 2009, ont augmenté de plus de 1000% en huit ans. La palme d'or revenant à la compagnie GGP dont le cours a augmenté de 7,723% durant cette période: $1,000 investis sur le titre de cette compagnie immobilière en sérieuses difficultés et qui aurait autant pu faire faillite, valent aujourd'hui plus de $78,000! C'est ce qu'on appelle un bon placement!

Lien: Liste des 40 entreprises du S&P 500 qui ont connu une croissance de plus de 1000% depuis le 9 mars 2009 




D-BOX Technologies: éternelle entreprise prometteuse ou valeur sous-estimée?

Je suis de plus en plus hésitant à investir dans des petites entreprises québécoises, je n'ai jamais frappé le coup de circuit avec ce type de placement à risque et j'ai perdu des sous... Récemment, je me suis laissé tenté par Orbite Technologies (ORT-TSX) avec un résultat désastreux jusqu'à présent: une chute de 30% en moins de deux mois... D-BOX Technologies ($0.38 DBO-TSX) est une entreprise québécoise dans laquelle j'ai investi à quelques reprises depuis dix ans, le titre a connu des hauts et des bas depuis une décennie, il vient de connaître un nouveau creux suite à des résultats trimestriels qui ont déçu les investisseurs (plus de précisions ici).

D-BOX Technologies "conçoit, fabrique et commercialise des systèmes de mouvement destinés au marché du divertissement et au marché industriel. Sa technologie unique et brevetée utilise des codes de mouvement programmés spécifiquement pour chaque contenu visuel et dirigés vers un système de mouvement intégré dans une plate-forme, un siège ou tout autre produit". D-BOX est souvent mentionnée dans des articles comme étant une "entreprise prometteuse" à cause de sa technologie appliquée aux salles de cinéma qui fait du visionnement d'un film d'action une expérience différente qui amène le spectateur dans l'action (le siège reproduit un mouvement synchronisé avec l'action qui se déroule dans le film).

D-BOX Technologies est en bourse depuis dix-sept ans et le titre, malgré quelques soubresauts durant cette longue période, est pratiquement aujourd'hui au même niveau que lors de son entrée en bourse en 2000! L'entreprise prometteuse prend du temps à remplir ses promesses, du moins pour l'investisseur... Malgré tout, j'ai profité de ce dernier repli pour ajouter à ma position pour une somme modeste. Ce qui me semble être une carte cachée intéressante pour D-BOX, ce sont les applications industrielles, la capacité d'intégrer des mouvements à différents simulateurs industriels (ex. simulateurs d'apprentissage d'équipements lourds). Sans avoir fait une recherche approfondie sur les compétiteurs à la technologie de D-BOX pour ces simulateurs, je crois que le potentiel de ces produits amène une diversification intéressante à son produit de base (sièges de salle de cinéma).

L'entreprise a peu de dettes et est tout de même parvenue au fil des années à augmenter ses revenus, deux points positifs. Mon analyse demeure superficielle, elle me suffit pour la modeste somme que j'ai ajoutée sur ce titre. Par contre, celui qui voudra investir une somme plus importante dans cette entreprise, devra approfondir son analyse car un titre ne perd pas près de 50% de sa valeur en moins d'un an, sans qu'il n'y ait de raisons qui expliquent la chute de son cours. 




samedi 18 février 2017

Est-ce que je vois là un bon investissement?

Comme je suis un investisseur actif, je garde toujours les deux yeux ouverts lorsque je magasine: si je fais affaires avec un commerce, je vérifie immanquablement s'il s'agit d'une entreprise inscrite en bourse, c'est un réflexe. Car, contrairement aux entreprises manufacturières, il est possible avec les entreprises du commerce de détail d'avoir une vue de l'intérieur et d'obtenir ainsi plein d'information sur leur fonctionnement.

De ce temps-ci, je magasine pour une nouvelle paire de lunettes. Premier constat, les prix ont beaucoup augmentés, du moins c'est la perception que j'en aie: des lunettes ajustées à ma prescription pourraient me coûter près de $900 pour une paire avec monture et lentilles de qualité. Il n'y a pas si longtemps, c'était beaucoup moins, du moins il me semble...

