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mercredi 8 avril 2009

Orientation des marchés: affrontement entre Jim Cramer et Nouriel Roubini

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Jim Cramer, le célèbre analyste et vedette télé de CNBC, traverse une période difficile. Il s'est d'abord fait ridiculiser par Jon Stewart du Daily Show qui, en lui rappelant ses mauvaises prédictions des dernières années dans un reportage incisif, a miné considérablement sa crédibilité. Voici qu'il subit maintenant les foudres de Nouriel Roubini, le célèbre économiste que certains surnomment "Dr Doom" pour la justesse de ses prévisions économiques. M. Roubini avait annoncé dès 2006 que la pire récession des dernières quarante années se dirigeait vers les États-Unis (Lien: Nouriel Roubini, l’homme qui avait prédit la crise...) . Il avait également prédit l'effondrement du système financier américain.

Or, Nouriel Roubini s'en prend aujourd'hui à Jim Cramer qu'il accuse d'être un "bouffon" qui induit actuellement les gens en erreur en prétendant que le marché baissier est terminé et que nous sommes entrés dans un "bull market" (marché haussier). Car M. Roubini est persuadé que la remontée des marchés depuis le 9 mars n'est qu'un "bear market rally", un sursaut à l'intérieur d'un marché baissier, sursaut typique qui suit habituellement les interventions gouvernementales en période de crise. Il est persuadé que les marchés vont revisiter et tester le creux atteint au début mars, parce que les nouvelles macro-économiques à venir vont être pires que ce qui est présentement envisagé, que les résultats trimestriels vont décevoir et que les difficultés des banques ne sont pas terminées. Pour l'économiste, une fois que les investisseurs vont avoir eu ce rappel à la réalité (reality check), les marchés vont se remettre à déprimer.

M. Roubini rappelle que M. Cramer a déjà annoncé à six occasions la fin de ce marché baissier et qu'à chaque fois, il était dans l'erreur: il lui recommande donc de se taire. Jim Cramer réplique que si l'indice Dow Jones retournait à nouveau sous les 7000 points, on assisterait rapidement à une forte remontée car il y aurait une arrivée massive d'acheteurs qui ne voudraient pas manquer cette fois, cette seconde opportunité (après celle du début mars).

Qui croire? La trajectoire des marchés boursiers, plus que jamais, apparaît difficile à prévoir. Pour ma part, et ce n'est que la modeste opinion d'un simple investisseur, je crois que nous ne retournerons pas sous les 7000 points pour l'indice Dow Jones: les interventions massives et concertées des gouvernements relanceront l'économie dès 2010. Puisqu'on dit que les marchés anticipent l'évolution de l'économie environ six mois à l'avance, la reprise boursière actuelle serait le reflet de ce scénario. Mais ce n'est que ma modeste opinion, la vôtre vaut la mienne, l'avenir dira qui a vu juste.

N.B. Mon message est en partie une traduction d'un texte paru sur Globeinvestor.com que vous pouvez consulter ici : Dr. Doom lashes out at CNBC's Cramer.
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lundi 12 novembre 2007

LES LEÇONS DE L'INVESTISSEUR: Les analystes financiers se trompent, et souvent!

L’évaluation de la valeur d’une action n’est pas une science exacte, même lorsqu’on cherche sa valeur actuelle à partir des données et des faits les plus récents. Imaginez lorsqu’on essaie de prévoir l’avenir! Les prévisions des analystes sur les futurs bénéfices par action et les prix cibles, au delà du court terme, peuvent être très trompeuses. On n’a qu’à relire les prévisions faites par les analystes il y a un an, pour se rendre compte à quel point, mêmes les meilleurs d'entre eux sont souvent en dehors de la cible.

Plus on s’éloigne des prévisions sur l’année en cours et plus les prévisions des analystes se rapprochent de la futurologie et ne devraient pas avoir un impact majeur sur vos décisions d’investisseur. Je ne dis pas que ces prévisions de moyen terme sont sans intérêt, ou qu'elles ne sont jamais exactes, elles ne sont tout simplement pas assez fiables pour justifier votre décision à elles-seules. Rappelez-vous des taux de croissance que l'on prévoyait pour les équipementiers des télécommunications comme Nortel! Je préfère m’appuyer sur les données et les faits réels des plus récentes années pour me faire une idée que sur des anticipations de l’avenir.

Au début de mon parcours d'investisseur, je me référais aux écrits des analystes comme si c'étaient les paroles de l'évangile, je n'osais aller à contre-courant de leurs évaluations. Il y a un an, j’avais étudié en long et en large une compagnie minière brésilienne nommée Companhia Vale do Rio Doce (RIO). J’étais prêt à «peser sur le bouton» mais j’hésitais, le prix me convenait à 10$, mais l’analyste de Morningstar affirmait que la juste valeur de l’entreprise n'était que de 7,25$ et que l’on ne devrait considérer l’achat que si l'action descendait à 5$. Je me suis écouté et j’ai acheté malgré tout, un an plus tard l’action vaut près de 33$.

