dimanche 28 juin 2009

Lear: dette fatale

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Tous les grands fabricants d'automobiles nord-américains et pratiquement tous leurs fournisseurs de pièces, traînaient d'énormes dettes depuis de nombreuses années. Ils parvenaient à survivre malgré tout, des institutions financières leur consentant périodiquement des renouvellements de prêts basés sur la valeur de leurs actifs.

Quand j'ai commencé à m'intéresser au marché boursier en 2002, je fus surpris de constater l'énormité de ces dettes versus l'avoir des actionnaires (equity). Il semblait que ce fait était acceptable pour cette industrie, alors qu'il ne l'était pas pour d'autres. Tout de même, GM n'allait quand même pas faire faillite un jour! Ce qui était bon pour GM était bon pour l'Amérique!


Une énorme dette est une bombe à retardement prête à exploser au visage de l'investisseur, lorsque se présentera une conjoncture défavorable qui mettra le feu à la mèche. C'est ce qui est arrivé à l'industrie automobile nord-américaine avec la récession actuelle qui a vu chuter de façon catastrophique les ventes d'automobiles, en même temps que le crédit devenait soudainement rarissime suite à la crise des "subprimes". En fait, l'industrie automobile nord-américaine vivait sur du "temps emprunté" depuis quelques décennies.

Comme des milliers d'autres petits investisseurs, je me suis aventuré sur ce terrain miné et j'en ai payé le prix: j'y ai perdu beaucoup d'argent. Une des entreprises auxquelles je croyais, parce que son bilan financier me semblait un peu plus solide, le fabricant de pièces d'automobiles Lear Corporation (LEA-NYSE), est la dernière victime emportée par la spirale qui aspire cette industrie vers le fond. Selon un article du Wall Street Journal publié vendredi matin, Lear s'apprêterait cette semaine à se mettre sous la protection du Chapitre 11, l'impact sur le titre fut immédiat: il a clôturé la séance du vendredi à $0,36, très loin des $61 l'action qu'il avait atteint à la fin 2004.

Je peux me consoler en me disant que je n'ai pas été le seul à sous-estimer la vulnérabilité de Lear au poids de sa dette: le grand investisseur Carl Icahn, spécialiste des achats d'entreprises sous-évaluées, ne l'avait pas vu venir non plus. À l'été 2007, Icahn avait fait une offre pour racheter l'ensemble des actions de Lear à $37,25 l'action! Les actionnaires, moi le premier, flairant les perfides intentions de ce faucon d'acquéreur, avaient rejeté cette offre! Carl Icahn doit être mort de rire aujourd'hui....
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mercredi 24 juin 2009

Croisée des chemins?

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Hier, la moyenne mobile des 7 dernières séances du S&P 500 est passée sous sa moyenne des 28 dernières séances pour la première fois depuis la mi-mars. Est-ce le signal d'une accentuation de la descente des marchés? Peut-être que cette tendance ne se confirmera pas au cours des prochains jours et que les deux moyennes vont se recroiser à nouveau mais cette fois dans la bonne direction, suite à quelques séances positives. Mes connaissances techniques sont très limitées mais j'avancerais que nous sommes à la croisée des chemins: ou l'indice repart rapidement vers le haut, ou il s'embourbe pour les mois d'été, direction S&P500 vers les 800-820 points. Qu'en pensez-vous?

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mercredi 10 juin 2009

Virage technique

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J'ai assisté lundi soir à une conférence de M. Charles Langford, professeur à l'UQAM, sur les techniques de base en analyse technique. Moi qui étais réticent devant ces méthodes qui consistent à analyser uniquement le mouvement des cours boursiers, j'ai senti pour la première fois un intérêt pour le sujet.

Je demeure un adepte de l'analyse fondamentale, mais à cette époque où les marchés boursiers ressemblent de plus en plus à des casinos où les joueurs sont plus intéressés par le mouvement des titres que par la valeur des entreprises, on ne peut passer à côté des enseignements que nous apporte cette approche d'investissement. À partir de maintenant, je vais essayer de concilier ces deux écoles de pensée: je vais d'abord repérer les titres intéressants en analysant leurs données fondamentales et déterminer par la suite le bon moment d'achat ou de vente avec les outils techniques.

