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mercredi 26 août 2009

Alcatel-Lucent: le titre est-il reparti pour de bon?

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Plusieurs nouvelles concernant Alcatel-Lucent (ALU-NYSE), l'équipementier français des télécommunications, sont publiées ce matin qui propulsent l'action de 16% à $4.00 US ou 2.87 euros. D'abord, une firme de courtage, Natixis Securities, relève le titre de de 'alléger' à 'acheter' et a porté son objectif de cours de 1,8 euro à 3 euros, prévoyant des investissements importants de China Unicom et de Verizon qui bénéficieront à Alcatel-Lucent. D'autre part, la firme estime que la pénible intégration des deux composantes est pratiquement terminée. Également, des rumeurs de participation d'un groupe chinois à l'actionnariat de la compagnie viennent ajouter de l'huile sur le feu.

Autre nouvelle importante pour Alcatel-Lucent, elle vient de signer un contrat majeur avec China Telecom, l'opérateur le plus important en Chine, pour fournir et maintenir un réseau IP/MPLS dans dix provinces chinoises. L'équipementier français permettra à China Telecom d'offrir des services haut débit avancé de qualité supérieure à ses abonnés.

Ce sont certes des bonnes nouvelles pour les actionnaires de l'entreprise mais après cette remontée à $4,00 US ou 2,87 euros, poussée qui aura vu le titre doubler depuis le début juillet, quel est son potentiel de croissance additionnelle? Depuis le boom des télécoms d'il y a dix ans et du crèvement spectaculaire de la bulle qui a suivi, on annonce une seconde vague d'investissements des fournisseurs de services de télécommunication depuis des années, mais viendra-t-elle finalement, pour relever les titres des équipementiers?

Il est vrai que les réseaux sont de plus en plus surchargés par la popularité croissance de l'internet et de la téléphonie cellulaire, de l'échange de vidéos en particulier, et que tôt ou tard il faudra augmenter leur capacité. Il est vrai également que le développement du réseau chinois et de ceux d'autres pays aux économies émergentes exigera des investissements importants. Mais est-ce que cela permettra un relèvement significatif des profits d'entreprises comme Alcatel-Lucent, l'américaine Cisco Systems (CSCO-Nasdaq) ou la suédoise Ericsson (ERIC-Nasdaq)? C'est à voir...

Les fabricants d'équipements de télécommunication doivent constamment investir de fortes sommes pour se maintenir sur cette patinoire très compétitive, chaque contrat est arraché après d'âpres efforts. On a vu avec ce qui vient d'arriver à Nortel Networks, à quel point ce secteur est ingrat. La récurrence des revenus est une notion qui n'existe pas dans ce secteur instable et très cyclique. Autre élément à prendre en considération, la présence grandissante de fabricants asiatiques dans ce secteur, entre autres de Chine, qui peuvent bénéficier de moindres coûts de production.

Si les équipementiers profitent effectivement d'une nouvelle vague d'investissements de la part des fournisseurs de services, selon moi, cela n'en fera pas pour autant des titres intéressants pour le long terme, je crains simplement qu'il ne se produise qu'une seconde bulle qui tôt ou tard se crèvera comme la première. Ces titres sont au mieux intéressants lorsqu'ils sont ramassés en début de cycle pour être vendus dès les premiers signes d'essoufflement. Et ce début de cycle, il est peut-être déjà passé depuis quelques mois.

Mise en garde: ce n'est que mon point de vue de simple investisseur, à vous d'y regarder de plus près si ce titre vous intéresse. Les dividendes des titres américains ou de type ADR comme ceux de Alcatel-Lucent et de Ericsson ont un traitement fiscal différent de ceux des compagnies canadiennes. Il faut s'informer avant d'investir!
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vendredi 1 février 2008

Sondages du mois de janvier: Loblaw, Citigroup et Alcatel-Lucent feraient les plus belles remontées

Selon vos réponses à mes trois sondages du mois de janvier, parmi plusieurs entreprises sérieusement malmenées en 2007, ce sont Loblaw (L) au Canada, Citigroup (C) aux États-Unis et Alcatel-Lucent (ALU) en Europe qui devraient effectuer les plus belles remontées au cours de l'année 2008.

En 2007, Loblaw (L au TSX) a vu la valeur de son action passer de $55 en avril à près de $30 en décembre. L'annonce d'une charge exceptionnelle de 800 millions, pour refléter dans ses livres la valeur réelle de Provigo qu'elle avait acheté à gros prix en 1998, a créé la première secousse. Puis, l'entreprise a révélé différents problèmes de gestion, entre autres, au niveau de sa chaîne d'approvisionnement. Les résultats décevants ont suivis. Repentante, Loblaw a présenté un plan de redressement pour redorer son blason...

Plan de redressement de Loblaw, cliquez >>> ici

Citigroup (C au NYSE) a démontré en 2007 que la taille d'une entreprise ne garantissait en rien la qualité de son management. Elle a dû déclarer une charge de 18 milliards de dollars pour refléter les nombreuses pertes qu'elle devra absorber suite à son exposition au marché des "subprimes". L'impact sur la valeur de son action a été dévastateur: le titre qui se transigeait à près de $55 au début juin, a atteint $22,36 la semaine dernière. Depuis, il a gagné près de 33% en quelques séances, clôturant aujourd'hui à $29,69.

