dimanche 26 juillet 2009

Trop tard pour monter à bord?

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À la fin janvier, face à des marchés dépressifs, j'écrivais le texte suivant:

Les marchés hyper dépressifs, comme le marché boursier actuel, ont leurs avantages: ils permettent à celui qui décide d'investir en bourse pour la première fois, de se constituer un solide portefeuille à bon marché. Quand la marée boursière baisse, toutes les compagnies baissent, même celles de qualité. Encore quelques semaines de déprime boursière et une baisse de la valeur du dollar US face au dollar canadien (pour réduire les coûts attribuables au taux de change) et ces fruits de qualité seront mûrs... (Un portefeuille de blue chips pour presque rien, 25 janvier 2009)

Depuis les marchés ont effectivement connu quelques semaines de déprime additionnelle jusqu'à la mi-mars et puis ce fut la spectaculaire remontée (ex. S&P500: + 47%). Est-ce que cette forte remontée est à la veille de s'essouffler? Est-il trop tard pour embarquer, faut-il maintenant attendre un ressac avant d'entrer dans ce marché si on ne l'a pas encore fait? Je serais effectivement craintif d'investir maintenant, bien que je ne crois pas à un recul important au cours des prochains mois.

Encore une fois, la qualité demeure le meilleur choix. En janvier, je vous proposais 20 titres de qualité à bon marché pour se constituer un solide portefeuille. Quelle a été leur remontée et constituent-ils encore des aubaines à leurs cours actuels. À vous de juger:

Dans l'ordre: nom de la compagnie, son code boursier, le cours maximum atteint par l'action au cours des cinq dernières années en date du 25 janvier dernier, son cours le 25 janvier et son cours actuel:

Alcoa (AA-NYSE), $48.77 - $8.33 - $11.04
Arcelormittal Sa Luxembourg (MT-NYSE), $104.46 - $21.76 - $37.45
Autodesk (ADSK-Nasdaq), $51.00 - $16.26 - $21.96
Banque Royale du Canada (RY-TSX), $60.00 - $28.08 - $50.77
Black & Decker Corporation (BDK-NYSE), $95.71 - $36.43 - $37.00
Boeing (BA-NYSE), $107.83 - $41.98 - $42.11
Bombardier (BBD.b-TSX) $8.80 - $4.50 - $3.64
British Telecom (BT-NYSE), $68.60 - $15.29 - $19.11
Cisco Systems, Inc (CSCO-Nasdaq), $32.71 - $15.89 - $21.89
Deere & Company (DE-NYSE), $94.76 - $36.62 - $42.45
Dow Chemical Company (DOW-NYSE), $56.16- $14.50 - $20.15
General Electric (GE-NYSE), $41.87 - $12.03 - $12.04
Harley-Davidson (HOG-NYSE), $75.87 - $11.50 - $21.58
Intel Corporation (INTC-Nasdaq), $32.35 - $13.12 - $19.40
Microsoft (MSFT-Nasdaq), $37.50 - $17.20 - $23.53
Nokia Corporation (NOK-NYSE), $39.71 - $12.20 - $13.20
Pfizer (PFE-NYSE), $38.49 - $17.45 - $16.50
Philips Electronics N.V. (PHG-NYSE), $44.73 - $16.16 - $21.74
Starbucks Corp (SBUX-Nasdaq), $38.75 - $9.08 - $17.52
Unilever PLC (UL-NYSE), $38.19 - $22.30 - $25.38
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vendredi 24 juillet 2009

Suggestion d'un site sur les matières premières et les devises

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La bourse va drôlement bien depuis quelque temps, les scénarios de reprise économique semblent l'emporter sur ceux qui prévoyaient que la récession allait se prolonger en 2010... La patience des investisseurs qui ont tenu le coup au milieu de la tempête et qui ont continué à investir malgré tout, serait-t-elle en train d'être récompensée?

Je n'ai pas beaucoup écrit sur mon blogue au cours des dernières semaines, je suis en vacances, je serai plus productif à compter du début août.

Je vous propose entre-temps un nouveau site sur un sujet fort intéressant: l'évolution des prix des matières premières et de la valeur des devises: l'Édito Matières Premières & Devises à l'adresse suivante http://www.edito-matieres-premieres.fr/index.html. Vous pouvez également vous abonner et recevoir un courriel à la parution d'un nouveau texte.
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dimanche 12 juillet 2009

Faut-il éviter les "penny stocks"?

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Les "penny stocks" sont les titres qui se transigent à une valeur inférieure à $1.00 l'action. On retrouve dans ce groupe beaucoup de petites entreprises en développement qui n'ont pas encore fait leurs preuves. On y compte également des entreprises dont le titre valait beaucoup plus mais qui viennent de connaître de sérieuses difficultés qui les ont amenés dans cette zone hautement volatile. Un penny stock peut en effet monter ou descendre de 10% à l'intérieur d'une seule séance.

À cause de cette volatilité extrême, ces titres sont suivis d'abord par les day traders pour qui l'avenir de l'entreprise a peu d'importance, ce qui les intéressent plutôt c'est le mouvement de l'action à court terme et puisque les penny stocks bougent beaucoup, ils sont comblés. Munis d'outils d'analyse technique, ils chercheront à faire un gain vite fait sur le mouvement soit à la hausse ou à la baisse (ventes à découvert) du titre.