En ayant soumis les titres que je possède à un test technique très élémentaire (comparaison des moyennes mobiles sur 7 et 28 jours pour repérer les croisements de tendances), je fais le constat suivant: il y a eu récemment (dernier mois) 25% de mes titres qui ont vu ces moyennes se croiser: donnant soit un signal d'achat (7%), soit un signal de vente (18%). La descente des marchés ne me semble donc pas visible à court terme, mais il y a quand même des nuages à l'horizon... Est-ce que le novice technique que je suis, vois juste?
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mercredi 20 mai 2009

Hewlett-Packard: un recul qui créera une occasion d'achat?

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Les marchés n'ont pas aimé les résultats trimestriels présentés hier soir par Hewlett-Packard (HPQ-NYSE). Le titre, après la fermeture des marchés réguliers, a chuté de 5% à $34,75. Cette réaction a suivi l'annonce d'un bénéfice trimestriel de $0,70 l'action, il était de $0,80 au même trimestre l'an dernier. Les revenus ont reculé de 3% à 27,4 milliards de USD. Les ventes reliées au matériel informatique (hardware) ont chuté de façon importante (-19%) suite au ralentissement économique: ordinateurs de bureau (-24%), ordinateurs portables (-13%), imprimantes (-27%). Les ventes de logiciels ont également diminuées de 15%. Ce sont les revenus attribuables à l'acquisition d'Electronic Data Systems dans les services informatiques qui ont permis aux ventes de n'enregistrer qu'un recul total de 3%, cette division a pratiquement doublé ses revenus suite à l'intégration d'EDS.

Si le titre recul davantage au cours des prochaines séances, il pourrait devenir, selon moi, une occasion d'achat. Je m'explique: la transformation en cours chez Hewlett Packard, d'une compagnie de matériel informatique à une entreprise de services informatiques d' entreprise m'apparaît prometteuse pour ses marges bénéficiaires, puisque les pourcentages de bénéfices sont plus élevés du côté des services. De plus, cela crée une stabilisation dans les revenus, puisqu'une entreprise qui confie la gestion de ses services informatiques à HP ne lui retirera pas son contrat du jour au lendemain sans raison majeure, étant donné l'impact d'un tel changement sur ses opérations. IBM a effectué un virage similaire et s'en porte très bien aujourd'hui.

C'est pour cette raison que Hewlett-Packard est maintenant sur mon radar: une chute du titre sous les $33 au cours des prochains jours, constituerait un bon point d'entrée selon moi.

Mise en garde: Ce n'est que ma modeste opinion de simple investisseur, si cette entreprise vous intéresse, vous devrez fouiller davantage ses états financiers avant, pour vous faire votre propre idée. Je serais curieux de connaître votre opinion par la suite.
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vendredi 15 mai 2009

Sur mon radar: TEREX CORPORATION

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Le secteur de la fabrication d'équipements lourds destinés à la construction et à l'industrie minière est hautement cyclique et très compétitif. On y retrouve de grandes entreprises qui dominent le marché depuis des années et dont les noms nous sont familiers: Caterpillar, John Deere, Ingersoll-Rand, Komatsu et autres. Depuis dix ans, une compagnie en faisant plusieurs acquisitions est parvenue à se glisser dans ce groupe de tête : Terex Corporation (TEX-NYSE). Son titre a été durement malmené au cours des derniers mois, suite à la chute de la demande pour ce type de produits: passant de plus de $70 en juin dernier à moins de $8 au début mars, aujourd'hui il se situe à $14,42.

Le ralentissement économique mondial a frappé de plein front cette entreprise qui devrait voir ses revenus décliner de plus de 40% cette année et avoir une marge bénéficiaire négative. Si on regarde au delà de la conjoncture actuelle peu reluisante, cette entreprise, à son cours actuel, peut offrir un potentiel de rendement intéressant d'ici quelques années. Avant le ralentissement économique et la contraction de la demande pour les équipements lourds, Terex était parvenue à générer des retours annuels sur l'avoir des actionnaires d'environ 25%, entre 2004 et 2008. Ses bénéfices par action durant ces quatre années se situaient en moyenne dans les environs des $3,50. Terex par ses acquisitions était parvenue à occuper la première ou la deuxième position dans plusieurs niches de ce secteur d'activité.