Cela m'a amené à découvrir un titre: New Look Vision Group (BCI-TSX, $27.00). Groupe Vision New Look regroupe trois bannières: Lunetterie New Look, Greiche & Scaff (acquise en 2014) et Vogue Optical (plus important détaillant dans les Maritimes, acquise en 2013). Les succursales  (209 sur 212) sont presque exclusivement situées au Québec et dans les Maritimes. Il y aurait donc place à une expansion éventuelle en Ontario, si l'entreprise avait la capacité de faire une nouvelle acquisition sans mettre en péril sa stabilité financière, sa dette ayant augmentée de façon importante suite aux deux acquisitions qu'elle a faite au cours des dernières années.

Quelles sont les perspectives de croissance et la rentabilité de cette entreprise? Les revenus de l'entreprise ont augmentés au cours de la dernière année (voir résultats ici) et des facteurs comme le vieillissement et l'augmentation de la population au Canada devraient favoriser cette tendance. Les bénéfices suivent également cette tendance à la hausse, mais les marges stagnent et le ratio cours/bénéfice par action prévu pour 2017, de x 22, demeure très élevé pour une entreprise du commerce de détail.

Facteur important à prendre en considération: la compétition à laquelle Groupe Vision New Look doit faire face via le commerce en ligne (SmartBuyGlasses, Clearly Vision...), entreprises qui offrent des prix nettement inférieurs aux consommateurs. Cependant, l'importance du service pour ce type de produits peut réduire l'impact de cette compétition en ligne qui autrement pourrait être catastrophique. J'ai visité ces sites, bien que les prix offerts soient effectivement attrayants, il y a un sentiment d'insécurité à commander une paire de lunettes en ligne, par exemple, essayer de mesurer soi-même l'écart entre ses deux pupilles n'est pas évident...

Après analyse, bien que ce titre ne soit pas risqué, il m'apparaît actuellement dispendieux (P/E pour 2017 de 22) et n'offre pas des perspectives de croissance spectaculaires qui justifieraient un tel prix. Je passe mon tour pour l'instant, je serais peut-être tenté s'il continuait sa descente pour atteindre $25 par action (où je vois une résistance technique). Et vous?

vendredi 17 février 2017

Quand est-il temps d'acheter un titre?


À la bourse, l'investisseur doit répondre à deux questions: quoi acheter ou vendre et quand? Pour répondre à la première question, chacun a sa propre recette pour déterminer parmi des milliers de titres, celui qui se démarque par son potentiel ou qui, au contraire, devrait être vendu parce que n'offrant pas des perspectives de rendement positif. Le "quand" est peut-être la question la plus difficile des deux. Ce timing peut faire une différence majeure sur le rendement futur du titre.

L'analyse technique peut nous aider à mieux déterminer quel est le meilleur moment pour acheter ou pour vendre. Après avoir fait une analyse fondamentale d'un titre, je fais donc ma propre analyse technique avant de "peser sur le bouton" avec mes connaissances limitées de ces techniques. J'ai appris cependant avec le temps que si vous croyez avoir repéré, après un travail minutieux, un titre offrant un bon potentiel de croissance et que son prix vous apparaît nettement inférieur à sa valeur réelle, il ne faut pas tergiverser trop longtemps, en espérant qu'il redescende de quelques points de pourcentage supplémentaires. En d'autres mots, si vous avez identifié votre destination et que le train vient de s'arrêter devant vous, il vaut mieux monter à bord dès maintenant, il pourrait s'éloigner de plus en plus et ne jamais repasser à la gare où vous vous trouvez en ce moment.  

mercredi 15 février 2017

Groupon: feu de paille ou début d'une remontée réelle?

Groupon (GRPN-Nasdaq, $4.55) a surpris les analystes en présentant des résultats meilleurs que les attentes (voir l'article). Résultats meilleurs ou devrais-je dire, "moins pires" que prévus, car l'entreprise est encore dans le rouge. Groupon offre des coupons rabais pour des achats dans des commerces participants et également des produits vendus en ligne. Le titre augmente de plus 20% aujourd'hui. À son entrée en bourse à la fin 2011, cette compagnie avait vu ses actions dépasser les $30 avant d'entreprendre une descente qui l'a ramené plus près de sa valeur réelle. Des rumeurs avaient laissé entendre que Google avait offert 5,7 milliards USD pour cette compagnie avant son IPO (voir l'article), ce qui est est le double de sa capitalisation boursière actuelle.