Il y a des analystes et il y a des gourous. Un de ces gourous futurologues qui fait beaucoup de dommages est le célèbre Jim Cramer, en qui certains accordent une confiance aveugle. Jim Cramer se prononce pratiquement sur n’importe quelle compagnie sur laquelle on l’interroge. Comme si c’était possible pour lui, de suivre les 6 000 compagnies que l’on retrouve dans les différentes bourses américaines. Je me suis fais prendre une fois par les propos de Cramer. Je possédais des actions de Merck au moment où les rapports d’incidents mortels concernant le Vioxx ont été publiés en 2004. Jim Cramer avait annoncé la mort probable de Merck, ce géant pharmaceutique pourtant réputé pour le sérieux de ses recherches et de sa gestion. Cramer affirmait que les poursuites viendraient à bout de cette entreprise qu’il admirait, d’autre part. Moi, le naïf, je me suis dit qu’un tel expert devait voir juste et j’ai vendu à 28$ l’action, avant qu’il ne soit trop tard. Trois ans plus tard, Merck vient d'arriver à un règlement pour l'ensemble des poursuites et l’action de Merck ne cesse de monter, elle vaut aujourd'hui $56.

Tout ça pour vous dire, qu’il peut être utile d’écouter les autres, que les analystes ont des connaissances plus étendues que la plupart d’entre nous, mais qu’en bout de ligne, après avoir fait vos devoirs avec sérieux, vous devez d’abord vous écouter et personne d’autre. Après tout, c’est de votre intérêt dont il s’agit, comme dit le monsieur dans la publicité.

vendredi 28 septembre 2007

LES LEÇONS DE L’INVESTISSEUR : les analystes financiers se trompent, et souvent!

L’évaluation de la valeur d’une action n’est pas une science exacte, même lorsqu’on cherche sa valeur actuelle à partir des données et des faits les plus récents. Imaginez lorsqu’on essaie de prévoir l’avenir! Les prévisions des analystes sur les futurs bénéfices par action et les prix cibles, au delà du court terme, peuvent être très trompeuses. On n’a qu’à relire les prévisions faites par les analystes il y a un an, pour se rendre compte à quel point, mêmes les meilleurs d'entre eux sont souvent en dehors de la cible.

Plus on s’éloigne des prévisions sur l’année en cours et plus les prévisions des analystes se rapprochent de la futurologie et ne devraient pas avoir un impact majeur sur vos décisions d’investisseur. Je ne dis pas que ces prévisions de moyen terme sont sans intérêt, ou qu'elles ne sont jamais exactes, elles ne sont tout simplement pas assez fiables pour justifier votre décision à elles-seules. Rappelez-vous des taux de croissance que l'on prévoyait pour les équipementiers des télécommunications comme Nortel! Je préfère m’appuyer sur les données et les faits réels des plus récentes années pour me faire une idée que sur des anticipations de l’avenir.

Au début de mon parcours d'investisseur, je me référais aux écrits des analystes comme si c'étaient les paroles de l'évangile, je n'osais aller à contre-courant de leurs évaluations. Il y a un an, j’avais étudié en long et en large une compagnie minière brésilienne nommée Companhia Vale do Rio Doce (RIO). J’étais prêt à «peser sur le bouton» mais j’hésitais, le prix me convenait à 10$, mais l’analyste de Morningstar affirmait que la juste valeur de l’entreprise n'était que de 7,25$ et que l’on ne devrait considérer l’achat que si l'action descendait à 5$. Je me suis écouté et j’ai acheté malgré tout, un an plus tard l’action vaut près de 34$.

Il y a des analystes et il y a des gourous. Un de ces gourous futurologues qui fait beaucoup de dommages est le célèbre Jim Cramer, en qui certains accordent une confiance aveugle. Jim Cramer se prononce pratiquement sur n’importe quelle compagnie sur laquelle on l’interroge. Comme si c’était possible pour lui, de suivre les 6 000 compagnies que l’on retrouve dans les différentes bourses américaines. Je me suis fais prendre une fois par les propos de Cramer. Je possédais des actions de Merck au moment où les rapports d’incidents mortels concernant le Vioxx ont été publiés en 2004. Jim Cramer avait annoncé la mort probable de Merck, ce géant pharmaceutique pourtant réputé pour le sérieux de ses recherches et de sa gestion. Cramer affirmait que les poursuites viendraient à bout de cette entreprise qu’il admirait, d’autre part. Moi, le naïf, je me suis dit qu’un tel expert devait voir juste et j’ai vendu à 28$ l’action, avant qu’il ne soit trop tard. Trois ans plus tard, l’action de Merck ne cesse de monter, elle vaut aujourd'hui près de 52$.

Tout ça pour vous dire, qu’il peut être utile d’écouter les autres, que les analystes ont des connaissances plus étendues que la plupart d’entre nous, mais qu’en bout de ligne, après avoir fait vos devoirs avec sérieux, vous devez d’abord vous écouter et personne d’autre. Après tout, c’est de votre argent dont il s’agit, comme dit le monsieur.