Voici quelques avantages que l'anaylste de Morningstar mentionne au sujet de cette entreprise:
  • la diversité de produits de Terex qui ne fabrique pas que les équipements lourds traditionnels (ex. chargeuses à chaînes) mais des grues-mobiles, des plate-formes élévatrices, des camions pour l'installation des câbles de télécommunication et autres
  • son bon positionnement dans des niches spécifiques qui met l'entreprise plus à l'abri des gros joueurs, tel Caterpillar
  • les économies de synergie qu'elle pourra faire suite à l'intégration et à la consolidation de ses nombreuses acquisitions des dernières années
  • son utilisation de la sous-traitance pour la fabrication qui réduit ses coûts de production
  • plus de 70% de ses ventes sont destinées à l'extérieur des USA, ce qui réduit sa vulnérabilité à l'état de cette économie

La situation financière de Terex semble suffisamment forte pour passer sans trop de difficulté à travers la présente contraction de la demande. Les résultats des prochains trimestres vont continuer à être très modestes, cependant, au delà de la récession, cette entreprise devrait revenir à nouveau à une bonne rentabilité. Les investissements des gouvernements dans les infrastructures, comme moyen de relance de l'économie, devraient bénéficier à cette industrie à compter de 2010. Je crois que ce titre, à moyen terme, offre de bonnes possibilités de redressement et de rendement.

Mise en garde: Ce n'est que ma modeste opinion de simple investisseur, si cette entreprise vous intéresse, vous devrez fouiller davantage ses états financiers avant, pour vous faire votre propre idée. Je serais curieux de connaître votre opinion par la suite.

Site web de Terex Corporation
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jeudi 14 mai 2009

Information pertinente pour l'investisseur: la rémunération des dirigeants

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Les revenus des dirigeants d'entreprises ont augmentés de façon scandaleuse depuis une quinzaine d'années: en bout de ligne, ce sont les actionnaires des entreprises qui payent pour ces excès que les gestionnaires et les membres des conseils d'administration s'accordent. J'ai donc trouvé intéressant de retrouver sur le site Market Watch une nouvelle information pour chaque entreprise: EXEC PAY ou si vous préférez, rémunération des dirigeants. Ainsi, si vous êtes intéressé à investir dans une entreprise, vous pouvez d'abord aller visiter cette section dans la fiche de l'entreprise. Cela vous en dira long sur la culture de l'entreprise et sur le respect que l'on accorde aux actionnaires et aux travailleurs.

Malheureusement, vous n'allez retrouver que la rémunération de base, pas les encaissements ponctuels de "stock options" qui font que certains patrons passent périodiquement à la caisse pour encaisser la magot. C'est du côté des options sur actions que l'on a atteint des sommets jamais vus depuis quelques années. Pour avoir une idée des "cadeaux" octroyés, vous devrez fouiller dans la section "Insider Actions" et ce n'est pas toujours évident de s'y retrouver.

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mercredi 13 mai 2009

Rapport annuel de Bombardier: 10/10!

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De ce temps-ci, ma boîte aux lettres se remplie quotidiennement de rapports annuels. J'ai reçu celui de Bombardier hier (BBD.B -TSX), si je pouvais donner un premier prix pour la qualité des rapports annuels, celui de Bombardier obtiendrait la première position cette année, haut la main!

On y retrouve non seulement les données financières habituelles mais beaucoup d'information sur les orientations et les stratégies retenues, sur les produits fabriqués, ainsi que sur les enjeux et les défis qui attendent l'entreprise. Le tout est présenté dans un format irréprochable, agréable à consulter et d'une très grande clarté. Les deux divisions, Aéronautique et Transports en commun, ont droit à des rapports de gestion spécifiques. Pour l'investisseur qui songe à investir dans cette entreprise, la lecture préalable de ce document sera d'une grande utilité et est un incontournable.

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mardi 12 mai 2009

Des milliers de titres: trois catégories

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Selon moi, il y a trois trois catégories d'actions, en fonction de la solidité financière des entreprises, de la position qu'elles occupent dans leur marché, de la qualité de leur direction et autres éléments qui déterminent, en quelque sorte, le niveau de risque de l'investissement.

Catégorie A: les valeurs sûres, l'élite. Appartiennent à cette catégorie les entreprises qui ont un bilan financier irréprochable, qui génèrent d'importants flux de trésorerie (cash flow) qui leur permettent de faire des acquisitions de qualité au moment opportun, des entreprises qui occupent la première position dans leur marché et qui possèdent des marques reconnues, etc (ex. Microsoft, Coca-Cola, Google, Cisco Systems). Habituellement, ces titres comportent un niveau de risque peu élevé sur une perspective de quelques années. En contrepartie, on ne peut espérer un rendement spectaculaire à court terme: leur prix est assez bien ajusté à leur valeur réelle. En nombre, c'est le plus petit groupe, moins de 5% des entreprises environ.