Feu de paille ou début d'une réelle remontée? Le produit offert est plutôt banal, mais peu développer une certaine fidélité chez les chasseurs d'aubaines qui ont aimé leur première expérience. Les ventes augmentent mais de façon très modeste, environ 2% pour le dernier trimestre en comparaison de même trimestre de l'année précédente... Et malgré cette croissance, la marge bénéficiaire n'est toujours pas positive, ce n'est pas demain que les actionnaires recevront un premier dividende!

Mon point de vue: j'ai des actions dans cette compagnie, j'ai même pensé à les vendre récemment, je vais les garder pour l'instant (au cas où l'engouement se continuerait), mais je n'augmenterai pas ma participation, il y a de meilleurs endroits sur le marché où investir son argent.


samedi 11 février 2017

Teva Pharmaceutical Industries: occasion ou trappe?

TEVA PHARMACEUTICAL INDUSTRIES (TEVA-NYSE, $32.19) est maintenant le plus grand fabricant de produits pharmaceutiques génériques au monde depuis son acquisition de la division générique de Allergan (Actavis Generics). Les analystes lui accordent des prévisions de profits pour 2017 qui équivalent à un P/E de 7, ce qui est très attrayant à première vue. Son dividende est de 4,2%, ce qui est également positif.

Cependant, le titre ne cesse de baisser, il a perdu 50% de sa valeur en un an. Est-ce que le marché considère que l'entreprise a payé trop cher pour l'acquisition de la division de Allergan? Cette méga-acquisition aura fait augmenter sa dette de 8 à 33 milliards USD, en plus d'ajouter 100 millions d'actions. Par ailleurs, je ne crois pas que sa descente soit liée aux intentions de l'administration américaine de resserrer les prix, parce que cela toucherait davantage les médicaments d'origine.

Moi, je dis: occasion, une fois la descente terminée, il faudra surveiller les signaux techniques, le titre peut se retrouver encore plus bas... Et vous, qu'en pensez-vous?

vendredi 10 février 2017

Les leçons de l'investisseur: Le temps est le plus coûteux des frais de transaction

Le temps est une denrée rare, la plus précieuse, la seule que nous ne pouvons acheter.

Dans les frais associés à l’achat d’actions, il faut inclure le temps de recherche et d’analyse que l’on y met. Dénicher une entreprise dont les actions méritent d’être achetées exige des heures de travail : on doit se taper la lecture de ses états financiers et de ceux de ses compétiteurs, lire son plus récent rapport annuel, prendre connaissance des articles, analyses et commentaires qui traitent de cette entreprise, visualiser des chartes techniques pour identifier le point d’entrée favorable…

Tout ça gobe beaucoup de temps et votre temps a une valeur. Celui que vous accordez à rechercher un investissement de qualité ne sera pas utilisé pour une autre tâche, un loisir, une activité familiale… Il faut donc laisser à cet achat qui est le fruit de ces heures de besogne, le temps de faire ses preuves. Ne serait-ce que pour justifier ce temps de recherche et d’analyse que vous y avez consacré. Vendre les actions d’une entreprise sur un coup de tête, par impatience, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, alors que l’on a consacré des dizaines d’heures à repérer cette entreprise et à l’analyser, équivaut à jeter son temps par la fenêtre, à ne lui accorder aucune valeur.

Quand vous vendez rapidement les actions d’une entreprise, avant qu'elle n'aie eu la chance de développer son plein potentiel et d'atteindre sa pleine valeur: vous envoyez ce temps investi dans la poubelle. Mais en plus, puisqu’il faudra la remplacer cette entreprise dans votre portefeuille, vous devrez à nouveau dépenser du temps à repérer et à analyser celle qui viendra prendre sa place. Que de précieux temps gaspillé!

mercredi 8 février 2017

Sur mon radar: UNDER ARMOUR

Under Armour (UA-NYSE, $18.30, UAA-NYSE, $21.08), le fabricant de souliers et de vêtements de sport et d'entraînement, a vu son titre perdre plus de 50% de sa valeur en quelques mois, suite à deux rapports trimestriels décevants. Cette compagnie qui avait connu une croissance des ventes constante depuis 2006, a présenté le 31 janvier des résultats inférieurs aux attentes du marché pour le dernier trimestre de 2016. Ce qui a cependant provoqué davantage la chute du cours de l'action, ce sont les prévisions de ventes de l'entreprise pour 2017, nettement inférieures aux prévisions des analystes (5.4 milliards USD, au lieu de 6.1).