Présentation de Citigroup, quatrième trimestre 07, cliquez >>> ici

Alcatel-Lucent (ALU au NYSE) en 2007 a déçu les attentes que la fusion avait fait naître chez les investisseurs. Lorsqu'elle a annoncé en septembre dernier qu'au lieu de la croissance des ventes de 5% qu’elle prévoyait, elle s’attendait maintenant à pratiquement les mêmes résultats que l’année précédente, les marchés ont perdu confiance. Le titre est ainsi passé de $14 au début juillet à $6,60 aujourd'hui, après avoir atteint un creux à $5,54 il y a une semaine.

Présentation de Alcatel-Lucent, cliquez >>> ici

Ces trois entreprises, malgré leurs récents déboires et les grands défis devant elles, conservent des actifs importants et on peut comprendre ceux qui croient encore à leur redressement.

mardi 15 janvier 2008

Six compagnies technologiques européennes sous-évaluées selon Morningstar

Les analystes de Morningstar attribuent une estimation de la juste valeur (fair value estimate) pour chacune des compagnies qu'ils couvrent (plus de 2 000). Parmi les entreprises européennes, j'ai repéré les sept pour lesquelles l'écart est le plus grand entre leur prix actuel et la valeur que l'analyste leur accorde. Six des sept sont reliées aux technologies de l'information et des communications: Qimonda AG, Alcatel-Lucent, Thomson, Infineon Technologies AG, STMicroelectronics NV et Ericsson Telephone. Seule Carnival PLC (CUK), spécialisée dans les croisières, se démarque de ce groupe d'entreprises européennes apparemment les plus sous-évaluées.

Avec la déception des marchés suite aux résultats d'Intel aujourd'hui, on peut s'attendre à ce que les titres technologiques baissent davantage au cours des prochaines semaines. Les écarts entre les prix de ces six titres technologiques européens et leur valeur estimée risquent dans certains cas d'augmenter davantage et pourraient les rendre attrayants, si la déprime des marchés envers les titres technologiques s'accentue un peu plus.

mercredi 24 octobre 2007

ALCATEL-LUCENT: peut-on tirer profit de l'impatience du marché?

La méga fusion d’Alcatel et de Lucent ne livre pas les résultats escomptés aussi rapidement que l’espéraient les investisseurs : le mois dernier, Alcatel-Lucent (ALU au NYSE) a annoncé que le volume de ses ventes serait moindre que prévu pour cette année. Au lieu de la croissance des ventes de 5% qu’elle prévoyait, on s’attend maintenant pratiquement aux mêmes résultats que l’an dernier. Pour les profits, on pense atteindre le « break-even point ». Le marché n’a pas aimé, l’action a dégringolé jusqu'à 8,53$ dans les jours qui ont suivi. Aujourd’hui, la valeur de l’action est remontée à 9,29$. À ce prix, est-ce que Alcatel-Lucent peut-être un bon investissement à moyen terme?

La fusion de ces deux géants, l’un français, l’autre américain, avait des objectifs qui m’apparaissent toujours valables :

· Pouvoir offrir un large éventail de produits, tant pour la communication filée que pour le sans-fil
· Avoir une portée géographique très étendue (USA, Europe, Asie…)
· Constituer un portefeuille de clients très large qui compte maintenant la plupart des grandes entreprises de services de télécommunication et qui permet, ainsi, d’éviter d’importantes fluctuations dans le volume des commandes
· Faire des économies sur la main-d’œuvre administrative et sur les coûts de recherche et de développement (en éliminant les dédoublements pour ces deux fonctions)

Alcatel-Lucent, au moment de la fusion l’an dernier, prévoyait faire des économies de 1,8 milliard par année grâce à cette réorganisation. L’entreprise a un chiffre d’affaires d’environ 26 milliards par année : si la fusion réussit, les réductions de coûts escomptées équivaudraient pratiquement à 7% des ventes. Les économies anticipées par la fusion ne sont pas encore visibles dans les bilans et il faut demeurer prudent. Les mégas fusions de ce genre comportent des risques d’exécution importants. De plus, la composante Lucent apporte avec elle d’importantes charges de fonds de pension alors que la composante Alcatel amène, pour sa part, la lourdeur des relations de travail qui sont propres à la France.

Il n’en reste pas moins que la nouvelle entité devient un joueur majeur chez les équipementiers des télécommunications. Alcatel-Lucent possède un éventail de produits complet, en particulier pour ce qui des équipements d’accès large-bande (broadband), au moment où le trafic mondial sur internet est en pleine expansion. Pour répondre à la croissance fulgurante de la vidéo via internet qui requiert de plus en plus de capacité de la part des réseaux, les entreprises de services de télécommunication devront tôt ou tard augmenter leurs dépenses en immobilisations. La demande pour les produits de télécommunication devrait conséquemment augmenter au cours des prochaines années.