Catégorie B: les "entreprises ordinaires", les compagnies moyennes. Ces entreprises ont des actifs non négligeables mais n'ont pas un dossier impeccable: elles sont en deuxième, troisième ou quatrième position dans leur marché, elles ne possèdent pas les marques les plus reconnues, leurs bilans financiers peuvent contenir un niveau d'endettement un peu trop élevé et inquiétant, leurs directions prennent parfois des décisions discutables (ex. mauvaises acquisitions), etc.

À cause de ce dossier qui comporte des plus et des moins, des points d'interrogation et des risques, dans un marché baissier (bear market) les titres de catégorie B baisseront davantage que ceux de l'élite. En contrepartie, après avoir été plus durement amochés dans la baisse des marchés, plusieurs d'entre eux se redresseront de façon importante dans un marché haussier (bull market): leur rendement à court terme, pourra même être plus élevé que celui des entreprises stables et reconnues, ces titres feront en quelque sorte un rattrapage par rapport à leur valeur réelle. Ces gains seront cependant vulnérables: les titres de ces entreprises fluctuent davantage que ceux de la catégorie A et, sur plusieurs années, leur rendement sera globalement inférieur à celui des entreprises d'élite. En nombre, c'est entre 25 et 30% des entreprises inscrites en bourse.

Catégorie C: les "billets de loterie". Ces entreprises sont souvent en bourse uniquement parce qu'elles ont besoin de capitaux pour se développer, ou simplement survivre... Plusieurs de ces entreprises de petite taille seront dans le décor pendant des années, elles végéteront, connaîtront une remontée pendant quelques mois suite à une nouvelle, puis retomberont dans l'oublie. Un titre peut ainsi se transiger pendant dix ans, sans offrir rien de vraiment intéressant à l'investisseur, surtout pas la stabilité! Un jour, ces entreprises se mettront à péricliter suite à un évènement, à une crise financière, à la non-approbation d'un médicament: elles feront alors de nouvelles émissions d'actions pour survivre qui viendront diluer la valeur des actions existantes, ou pire, se retrouveront éventuellement sous la protection du Chapitre 11. Je mets également dans cette catégorie, les entreprises de grande taille qui ont de lourdes dettes (ex. General Motors), ou qui fabriquent des produits appelés à devenir désuets, ou qui ont des problèmes de transparence ou d'honnêteté dans leur comptabilité...

Ce groupe C ne mérite pas que vous y investissiez, à moins que vous ne soyez conscient que vous achetez un "billet de loterie". En effet, les chances de se retrouver éventuellement avec rien dans les mains, sont ici élevées. En contrepartie, quand l'une de ces entreprises parvient exceptionnellement à sortir de ce groupe des "produits douteux", pour s'élever dans la catégorie B, le retour sera alors très élevé: puisque, partant de si bas, leur valeur pourra être décuplée en quelques années. Mais ces billets gagnants sont très rares, croyez-en mon expérience. En nombre, la catégorie C est la plus grosse (plus des 2/3 des titres en bourse), puisqu'elle contient toute cette multitude de "small cap" qui promettent à l'investisseur un produit miracle qui s'imposera un jour au consommateur, un médicament qui viendra à bout de la plus terrible maladie, des terrains miniers au riche potentiel... Tous ces rêves qui 19 fois sur 20 finissent par s'évaporer, après avoir fait miroiter la richesse pendant quelques années à l'investisseur qui rêvait de frapper le "coup de circuit".

Pour ma part, j'ai environ 25% d'entreprises de catégorie A, 60% de catégorie B et 15% de catégorie C (beaucoup trop, vestiges de mes premières années d'investissement...). C'est mon côté chasseur d'aubaines qui m'a conduit à cette nette prédominance des compagnies moyennes au fil des ans. Je trouve ça un peu ennuyeux d'investir dans les "blue chips", j'ai davantage de satisfaction à chercher dans la multitude d'entreprises moyennes, celles dont la valeur me semble temporairement sous-estimée ou qui ont le potentiel pour accéder un jour au "grand club". Peut-être plus excitant comme style d'investissement, mais pas nécessairement le meilleur choix pour faire fructifier ses avoirs à long terme... Et vous, la répartition entre ces trois catégories dans votre portefeuille ressemble à quoi?
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samedi 9 mai 2009

En prenant un café ensemble...