La valeur d'une marque est un actif important, jamais à négliger. Certains consommateurs sont prêts à payer plus pour un bien, parce qu'ils s'identifient à une marque. La marque Under Armour est maintenant établie et reconnue dans son domaine. L'entreprise s'adresse à une clientèle qui tient à se distinguer du produit de masse et qui acceptera un prix plus élevé. Under Armour s'est surtout développée en Amérique du Nord, région qui a généré 83% de ses ventes en 2016, elle a donc un potentiel intéressant de croissance dans d'autres régions du monde.  

Lorsqu'une entreprise annonce des prévisions de ventes annuelles nettement inférieures aux attentes et qu'en plus, son chef des affaires financières annonce son départ le même jour, cela rend un titre peu attrayant pour un bon moment. Malgré la remontée d'aujourd'hui, je ne suis pas persuadé que le fond ait été atteint. Je garde donc mon radar ouvert au cours des prochaines semaines, sans être prêt à acheter le titre pour l'instant. Comme c'est le cas pour tous les titres américains actuellement, je suis hésitant à y mettre de l'argent neuf, à cause du taux de change élevé (1.32). Je préfère vendre un titre américain qui ne m'apparaît plus valable pour acheter un nouveau titre américain.

N.B. Prendre note qu'il y a deux types d'actions pour cette entreprise qui se transigent en bourse, pour plus d'information, suivre le lien suivant.

mardi 7 février 2017

Est-ce le temps d'investir dans Patient Home Monitoring?

Patient Home Monitoring (PHM-TSX, $0.14) fournit des équipement médicaux et des services à domicile à des clients qui ont des problèmes respiratoires, elle offre ses services aux États-Unis, bien que le titre soit transigé sur la bourse de Toronto. Ce penny stock a connu une progression spectaculaire en 2015 qui a culminé à un sommet de $2.00 l'action au printemps 2016. L'entreprise était souvent mentionnée de façon positive sur BNN par des analystes qui étaient impressionnés par la croissance de ses revenus et par le fait que la population vieillissante jouait en faveur de ses produits et services.

La situation s'est détériorée à compter de ce sommet atteint il y a moins d'un an: la croissance s'est arrêtée, les liquidités de l'entreprise ont baissé de façon importante, passant de 86 millions à 7 millions en un an, le nombre d'actions a été augmenté, des questions relatives à la couverture de ses services par Medicare ont été soulevées... Bien que j'aie des actions de cette compagnie, je ne l'ai pas étudié de façon approfondie, je peux difficilement déterminer si sa valeur actuelle ($0.14) sous-estime ou non sa valeur réelle.

Un lecteur me demande si c'est le temps d'acheter ce titre qui est à son plus bas. Je ne fais pas de recommandation, je n'ai pas la prétention d'être un analyste financier. Je vous répondrai comme simple actionnaire de cette compagnie. Patient Home Monitoring a annoncé qu'elle allait se scinder en deux entreprises, cela devrait se faire durant le premier semestre de 2017 (voir l'article). Cela est assez rare qu'une entreprise de type penny stock ait cette volonté de se scinder en deux... Selon la proposition, les actionnaires de PHM recevraient une action de chaque compagnie, pour chaque action de PHM. Puisque le titre est actuellement à $0.14, cela signifie que si la scission avait lieu maintenant, les deux nouvelles compagnies se transigeraient aux environs de $0.07 chacune...

Une consolidation des actions (reverse split) ne serait-elle pas alors inévitable? Ce pourrait être de l'ordre de 20 actions deviennent une action ou peut-être, même, avec un ratio encore plus élevé. Mon expérience personnelle, c'est qu'au lendemain d'une consolidation des actions, un titre a tendance a baissé pendant quelque temps (beaucoup d'actionnaires se débarrassent de la poignée d'actions qui leur reste après l'opération).

Je ne m'aventurerais pas à acheter ce titre tant que la poussière ne sera pas retombée suite à cette scission et à la consolidation des actions qui devrait normalement suivre. Il restera alors à déterminer s'il y a, ou non, de la valeur dans l'une ou l'autre de ces deux nouvelles compagnies.  

lundi 6 février 2017

Concordia International: est-ce que cette fois, le titre est reparti pour de bon?