Pour les investisseurs de type "valeur", l'intérêt est moins évident. Certes, certaines entreprises dans leurs premières années ont stagné dans cette zone avant d'en sortir, suite à l'atteinte de la rentabilité, rapportant du même coup un fort rendement pour les actionnaires patients. Mais pour ces rares réussites, combien de ces petites entreprises ont végété pendant des années, s’abreuvant périodiquement en capitaux par des émissions de nouvelles actions qui venaient diluer l'avoir des actionnaires? Ou pire, combien ont finalement capitulées faute de moyens financiers, laissant les actionnaires avec les mains vides?

Pour ce qui est des plus grandes entreprises qui sont descendues dans cette zone après des difficultés majeures, j'ai constaté que la baisse du titre sous le $1.00 marquait pour la plupart d'entre elles le début de la fin (ex. Nortel, Abitibi-Bowater, Delphi...). J'ai misé sur plusieurs de ces "mourants en sursis", m'obstinant à refaire une mise quand le titre se retrouvait à $0.75, puis à $0.50 ou même sous les $0.25... Comme si je refusais de voir la réalité en face.

À certaines occasions, mes "paris" ont fonctionnés. J'ai acheté des actions du Groupe ADF (DRX-TSX) à $0.27, le titre vaut $2.23 aujourd'hui. J'ai parié sur la survie de Avis Budget Group (CAR-NYSE) à $0.70 en décembre dernier, le titre se transige maintenant $5.74. J'ai également vu juste en investissant dans Bank of Ireland (IRE-NYSE) à $0.87, alors que le titre vaut $7.09 aujourd'hui. Mais pour ces quelques "billets gagnants" qui ont porté fruit, combien de ces placements m'ont laissé avec rien en bout de ligne? Si je faisais le bilan de mes investissements dans des penny stocks, je découvrirais que ce bilan est largement négatif et que ces placements sont venus miner mes résultats nettement plus positifs dans des entreprises plus solides, en meilleure situation financière.

Je ne vous recommande finalement pas la table des penny stocks au casino de la bourse, vous ferez peut être "la passe" lors d'une première mise, mais à la longue, vous risquez davantage d’y laisser votre chemise.
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samedi 11 juillet 2009

Jason Crigler - The Books On The Shelf

Connaissez-vous l'histoire de Jason Crigler? Je ne la connaissais pas avant d'avoir vu ce soir (PBS) le très beau documentaire d'Eric Daniel Metzgar : "Life. Support. Music.". En 2004, Crigler, au milieu d'un spectacle a subi une hémorragie cérébrale massive qui a paralysé son cerveau, l'a rendu incapable de parler et encore moins de marcher pendant des mois. Petit à petit, à force de détermination, entouré d'une famille exceptionnelle, il a remonté la pente et aujourd'hui il a recommencé à faire de la musique, comme en témoigne ce vidéo et cette chanson où il raconte un peu ce qu'il a vécu.

Site web de Jason Crigler : http://www.jasoncriglermusic.com/index.html

Site web du documentaire Life.Support.Music: http://www.lifesupportmusic.org/
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jeudi 9 juillet 2009

Sept blogues à visiter

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Ce qu'il y a de merveilleux avec les blogues c'est la diversité des thèmes et la démocratisation de l'expression. Vous n'avez pas à être un expert pour vous exprimer: prenez, moi, je ne suis en rien un expert des marchés boursiers et je m'exprime sur le sujet depuis près de deux ans. Remarquez que parfois je ferais mieux de me taire... mais ça, c'est une autre histoire.

Donc, dans la blogosphère on retrouve de tout, pour tous les goûts et tous les intérêts. Aujourd'hui, j'aimerais vous parler de sept blogues amis, blogues non-boursiers, nourris quasi quotidiennement par des gens généreux de leur temps (parce que cela en demande) qui écrivent pour le plaisir d'échanger avec d'autres internautes et de partager leurs trouvailles.

Vous aimez les chats? Vous appréciez la compagnie de ces petits êtres affectueux, langoureux et fiers? Alors, vous vous devez de visiter le blogue no 1 des amateurs de chats au Québec: Minemine et compagnie http://minemineetcoe.blogspot.com/ Il n'y a pas de plus grande passionnée de l'espèce féline que cette blogueuse qui écrit toujours avec sensibilité, tendresse et humour sur ce sujet qui lui est si cher.

Je vous invite également à visiter les blogues de deux très sympathiques marseillais, un couple, des amateurs de chats, de bonne cuisine, de vins, de peintures, de voyages, de littérature et de plein d'autres sujets. Des passionnés, eux aussi:

elle, c'est Les peintures de Norma C http://lespeinturesdenormac.blogspot.com/
et lui, c'est Totirakapon http://totirakapon.blogspot.com/

Hispong Elbayne se décrit comme "un fonctionnaire pitonneux qui s'pogne le beigne avec l'argent de vos taxes". J'en doute, parce qu'il me semble au contraire très travaillant, du moins, côté navigation internet: il alimente son blog à un rythme infernal, discutant de mille et un sujets, insérant des vidéos et toutes sortes de trouvailles. Ça vaut le détour: Y s'pogne le beigne http://hispong-elbayne.blogspot.com/

Un mot sur la charmante et chaleureuse tenancière de La Taverne Absurde, une nouvelle maman qui sait nous émouvoir et nous faire rigoler, surtout lorsqu'elle est confrontée à la bêtise humaine. Et puis, j'aime le choix musical qu'elle nous offre pour accompagner notre visite dans sa Taverne Absurde http://lataverneabsurde.blogspot.com/

Finalement, mes deux blogues d'humour préférés, dont je vous ai déjà parlés:
Monsieur Réponse, dont le savoir infini qui l'habite, lui permet de répondre à toutes les questions, même les plus complexes que vous pouvez vous poser: http://monsieurreponse.blogspot.com/

et en terminant, le blogue des deux ivrognes les plus hilarants du Québec, Goyette et Michaud, qui nous racontent leurs mésaventures d'éternels incompris: Hier j'tais chaud http://www.hierjtaischaud.com/

Merci à ces braves blogueurs pour leur "petite entreprise" qui ne leur rapporte pas un sous, mais qu'ils entretiennent avec soin, dont ils nous ouvrent les portes avec générosité à toutes heures du jour.