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Ce que vous pouvez lire sur ce blog ne sont que des commentaires sans prétention sur les marchés boursiers et les entreprises. Je ne suis pas un expert, je ne suis qu'un simple investisseur qui essaie de s'y retrouver dans cet univers complexe et en perpétuel mouvement.

Je sais que certains d'entre vous sont des lecteurs plus réguliers, d'une certaine façon, je vous considère un peu comme des amis. Mes propos sont donc l'équivalent de ceux que je tiendrais à un ami qui partage avec moi un intérêt pour ce domaine de l'activité humaine. C'est un peu comme si on prenait un café ensemble et qu'on s'échangeait des réflexions, encore une fois, sans prétention. Votre opinion vaut la mienne.

Puisque les marchés ont beaucoup progressé depuis deux mois, il est plus difficile de trouver des aubaines. En plus, à l'approche de l'été,on peut craindre un essoufflement de la remontée, ou même un recul des actions au cours des prochains mois. Mais la valeur des actions était descendue si bas en début d'année, qu'il n'est pas exclu que la poussée actuelle se continue durant l'été. Difficile à prévoir.

J'ai tout de même identifié des entreprises qui m'apparaissent encore sous-évaluées malgré la remontée récente des bourses. Je crois que deux secteurs n'ont pas encore vraiment entamé leur remontée et offre donc plusieurs titres valables à leur prix actuel: les services de télécommunication et le secteur pharmaceutique.

Les titres des télécommunications m'apparaissent intéressants à cause de leurs cours actuels qui reflètent la crainte d'une baisse de consommation pour ce type de services lors d'une récession. Au delà de la conjoncture économique, la place grandissante que prennent les produits de télécommunication dans nos vies ne se dément pas (téléphonie cellulaire, internet, télévision numérique). Les entreprises de télécommunication continuent de générer d'importants flux ce trésorerie libres (free cash flow), ce qui est toujours bon pour les actionnaires tôt ou tard. En contrepartie, une certaine saturation des marchés réduit les perspectives de croissance et la menace pèse toujours de voir les législateurs chercher à augmenter la compétition et à réduire les coûts des utilisateurs. En pesant le pour et le contre, plusieurs titres dans ce secteur m'apparaissent tout de même intéressants.

La correction que subissent les titres de grandes compagnies pharmaceutiques depuis quelques années me semble excessive, si l'on regarde leurs bilans financiers et leurs profits actuels et à venir. D'autant plus que l'augmentation de la durée de vie que l'on constate dans plusieurs pays est un facteur positif pour ce secteur. Les multiples prix actuel/bénéfices prévus pour la prochaine année sont à un très bas niveau pour plusieurs de ces titres. Les dividendes sont également généreux.

Par ailleurs, pour les investisseurs canadiens et européens, si le dollar US continue sa chute au cours des prochaines semaines, cela rendra les titres qui se transigent sur les marchés américains plus abordables, avec un taux de change plus favorable qu'il y a quelques mois.

Je ne vais pas expliquer pourquoi je pense que chacun des titres offre ce potentiel de gain de valeur. Je vous laisse le soin de les regarder de plus près. Peut-être, à notre prochain café, c'est vous qui allez me dire de ne pas toucher à ça, pour telle ou telle raison que vous avez trouvée en y regardant de plus près. Votre point de vue est aussi valable que le mien, on n'en sera pas moins, bons amis...

Marché canadien:
Telus Corporation (T-TSX) - $31.25
Quebecor (QBR.B - TSX) - $17,80
BCE (BCE-TSX) - $24,67
Biovail (BVF-TSX) - $13,08
Alimentation Couche-Tard (ATD.B-TSX) - $13,58

Marché US:
Pfizer (PFE-NYSE) - $14,39
Merck & Company Inc (MRK-NYSE) - $24.82
Johnson & Johnson (JNJ-NYSE) $54.98
Hewlett-Packard (HPQ-NYSE) - $34.68

Marché européen:
Deutsche Telekom AG (DT-NYSE) - $11.06
France Telecom (FTE-NYSE) - $22.67
BT Group TLC (BT-NYSE) - $14,36
Telecom Italia (TI-NYSE) - $12,78
Vodafone Group PLC (VOD-NYSE) - $18.50
Sanofi Aventis (SNY-NYSE) - $30,15
Novartis AG (NVS-NYSE) - $38,36
AstraZeneca PLC (AZN-NYSE) - $36,14
Wolseley (WOSCY-OTC) - $2.09

Marché asiatique:
SK Telecom Co Ltd. (SKM-NYSE) - $16,37
NTT DoCoMo (DCM-NYSE) - $13,95
Nam Tai Electronics Inc (NTE-NYSE) - $4,49
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dimanche 3 mai 2009

Depuis notre dernier café...