La compagnie pharmaceutique Concordia International (CXR-TSX, $3.89) après avoir été un titre vedette, a connu une chute phénoménale, passant d'un sommet de $110 en septembre 2015 à un creux de $2.27 en novembre dernier, les investisseurs se sont mis à douter de sa capacité à respecter les paiements de la dette énorme que l'entreprise avait développée en faisant de multiples acquisitions.

Ce titre donne des signes de regain depuis le 1er février: +60% (de $2.42 à $3.89) et forte augmentation des volumes transigés. Une nouvelle est probablement à l'origine de ce mouvement: Concordia est parvenu à faire un paiement important qui arrivait à échéance (voir article). Cela a probablement déclenché un short squeeze, les vendeurs à découvert rachetant précipitamment les titres qu'ils avaient empruntés, de crainte d'une remontée qui se continuerait.

Au delà de ce mouvement défensif, est-ce qu'on peut entrevoir que cette relance va se poursuivre? La dette demeure importante, la compagnie affirmait en décembre avoir suffisamment de liquidités pour remplir ses obligations à court terme (voir article). Mais au delà de ça, parviendra-t-elle à générer des flux de trésorerie positifs suffisants pour lui permettre de passer au travers de cette période difficile, sans avoir recours à une recapitalisation? La volonté de la nouvelle administration américaine de faire baisser le prix des médicaments pourrait-elle avoir un impact déterminant? Je n'ai pas de réponses catégoriques à ces questions. Ce titre demeure spéculatif et celui qui est tenté doit en être conscient.

dimanche 5 février 2017

La relativité des chiffres

Du 1er janvier 1990 au 31 décembre 1999, l'indice S&P 500 est passé d'une valeur de 353 points à 1469 points. Ceux qui avaient investi dans cet indice avaient ainsi fait un gain de 316% en dix ans. La bulle était alors gonflée à son maximum.

Du 1er janvier 2000 au 6 mars 2009, les titres du S&P 500 ont effectué une descente de 55% (dégonflement de la bulle de TIC, puis crise des subprimes) qui les a mené de 1469 points à 666 points durant la séance de ce vendredi 6 mars 2009 où la déprime était à son comble. Depuis ce creux, l'indice a fait une remonté spectaculaire de près de 244% pour terminer la séance de vendredi à 2297 points!

Si l'on est un pessimiste de nature, on peut conclure de ces chiffres que la remontée des huit dernières années est trop vertigineuse et qu'une prochaine correction est inévitable. Si l'on est un optimiste, on en conclura que la valeur des actions n'a augmenté que de 56% depuis le 1er janvier 2000 (1469 points) et que cela est bien modeste pour une période de plus de dix-sept ans, soit une croissance d'environ 3% par année!  

Tout est relatif avec  les chiffres et les marchés boursiers, ça dépend du point de comparaison. À vous de juger si nous sommes dans une bulle boursière qui s'ignore ou s'il y a encore beaucoup d'espace à la hausse dans ce qui ne serait qu'un simple rattrapage...

vendredi 3 février 2017

Se méfier des titres de compagnies dont le succès dépend d'un seul produit de consommation

Je constate la chute spectaculaire des titres de GoPro (GPRO-Nasdaq $9.58) et de Fitbit (FIT-NYSE $6.09) récemment, deux titres qui ont perdu près de 90% de leur valeur depuis leur sommet atteint quelques mois après leur arrivée en bourse (2014 et 2015).

Qu'est-ce que ces deux titres avaient en commun? Ces compagnies ont mis sur le marché des produits/gadgets (caméras d'action et bracelets traqueurs d'activité) qui ont connu une vague de popularité soudaine chez les consommateurs, ce qui a amené ces entreprises à offrir leurs actions en bourse. Le hic, c'est que ces produits facilement imitables ont été confrontés très vite à une forte compétition qui a entraîné les prix à la baisse et que l'engouement initial qu'ils avaient suscité s'est affaibli rapidement. Ça me rappelle les souliers CROCS (CROX-Nasdaq), même popularité soudaine, même apparition de compétiteurs meilleur marché, baisse de la popularité du produit, même chute spectaculaire du titre...

Leçon pour l'investisseur: se méfier des titres des compagnies dont le succès dépend d'un seul produit de consommation soudainement populaire, ce sont habituellement des trappes pour l'investisseur.

Réouverture de Québec Bourse

Tentative de remise en marche de mon blog sur la bourse après quelques années d'inactivité. Fini les grandes analyses, je mettrai l'accent sur des articles courts portant sur l'actualité boursière.