Il ne faut pas partir en peur et s’imaginer que les fournisseurs d’équipements de télécommunication vont voir leurs profits exploser et la valeur de leurs actions s’envoler (personne n’a oublié la bulle des télécoms…). Il existe une énorme compétition dans cette industrie avec de plus en plus d’entreprises asiatiques, compétition qui limite la capacité d’augmenter les prix. De plus, les coûts récurrents de la R&D sont énormes et viendront toujours limiter la marge de profits. Mais le contexte des prochaines années risque d’être plus favorable et pourrait permettre à certaines entreprises d’espérer la rentabilité, et à leurs actionnaires d’avoir un retour décent sur leur investissement.

Cette industrie n’a pas été tendre pour les investisseurs par le passé mais si elle vous intéresse toujours, Alcatel-Lucent à son prix actuel m’apparaît représenter un rapport qualité-prix valable et pourrait assurer à l’investisseur un retour intéressant à moyen terme.

Site web: Alcatel-Lucent

mardi 18 septembre 2007

ALCATEL-LUCENT: peut-on tirer profit de l’impatience du marché?

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La méga fusion d’Alcatel et de Lucent ne livre pas les résultats escomptés aussi rapidement que l’espéraient les investisseurs : jeudi dernier, Alcatel-Lucent (ALU) a annoncé que le volume de ses ventes serait moindre que prévu pour cette année. Au lieu de la croissance des ventes de 5% qu’elle prévoyait, on s’attend maintenant pratiquement aux mêmes résultats que l’an dernier. Pour les profits, on pense atteindre le « break-even point ». Le marché n’a pas aimé, l’action a dégringolé de 10$ à 8,53$ en trois jours. Aujourd’hui, la valeur de l’action est remontée à 9,00$. À ce prix, est-ce que Alcatel-Lucent peut-être un bon investissement à moyen terme?

La fusion de ces deux géants, l’un français, l’autre américain, avait des objectifs qui m’apparaissent toujours valables :

· Pouvoir offrir un large éventail de produits, tant pour la communication filée que pour le sans-fil
· Avoir une portée géographique très étendue (USA, Europe, Asie…)
· Constituer un portefeuille de clients très large qui compte maintenant la plupart des grandes entreprises de services de télécommunication et qui permet d’éviter d’importantes fluctuations dans le volume des commandes
· Faire des économies sur la main-d’œuvre administrative et sur les coûts de recherche et de développement (en éliminant les dédoublements pour ces deux fonctions)

Alcatel-Lucent, au moment de la fusion l’an dernier, prévoyait faire des économies de 1,8 milliard par année grâce à cette réorganisation. L’entreprise a un chiffre d’affaires d’environ 26 milliards par année : si la fusion réussit, les réductions de coûts escomptées équivaudraient pratiquement à 7% des ventes. Les économies anticipées par la fusion ne sont pas encore visibles dans les bilans et il faut demeurer prudent. Les mégas fusions de ce genre comportent des risques d’exécution importants. De plus, la composante Lucent apporte avec elle d’importantes charges de fonds de pension alors que la composante Alcatel amène, pour sa part, la lourdeur des relations de travail qui sont propres à la France.

Il n’en reste pas moins que la nouvelle entité devient un joueur majeur chez les équipementiers des télécommunications. Alcatel-Lucent possède un éventail de produits complet, en particulier pour ce qui des équipements d’accès large-bande (broadband), au moment où le trafic mondial sur internet est en pleine expansion. Pour répondre à la croissance fulgurante de la vidéo via internet qui requiert de plus en plus de capacité de la part des réseaux, les entreprises de services de télécommunication devront tôt ou tard augmenter leurs dépenses en immobilisations. La demande pour les produits de télécommunication devrait conséquemment augmenter au cours des prochaines années.

Il ne faut pas partir en peur et s’imaginer que les fournisseurs d’équipements de télécommunication vont voir leurs profits exploser et la valeur de leurs actions s’envoler (personne n’a oublié la bulle des télécoms…). Il existe une énorme compétition dans cette industrie avec de plus en plus d’entreprises asiatiques, compétition qui limite la capacité d’augmenter les prix. De plus, les coûts récurrents de la R&D sont énormes et viendront toujours limiter la marge de profits. Mais le contexte des prochaines années risque d’être plus favorable et pourrait permettre à certaines entreprises d’espérer la rentabilité, et à leurs actionnaires d’avoir un retour décent sur leur investissement.

Cette industrie n’a pas été tendre pour les investisseurs par le passé mais si elle vous intéresse toujours, Alcatel-Lucent à son prix actuel (et encore mieux si elle glissait près du 8$) m’apparaît représenter un rapport qualité-prix valable et pourrait assurer à l’investisseur un retour intéressant à moyen terme.

Mise en garde: ce n'est que mon point de vue de simple investisseur, à vous d'y regarder de plus près si ce titre vous intéresse. Les dividendes des titres de type ADR comme Alcatel-Lucent ont un traitement fiscal différent ce ceux des compagnies canadiennes. Il faut s'informer avant d'investir!

Site web: Alcatel-Lucent
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