P.S. En juin 2008, on comptait déjà 133 millions de blogues à travers le monde. La durée de vie moyenne d'un blogue serait de trois mois...

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Bonne question...

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Un lecteur, Jean-François, me pose la question suivante, suite à mon dernier post:

J'aimerais que vous expliquiez votre commentaire : "Ces rapaces sont parvenus à mettre Lehman Brothers au plancher et à l'amener à la faillite".Si des spéculateurs décidaient de vendre Coca-Cola à découvert jusqu'au prix de zéro, la compagnie n'irait pas en faillite et continuerait de faire des affaires normalement. Des investisseur verraient l'aubaine et le prix remonterait à un niveau justifiable en fonction des bénéfices.

Vous avez raison Jean-François : une telle opération n'est possible qu'avec une "bête" qui est déjà blessée. Les vautours de spéculateurs, qu'on devrait peut-être davantage qualifier de "manipulateurs du marché", ne s'attaqueraient effectivement pas au titre de Coca-Cola.

Lehman Brothers était déjà blessée (investissements importants dans les prêts subprimes), mais cette blessure n'aurait probablement pas été fatale sans la présence des vautours. Pour une banque d'investissement comme Lehman Brothers, tout comme pour une compagnie d'assurances comme AIG, le mot clef est CONFIANCE. Lorsque des rumeurs entretenues par les spéculateurs professionnels se répandent sur Wall Street comme une traînée de poudre et qu’en même temps le titre chute, la panique s’installe sournoisement, peu à peu les clients retirent leurs investissements et progressivement, même si vous n'étiez pas dans un état critique, vous le devenez de jour en jour.

La chute du cours boursier de votre action, même si elle n'est que le fruit de la manipulation des grands spéculateurs, contribue d'heure en heure au mouvement de panique. Personne ne comprend exactement ce qui arrive, mais les marchés ont horreur du doute, alors d'autres retraits de clients de Lehman Brothers se produisaient, en entraînant de nouveaux, créant un siphon vers le bas. Lehman Brothers s'est finalement retrouvée avec une crise de liquidité réelle, mais avec une action dont la valeur fondait à vue d'oeil, personne ne voulait plus se porter à sa rescousse et embarquer sur ce bateau qui prenait l’eau, ce qui amenait d'autres clients à retirer leurs placements et ainsi de suite.

Je ne suis pas un spécialiste de ces questions, je ne suis qu’un simple investisseur, mais je ne suis pas le seul à prétendre que les vautours de spéculateurs/manipulateurs, tels les grands fonds de couverture (hedge funds), ont causé la faillite de Lehman Brothers, en minant la confiance qui la soutenait par une attaque systématique et artificielle sur la valeur de son action. J’observe le titre de AIG et je vois que le cours vient de descendre sous les $10 et je me pose la question en tant que simple actionnaire de AIG : sommes-nous en train d’assister à une répétition de ce qui a été fait à Lehman Brothers? Je n’ai pas la réponse, l’avenir nous le dira.
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AIG, victime d'une attaque systématique des spéculateurs institutionnels?

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La descente d'AIG (AIG-NYSE) depuis son reverse split de la semaine dernière ne fait plus de sens, on pouvait s'attendre à un recul, mais là, avec le titre qui touche les $10, il y a anguille sous roche: AIG est visiblement victime d'une attaque systématique des vendeurs à découvert (short sellers) institutionnels (hedge funds). La déclaration d'un analyste ce matin qui laisse entendre que le titre pourrait n'avoir aucune valeur pour les actionnaires (equity) est drôlement pratique pour ceux qui veulent profiter de la descente: un véritable carburant jeté sur un début d'incendie... Il est envoyé par qui ce prophète de malheur?

Ces rapaces sont parvenus à mettre Lehman Brothers au plancher et à l'amener à la faillite, ils s'acharnent maintenant sur une nouvelle proie. Ils utilisent des techniques sophistiquées et usent de leurs moyens énormes pour créer artificiellement une spirale descendante qu'ils alimentent tout au long de la descente, prenant au passage leurs profits morceau par morceau, heure par heure, dans ce va et vient infernal de ventes et de rachats à la baisse.

Il y a également un enjeu politique pour l'administration Obama qui compte dans ces milieux de la spéculation institutionnalisée des ennemis de taille. AIG, c'était l'entreprise "trop grande pour faire faillite" que le gouvernement américain a secouru pour éviter un effet domino catastrophique. Si la descente d'AIG se poursuit, il pourrait y avoir un impact négatif sur les marchés et sur le capital politique d'Obama, à la veille de l'affrontement avec les compagnies d'assurances sur la réforme du système de santé. Est-ce que je tombe dans la paranoïa politico-boursière? Je ne crois pas, les milieux financiers et politiques (républicains) américains sont habités par une multitude de personnes sans scrupules et sans principes, pour qui la fin justifie les moyens.
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mardi 7 juillet 2009

AIG confirme ma théorie du "reverse split"