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Vous vous souvenez du dernier café que nous avons pris ensemble le 6 avril dernier? J'avais plein de titres en tête qui me semblaient offrir de bonnes possibilités de rendement. En fait, je vous avais mentionné 25 titres sur différents marchés. Dans l'ensemble, ces entreprises ont très bien performées, vingt-et-une ont avancé, seulement quatre ont reculé. En moyenne, ces 25 titres ont progressé de 17,2% en quatre semaines. C'est une performance nettement meilleure que l'ensemble des marchés: le S&P 500, par exemple, a augmenté de 4,2% durant cette période.

Les meilleures performances sont celles de Wyndham Worldwide Corp, la chaîne hôtelière américaine qui a fait un bond de 98,7%, d'Office Depot (+50,8%) et de Textron (+47.4%). La pire performance, celle de l'entreprise de télécommunication canadienne Telus, qui a reculé de 16,3%.

On prend un prochain café ensemble vers la fin de la semaine? J'ai d'autres entreprises en tête qui me semblent offrir un bon potentiel et dont j'aimerais discuter avec vous sans prétention....

Ci-dessous, dans l'ordre, nom de l'entreprise, code à la bourse, cours le 6 avril, cours actuel, différence depuis le 6 avril:

Marché canadien:
Bombardier (BBD.B-TSX) - $3.32 /$3.75, +13,0%
Rona (RON-TSX) - $12.98 /$13,98, +7,7%
Saputo Inc. (SAP-TSX) - $21.12/$22.38, +6,0%
Telus Corporation (T-TSX) - $35.19/$29,45, -16,3%

Marché US:
Alcoa (AA-NYSE) - $8.17/$9,69, +18,6%
Office Depot, (ODP-NYSE) - $1.79/$2,70, +50,8%
Valero Energy (VLO-NYSE) - $19.84/$20,65, +4,0%
Supervalu Inc (SVU-NYSE) - $15.00/$16,70, +11,3%
Western Union (WU-NYSE) - $13.82/$17,01, +23,0%
Boeing (BA-NYSE) - $37.69/$41,21, +9,3%
Textron (TXT-NTSE) - $7.42/$10,94, +47,4%
Wyndham Worldwide Corp (WYN-NYSE) - $6.10/$12,12, +98,7%
Mirant Corp New (MIR-NYSE) - $12.38/13,31, +7,5%

Marché européen:
British Telecom (BT-NYSE) - $11.89/$13,67, +15,0%
Thomson (TMS-NYSE) - $1.02/$1,32, +29,4%
Wolseley (WOSCY-OTC) - $4.00/$3,94, -1,5%
European Aero Defense Space Co. (EADSY-OTC) - $13.02/$14,35, +10,2%
Deutsche Telekom AG (DT-NYSE) - $12.76/$11,02, -13,6%
France Telecom (FTE-NYSE) - $22.73/$22,30, -1,9%
Aegon (AEG-NYSE) - $4.49/$5,07, +12,9%
ING Groep NV (ING-NYSE) - $7.37/$9,14, +24,0%

Marché sud-américain:
Embraer-Empresa Brasileira (ERJ-NYSE) - $15.62/$16,75, +7,2%
Tam Sa (TAM-NYSE) - $6.01/$6,86, +14,1%
Gerdau (GGB-NYSE) - $6.61/$7,48, +13,2%
Sadia S A (SDA - NYSE) - $4.30/$5.96, +38,6%.
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vendredi 1 mai 2009

Sondage de Barron's sur la tendance des marchés

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Barron's, la revue financière renommée, mène périodiquement des sondages auprès des professionnels de l'investissement pour mesurer leur vision sur l'évolution des marchés à court et moyen termes. Samedi dernier, elle publiait son plus récent sondage. Ce genre de prévisions doivent être prises avec un grain de sel, on a vu à quel point ces experts se sont fourvoyés au cours des dernières années. Ça donne quand même une idée de l'utilisation future des fonds qu'ils ont à gérer.