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La semaine dernière je vous faisais part de mon observation sur le mouvement des cours boursiers des entreprises qui font un "reverse split" ou si vous préférez, un regroupement d'actions. Ma conclusion: habituellement, impact négatif à court terme sur la valeur boursière du titre. Je donnais l'exemple de AIG (AIG-NYSE) qui s'apprêtait à faire un regroupement d'actions qui allait transformer 20 actions en une seule. Au moment du "reverse split", le titre valait en principe, $23.20. Je prédisais qu'il allait descendre pas mal plus bas suite à cette opération. Et bien, le titre d'AIG à touché $13.65 ce matin, perdant plus de 40% de sa valeur en trois séances et une heure de transaction. Ma théorie du "reverse plit" s'en trouve davantage confirmée.
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mercredi 1 juillet 2009

AIG: le regroupement des actions n'a pas impressionné les investisseurs

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Le titre d'American International Group (AIG-NYSE) m'a donné raison aujourd'hui. Ce matin, avant l'ouverture des marchés, je prédisais un recul du titre suite au regroupement des actions (reverse split) qui transformait 20 actions en une seule. Le titre a effectivement chuté de 22%, passant de $23.20 à $18.08.

AIG qui était le plus important assureur au monde avant de s'embourber dans des PCAA désastreux, appartient maintenant en bonne partie au gouvernement américain, suite à une opération de sauvetage financier dont la compréhension des arrangements dépasse mon niveau de compétence. Qu'est-ce qui va rester de cette immense entreprise une fois la tempête passée? Peut-elle redevenir rentable? Que valent ses actifs actuels face à son passif? Investir dans AIG c'est en quelque sorte acheter un billet de loterie pour un simple investisseur comme moi. L'analyste de Morningstar se dit même incapable de donner une valeur au titre, tellement il y a de variables incertaines dans l'équation.

Le 29 juin 2007, il y a deux ans, le titre a terminé la séance à $70.03, c'était avant les révélations sur les placements désastreux de AIG et avant le reverse split de ce matin. Si l'on tient compte de ce reverse split de 1-20: le titre se transigeait pour l'équivalent de $1,400 l'action il y a exactement deux ans, je vous rappelle qu'il a terminé la séance d'aujourd'hui à $18. Il a donc perdu près de 99% de sa valeur en 24 mois. Assez hallucinant pour une entreprise qui était considéré comme étant un blue chip à l'époque.

Je garde malgré tout un oeil sur AIG au cours des prochains jours. Est-ce que l'effet négatif du reverse split va l'envoyer encore plus bas? Je vais essayer de voir si ceux qui en savent un peu plus et qui sont équipés pour mieux démêler ce casse-tête, seront prêts éventuellement à parier sur ce grand malade... Si c'est le cas, je m'achèterai peut-être une couple de ces billets de loterie, mais pas beaucoup, promis-juré! Hé là, je suis un investisseur, pas un gambler, tout de même!
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"Reverse split": perte importante de valeur boursière à court terme?

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Lorsqu'une entreprise dont le titre regroupe des millions d'actions, décide d'en réduire le nombre en divisant par un ratio leur nombre actuel, on parle d'un "reverse split" ou d'un "regroupement d'actions". Ainsi, dans un regroupement d'actions, si vous possédiez 1000 actions à $0,08 de la compagnie X et que le nombre diviseur est 10, vous allez vous retrouver avec 100 actions qui valent en théorie maintenant $0,80 chaque. Le reverse split est souvent utilisé par des entreprises dont le titre se transige à une très basse valeur (penny stocks) dans l'espoir de leur permettre de relever cette valeur et de répondre ainsi à un critère pour se maintenir sur une bourse principale.

J'ai remarqué au fil des ans que cette opération constitue cependant une sorte de "baiser de la mort", puisque ces titres sont rapidement abandonnés par les day traders qui les manipulent quotidiennement dans un but strictement spéculatif de profit rapide: ainsi, ils achèteront un titre à $0.04 pour le revendre dès qu'il aura touché les $0.05, encaissant du même coup un profit de 25%. Lorsque la valeur du titre quitte cette zone hyper spéculative après le regroupement d'actions, ils auront tendance à l'abandonner pour satisfaire leur appétit spéculatif ailleurs: cela se traduira par une baisse d'activité sur le titre.

Selon mon observation, après un regroupement d'actions, le cours des titres a tendance à descendre rapidement dans les séances qui suivent. Ainsi, la compagnie Victhom Human Bionics (VHB-TSX) a effectué récemment un reverse split qui transformait 10 actions en une seule action. L'action qui se transigeait à $0.06 la veille du reverse split, devrait donc en théorie valoir $0.60 aujourd'hui. Cependant, après quelques séances, le titre ne vaut déjà plus que $0.36, ce qui semble confirmer à nouveau mon observation. Je pourrais nommer de multiples exemples de cet effet de perte de valeur boursière pour les actionnaires qui gardent leurs actions après un reverse split.

Ce matin, nous allons observer un important reverse split, celui d'une compagnie qui était la plus grande compagnie d'assurance au monde il n'y a pas longtemps, avant qu'elle ne tombe dans le marais des PCAA: American International Group (AIG-NYSE). Déjà, depuis que les intentions du reverse split sont connues, le titre a perdu beaucoup de sa valeur: à la fermeture hier il se transigeait à $1.16, alors qu'il s'échangeait près des $2.00 il y a quelques semaines à peine. Le reverse split d'AIG va diviser le nombre d'actions par 20: puisque le titre a clôturé hier à $1.16, il devrait valoir à l'ouverture ce matin: $23.20 l'action. Combien pariez-vous qu'il va se retrouver rapidement beaucoup plus bas?

Est-ce que vous partagez mon observation sur l'impact des reverse splits sur le cours des titres à court terme?
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dimanche 28 juin 2009

Lear: dette fatale

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Tous les grands fabricants d'automobiles nord-américains et pratiquement tous leurs fournisseurs de pièces, traînaient d'énormes dettes depuis de nombreuses années. Ils parvenaient à survivre malgré tout, des institutions financières leur consentant périodiquement des renouvellements de prêts basés sur la valeur de leurs actifs.

Quand j'ai commencé à m'intéresser au marché boursier en 2002, je fus surpris de constater l'énormité de ces dettes versus l'avoir des actionnaires (equity). Il semblait que ce fait était acceptable pour cette industrie, alors qu'il ne l'était pas pour d'autres. Tout de même, GM n'allait quand même pas faire faillite un jour! Ce qui était bon pour GM était bon pour l'Amérique!


Une énorme dette est une bombe à retardement prête à exploser au visage de l'investisseur, lorsque se présentera une conjoncture défavorable qui mettra le feu à la mèche. C'est ce qui est arrivé à l'industrie automobile nord-américaine avec la récession actuelle qui a vu chuter de façon catastrophique les ventes d'automobiles, en même temps que le crédit devenait soudainement rarissime suite à la crise des "subprimes". En fait, l'industrie automobile nord-américaine vivait sur du "temps emprunté" depuis quelques décennies.

Comme des milliers d'autres petits investisseurs, je me suis aventuré sur ce terrain miné et j'en ai payé le prix: j'y ai perdu beaucoup d'argent. Une des entreprises auxquelles je croyais, parce que son bilan financier me semblait un peu plus solide, le fabricant de pièces d'automobiles Lear Corporation (LEA-NYSE), est la dernière victime emportée par la spirale qui aspire cette industrie vers le fond. Selon un article du Wall Street Journal publié vendredi matin, Lear s'apprêterait cette semaine à se mettre sous la protection du Chapitre 11, l'impact sur le titre fut immédiat: il a clôturé la séance du vendredi à $0,36, très loin des $61 l'action qu'il avait atteint à la fin 2004.

Je peux me consoler en me disant que je n'ai pas été le seul à sous-estimer la vulnérabilité de Lear au poids de sa dette: le grand investisseur Carl Icahn, spécialiste des achats d'entreprises sous-évaluées, ne l'avait pas vu venir non plus. À l'été 2007, Icahn avait fait une offre pour racheter l'ensemble des actions de Lear à $37,25 l'action! Les actionnaires, moi le premier, flairant les perfides intentions de ce faucon d'acquéreur, avaient rejeté cette offre! Carl Icahn doit être mort de rire aujourd'hui....
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mercredi 24 juin 2009

Croisée des chemins?

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Hier, la moyenne mobile des 7 dernières séances du S&P 500 est passée sous sa moyenne des 28 dernières séances pour la première fois depuis la mi-mars. Est-ce le signal d'une accentuation de la descente des marchés? Peut-être que cette tendance ne se confirmera pas au cours des prochains jours et que les deux moyennes vont se recroiser à nouveau mais cette fois dans la bonne direction, suite à quelques séances positives. Mes connaissances techniques sont très limitées mais j'avancerais que nous sommes à la croisée des chemins: ou l'indice repart rapidement vers le haut, ou il s'embourbe pour les mois d'été, direction S&P500 vers les 800-820 points. Qu'en pensez-vous?

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mercredi 10 juin 2009

Virage technique

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J'ai assisté lundi soir à une conférence de M. Charles Langford, professeur à l'UQAM, sur les techniques de base en analyse technique. Moi qui étais réticent devant ces méthodes qui consistent à analyser uniquement le mouvement des cours boursiers, j'ai senti pour la première fois un intérêt pour le sujet.

Je demeure un adepte de l'analyse fondamentale, mais à cette époque où les marchés boursiers ressemblent de plus en plus à des casinos où les joueurs sont plus intéressés par le mouvement des titres que par la valeur des entreprises, on ne peut passer à côté des enseignements que nous apporte cette approche d'investissement. À partir de maintenant, je vais essayer de concilier ces deux écoles de pensée: je vais d'abord repérer les titres intéressants en analysant leurs données fondamentales et déterminer par la suite le bon moment d'achat ou de vente avec les outils techniques.

En ayant soumis les titres que je possède à un test technique très élémentaire (comparaison des moyennes mobiles sur 7 et 28 jours pour repérer les croisements de tendances), je fais le constat suivant: il y a eu récemment (dernier mois) 25% de mes titres qui ont vu ces moyennes se croiser: donnant soit un signal d'achat (7%), soit un signal de vente (18%). La descente des marchés ne me semble donc pas visible à court terme, mais il y a quand même des nuages à l'horizon... Est-ce que le novice technique que je suis, vois juste?
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mercredi 20 mai 2009

Hewlett-Packard: un recul qui créera une occasion d'achat?

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Les marchés n'ont pas aimé les résultats trimestriels présentés hier soir par Hewlett-Packard (HPQ-NYSE). Le titre, après la fermeture des marchés réguliers, a chuté de 5% à $34,75. Cette réaction a suivi l'annonce d'un bénéfice trimestriel de $0,70 l'action, il était de $0,80 au même trimestre l'an dernier. Les revenus ont reculé de 3% à 27,4 milliards de USD. Les ventes reliées au matériel informatique (hardware) ont chuté de façon importante (-19%) suite au ralentissement économique: ordinateurs de bureau (-24%), ordinateurs portables (-13%), imprimantes (-27%). Les ventes de logiciels ont également diminuées de 15%. Ce sont les revenus attribuables à l'acquisition d'Electronic Data Systems dans les services informatiques qui ont permis aux ventes de n'enregistrer qu'un recul total de 3%, cette division a pratiquement doublé ses revenus suite à l'intégration d'EDS.

Si le titre recul davantage au cours des prochaines séances, il pourrait devenir, selon moi, une occasion d'achat. Je m'explique: la transformation en cours chez Hewlett Packard, d'une compagnie de matériel informatique à une entreprise de services informatiques d' entreprise m'apparaît prometteuse pour ses marges bénéficiaires, puisque les pourcentages de bénéfices sont plus élevés du côté des services. De plus, cela crée une stabilisation dans les revenus, puisqu'une entreprise qui confie la gestion de ses services informatiques à HP ne lui retirera pas son contrat du jour au lendemain sans raison majeure, étant donné l'impact d'un tel changement sur ses opérations. IBM a effectué un virage similaire et s'en porte très bien aujourd'hui.

C'est pour cette raison que Hewlett-Packard est maintenant sur mon radar: une chute du titre sous les $33 au cours des prochains jours, constituerait un bon point d'entrée selon moi.

Mise en garde: Ce n'est que ma modeste opinion de simple investisseur, si cette entreprise vous intéresse, vous devrez fouiller davantage ses états financiers avant, pour vous faire votre propre idée. Je serais curieux de connaître votre opinion par la suite.
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vendredi 15 mai 2009

Sur mon radar: TEREX CORPORATION

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Le secteur de la fabrication d'équipements lourds destinés à la construction et à l'industrie minière est hautement cyclique et très compétitif. On y retrouve de grandes entreprises qui dominent le marché depuis des années et dont les noms nous sont familiers: Caterpillar, John Deere, Ingersoll-Rand, Komatsu et autres. Depuis dix ans, une compagnie en faisant plusieurs acquisitions est parvenue à se glisser dans ce groupe de tête : Terex Corporation (TEX-NYSE). Son titre a été durement malmené au cours des derniers mois, suite à la chute de la demande pour ce type de produits: passant de plus de $70 en juin dernier à moins de $8 au début mars, aujourd'hui il se situe à $14,42.

Le ralentissement économique mondial a frappé de plein front cette entreprise qui devrait voir ses revenus décliner de plus de 40% cette année et avoir une marge bénéficiaire négative. Si on regarde au delà de la conjoncture actuelle peu reluisante, cette entreprise, à son cours actuel, peut offrir un potentiel de rendement intéressant d'ici quelques années. Avant le ralentissement économique et la contraction de la demande pour les équipements lourds, Terex était parvenue à générer des retours annuels sur l'avoir des actionnaires d'environ 25%, entre 2004 et 2008. Ses bénéfices par action durant ces quatre années se situaient en moyenne dans les environs des $3,50. Terex par ses acquisitions était parvenue à occuper la première ou la deuxième position dans plusieurs niches de ce secteur d'activité.

Voici quelques avantages que l'anaylste de Morningstar mentionne au sujet de cette entreprise:
  • la diversité de produits de Terex qui ne fabrique pas que les équipements lourds traditionnels (ex. chargeuses à chaînes) mais des grues-mobiles, des plate-formes élévatrices, des camions pour l'installation des câbles de télécommunication et autres
  • son bon positionnement dans des niches spécifiques qui met l'entreprise plus à l'abri des gros joueurs, tel Caterpillar
  • les économies de synergie qu'elle pourra faire suite à l'intégration et à la consolidation de ses nombreuses acquisitions des dernières années
  • son utilisation de la sous-traitance pour la fabrication qui réduit ses coûts de production
  • plus de 70% de ses ventes sont destinées à l'extérieur des USA, ce qui réduit sa vulnérabilité à l'état de cette économie

La situation financière de Terex semble suffisamment forte pour passer sans trop de difficulté à travers la présente contraction de la demande. Les résultats des prochains trimestres vont continuer à être très modestes, cependant, au delà de la récession, cette entreprise devrait revenir à nouveau à une bonne rentabilité. Les investissements des gouvernements dans les infrastructures, comme moyen de relance de l'économie, devraient bénéficier à cette industrie à compter de 2010. Je crois que ce titre, à moyen terme, offre de bonnes possibilités de redressement et de rendement.

Mise en garde: Ce n'est que ma modeste opinion de simple investisseur, si cette entreprise vous intéresse, vous devrez fouiller davantage ses états financiers avant, pour vous faire votre propre idée. Je serais curieux de connaître votre opinion par la suite.

Site web de Terex Corporation
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jeudi 14 mai 2009

Information pertinente pour l'investisseur: la rémunération des dirigeants

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Les revenus des dirigeants d'entreprises ont augmentés de façon scandaleuse depuis une quinzaine d'années: en bout de ligne, ce sont les actionnaires des entreprises qui payent pour ces excès que les gestionnaires et les membres des conseils d'administration s'accordent. J'ai donc trouvé intéressant de retrouver sur le site Market Watch une nouvelle information pour chaque entreprise: EXEC PAY ou si vous préférez, rémunération des dirigeants. Ainsi, si vous êtes intéressé à investir dans une entreprise, vous pouvez d'abord aller visiter cette section dans la fiche de l'entreprise. Cela vous en dira long sur la culture de l'entreprise et sur le respect que l'on accorde aux actionnaires et aux travailleurs.

Malheureusement, vous n'allez retrouver que la rémunération de base, pas les encaissements ponctuels de "stock options" qui font que certains patrons passent périodiquement à la caisse pour encaisser la magot. C'est du côté des options sur actions que l'on a atteint des sommets jamais vus depuis quelques années. Pour avoir une idée des "cadeaux" octroyés, vous devrez fouiller dans la section "Insider Actions" et ce n'est pas toujours évident de s'y retrouver.

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mercredi 13 mai 2009

Rapport annuel de Bombardier: 10/10!

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De ce temps-ci, ma boîte aux lettres se remplie quotidiennement de rapports annuels. J'ai reçu celui de Bombardier hier (BBD.B -TSX), si je pouvais donner un premier prix pour la qualité des rapports annuels, celui de Bombardier obtiendrait la première position cette année, haut la main!

On y retrouve non seulement les données financières habituelles mais beaucoup d'information sur les orientations et les stratégies retenues, sur les produits fabriqués, ainsi que sur les enjeux et les défis qui attendent l'entreprise. Le tout est présenté dans un format irréprochable, agréable à consulter et d'une très grande clarté. Les deux divisions, Aéronautique et Transports en commun, ont droit à des rapports de gestion spécifiques. Pour l'investisseur qui songe à investir dans cette entreprise, la lecture préalable de ce document sera d'une grande utilité et est un incontournable.

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mardi 12 mai 2009

Des milliers de titres: trois catégories

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Selon moi, il y a trois trois catégories d'actions, en fonction de la solidité financière des entreprises, de la position qu'elles occupent dans leur marché, de la qualité de leur direction et autres éléments qui déterminent, en quelque sorte, le niveau de risque de l'investissement.

Catégorie A: les valeurs sûres, l'élite. Appartiennent à cette catégorie les entreprises qui ont un bilan financier irréprochable, qui génèrent d'importants flux de trésorerie (cash flow) qui leur permettent de faire des acquisitions de qualité au moment opportun, des entreprises qui occupent la première position dans leur marché et qui possèdent des marques reconnues, etc (ex. Microsoft, Coca-Cola, Google, Cisco Systems). Habituellement, ces titres comportent un niveau de risque peu élevé sur une perspective de quelques années. En contrepartie, on ne peut espérer un rendement spectaculaire à court terme: leur prix est assez bien ajusté à leur valeur réelle. En nombre, c'est le plus petit groupe, moins de 5% des entreprises environ.

Catégorie B: les "entreprises ordinaires", les compagnies moyennes. Ces entreprises ont des actifs non négligeables mais n'ont pas un dossier impeccable: elles sont en deuxième, troisième ou quatrième position dans leur marché, elles ne possèdent pas les marques les plus reconnues, leurs bilans financiers peuvent contenir un niveau d'endettement un peu trop élevé et inquiétant, leurs directions prennent parfois des décisions discutables (ex. mauvaises acquisitions), etc.

À cause de ce dossier qui comporte des plus et des moins, des points d'interrogation et des risques, dans un marché baissier (bear market) les titres de catégorie B baisseront davantage que ceux de l'élite. En contrepartie, après avoir été plus durement amochés dans la baisse des marchés, plusieurs d'entre eux se redresseront de façon importante dans un marché haussier (bull market): leur rendement à court terme, pourra même être plus élevé que celui des entreprises stables et reconnues, ces titres feront en quelque sorte un rattrapage par rapport à leur valeur réelle. Ces gains seront cependant vulnérables: les titres de ces entreprises fluctuent davantage que ceux de la catégorie A et, sur plusieurs années, leur rendement sera globalement inférieur à celui des entreprises d'élite. En nombre, c'est entre 25 et 30% des entreprises inscrites en bourse.

Catégorie C: les "billets de loterie". Ces entreprises sont souvent en bourse uniquement parce qu'elles ont besoin de capitaux pour se développer, ou simplement survivre... Plusieurs de ces entreprises de petite taille seront dans le décor pendant des années, elles végéteront, connaîtront une remontée pendant quelques mois suite à une nouvelle, puis retomberont dans l'oublie. Un titre peut ainsi se transiger pendant dix ans, sans offrir rien de vraiment intéressant à l'investisseur, surtout pas la stabilité! Un jour, ces entreprises se mettront à péricliter suite à un évènement, à une crise financière, à la non-approbation d'un médicament: elles feront alors de nouvelles émissions d'actions pour survivre qui viendront diluer la valeur des actions existantes, ou pire, se retrouveront éventuellement sous la protection du Chapitre 11. Je mets également dans cette catégorie, les entreprises de grande taille qui ont de lourdes dettes (ex. General Motors), ou qui fabriquent des produits appelés à devenir désuets, ou qui ont des problèmes de transparence ou d'honnêteté dans leur comptabilité...

Ce groupe C ne mérite pas que vous y investissiez, à moins que vous ne soyez conscient que vous achetez un "billet de loterie". En effet, les chances de se retrouver éventuellement avec rien dans les mains, sont ici élevées. En contrepartie, quand l'une de ces entreprises parvient exceptionnellement à sortir de ce groupe des "produits douteux", pour s'élever dans la catégorie B, le retour sera alors très élevé: puisque, partant de si bas, leur valeur pourra être décuplée en quelques années. Mais ces billets gagnants sont très rares, croyez-en mon expérience. En nombre, la catégorie C est la plus grosse (plus des 2/3 des titres en bourse), puisqu'elle contient toute cette multitude de "small cap" qui promettent à l'investisseur un produit miracle qui s'imposera un jour au consommateur, un médicament qui viendra à bout de la plus terrible maladie, des terrains miniers au riche potentiel... Tous ces rêves qui 19 fois sur 20 finissent par s'évaporer, après avoir fait miroiter la richesse pendant quelques années à l'investisseur qui rêvait de frapper le "coup de circuit".

Pour ma part, j'ai environ 25% d'entreprises de catégorie A, 60% de catégorie B et 15% de catégorie C (beaucoup trop, vestiges de mes premières années d'investissement...). C'est mon côté chasseur d'aubaines qui m'a conduit à cette nette prédominance des compagnies moyennes au fil des ans. Je trouve ça un peu ennuyeux d'investir dans les "blue chips", j'ai davantage de satisfaction à chercher dans la multitude d'entreprises moyennes, celles dont la valeur me semble temporairement sous-estimée ou qui ont le potentiel pour accéder un jour au "grand club". Peut-être plus excitant comme style d'investissement, mais pas nécessairement le meilleur choix pour faire fructifier ses avoirs à long terme... Et vous, la répartition entre ces trois catégories dans votre portefeuille ressemble à quoi?
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samedi 9 mai 2009

En prenant un café ensemble...

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Ce que vous pouvez lire sur ce blog ne sont que des commentaires sans prétention sur les marchés boursiers et les entreprises. Je ne suis pas un expert, je ne suis qu'un simple investisseur qui essaie de s'y retrouver dans cet univers complexe et en perpétuel mouvement.

Je sais que certains d'entre vous sont des lecteurs plus réguliers, d'une certaine façon, je vous considère un peu comme des amis. Mes propos sont donc l'équivalent de ceux que je tiendrais à un ami qui partage avec moi un intérêt pour ce domaine de l'activité humaine. C'est un peu comme si on prenait un café ensemble et qu'on s'échangeait des réflexions, encore une fois, sans prétention. Votre opinion vaut la mienne.

Puisque les marchés ont beaucoup progressé depuis deux mois, il est plus difficile de trouver des aubaines. En plus, à l'approche de l'été,on peut craindre un essoufflement de la remontée, ou même un recul des actions au cours des prochains mois. Mais la valeur des actions était descendue si bas en début d'année, qu'il n'est pas exclu que la poussée actuelle se continue durant l'été. Difficile à prévoir.

J'ai tout de même identifié des entreprises qui m'apparaissent encore sous-évaluées malgré la remontée récente des bourses. Je crois que deux secteurs n'ont pas encore vraiment entamé leur remontée et offre donc plusieurs titres valables à leur prix actuel: les services de télécommunication et le secteur pharmaceutique.

Les titres des télécommunications m'apparaissent intéressants à cause de leurs cours actuels qui reflètent la crainte d'une baisse de consommation pour ce type de services lors d'une récession. Au delà de la conjoncture économique, la place grandissante que prennent les produits de télécommunication dans nos vies ne se dément pas (téléphonie cellulaire, internet, télévision numérique). Les entreprises de télécommunication continuent de générer d'importants flux ce trésorerie libres (free cash flow), ce qui est toujours bon pour les actionnaires tôt ou tard. En contrepartie, une certaine saturation des marchés réduit les perspectives de croissance et la menace pèse toujours de voir les législateurs chercher à augmenter la compétition et à réduire les coûts des utilisateurs. En pesant le pour et le contre, plusieurs titres dans ce secteur m'apparaissent tout de même intéressants.

La correction que subissent les titres de grandes compagnies pharmaceutiques depuis quelques années me semble excessive, si l'on regarde leurs bilans financiers et leurs profits actuels et à venir. D'autant plus que l'augmentation de la durée de vie que l'on constate dans plusieurs pays est un facteur positif pour ce secteur. Les multiples prix actuel/bénéfices prévus pour la prochaine année sont à un très bas niveau pour plusieurs de ces titres. Les dividendes sont également généreux.

Par ailleurs, pour les investisseurs canadiens et européens, si le dollar US continue sa chute au cours des prochaines semaines, cela rendra les titres qui se transigent sur les marchés américains plus abordables, avec un taux de change plus favorable qu'il y a quelques mois.

Je ne vais pas expliquer pourquoi je pense que chacun des titres offre ce potentiel de gain de valeur. Je vous laisse le soin de les regarder de plus près. Peut-être, à notre prochain café, c'est vous qui allez me dire de ne pas toucher à ça, pour telle ou telle raison que vous avez trouvée en y regardant de plus près. Votre point de vue est aussi valable que le mien, on n'en sera pas moins, bons amis...

Marché canadien:
Telus Corporation (T-TSX) - $31.25
Quebecor (QBR.B - TSX) - $17,80
BCE (BCE-TSX) - $24,67
Biovail (BVF-TSX) - $13,08
Alimentation Couche-Tard (ATD.B-TSX) - $13,58

Marché US:
Pfizer (PFE-NYSE) - $14,39
Merck & Company Inc (MRK-NYSE) - $24.82
Johnson & Johnson (JNJ-NYSE) $54.98
Hewlett-Packard (HPQ-NYSE) - $34.68

Marché européen:
Deutsche Telekom AG (DT-NYSE) - $11.06
France Telecom (FTE-NYSE) - $22.67
BT Group TLC (BT-NYSE) - $14,36
Telecom Italia (TI-NYSE) - $12,78
Vodafone Group PLC (VOD-NYSE) - $18.50
Sanofi Aventis (SNY-NYSE) - $30,15
Novartis AG (NVS-NYSE) - $38,36
AstraZeneca PLC (AZN-NYSE) - $36,14
Wolseley (WOSCY-OTC) - $2.09

Marché asiatique:
SK Telecom Co Ltd. (SKM-NYSE) - $16,37
NTT DoCoMo (DCM-NYSE) - $13,95
Nam Tai Electronics Inc (NTE-NYSE) - $4,49
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