Près de 60% des répondants croient que les marchés vont continuer à monter d'ici la fin de l'année (bullish) : en moyenne, ils entrevoient une hausse de 3,8% du S&P 500 d'ici la fin de 2009 et de près de 15% d'ici juin 2010. Un bon pourcentage de ces spécialistes demeurent neutres (28%). Seulement 13% sont pessimistes (bearish): ils anticipent en moyenne une baisse du S&P 500 de 13,4% d'ici la fin de l'année et de 10,4% d'ici juin 2010. Sur le court terme, on constate que bien que les optimistes soient plus nombreux, ils ne prévoient qu'une modeste croissance d'ici la fin 2009, alors que les pessimistes croient à une correction à la baisse nettement plus forte en pourcentage.

Vous pouvez consulter l'article de Barron's ci-dessous, en cliquant sur le lien:

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jeudi 30 avril 2009

"Sell in May and go away": vrai ou faux cette année?

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Une idée répandue veut que les six mois de mai à la fin octobre, offrent à l’investisseur des performances nettement inférieures aux six mois qui vont du début novembre à la fin avril. D’où la maxime « Sell in May and go away » : « Vend en mai et puis part ». Le tableau ci-dessous révèle que les rendements des mois de mai à la fin octobre sont effectivement, en moyenne, inférieurs à ceux des mois de novembre à la fin avril. Vaut-il la peine alors, de vendre une partie de ses actions à cette période de l’année que nous débutons, pour ramener la somme obtenue à l’automne sur le marché boursier?


En se basant sur le S&P 500, une étude (Sell in May and Go Away: Fact or Fallacy?) a révélé que si, depuis 1950, un investisseur avait vendu toutes ses actions au début mai et qu'il avait investi temporairement la somme dans le marché monétaire jusqu'à la fin octobre, pour revenir dans le marché des actions en novembre, il serait parvenu à obtenir un rendement annuel moyen de 11,2%. En contrepartie, celui qui serait resté calmement présent dans le marché des actions à l'année, même durant le semestre faible (mai-octobre), aurait obtenu un rendement annuel moyen de 11,9%. Le rendement des actions de mai à la fin octobre, bien que plus faible que celui obtenu durant l'autre partie de l'année, étant quand même plus fort que celui du marché monétaire.

Cette petite différence de 0,7% par année, en faveur d'une présence continue sur le marché des actions contre la théorie du "Sell in May and go away", semble peu importante, mais sur une longue période, la différence est énorme. Ainsi, celui qui depuis 1950, en utilisant la stratégie du "Sell in May and go away", aurait investi $1,000 à chaque année, en alternant les actions du S&P 500 avec le marché monétaire d'un semestre à l'autre, aurait eu accès à une somme de $4,677,821 à la fin 2007 avec son rendement annuel de 11,2%. Avec le même investissement annuel de $1,000, celui qui serait resté sagement dans le marché des actions, sans s'agiter continuellement, grâce à son rendement annuel de 11,9%, aurait pu compter sur la rondelette somme de $6,379,526 à la fin de la période. Une différence de $1,701,705 en s'évitant le stress d'un mouvement continue du marché des actions aux marchés monétaires et vice versa. Et c'est sans compter, les frais de transactions et l'impact négatif sur la taxation d'une stratégie de ventes régulières (déclarations fréquentes de gains de capital).

Ceci étant dit, cette année, nous avons assisté depuis le 6 mars à un important redressement des marchés: l'indice S&P 500 a remonté de près de 31%, passant de 666 points à 872 points. Une telle hausse à l'approche de l'été devrait normalement laissé craindre une correction vers le bas durant la saison estivale. Mais il ne faut pas perdre de vue que malgré la hausse récente, le S&P 500 demeure inférieure de près de 40% du point où il se situait le 19 mai 2008 (1440 points).

Deux scénarios sont possibles. Le premier: le rattrapage entrepris pourrait peut-être perdre de la vigueur, mais tout de même se continuer doucement durant l'été, parce que l'évaluation des actions avait glissé nettement en dessous de leur valeur réelle en début d'année. Deuxième scénario: le redressement s'essoufle et l'on entre dans une phase de stagnation ou de recul, en attendant que les indices de reprise économique deviennent plus clairs à l'automne. À vous de choisir.
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mardi 28 avril 2009

École de la bourse

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Le site boursier Morningstar.com offre certains services pour lesquels il faut payer: par exemple, l'accès aux analyses de quelques 2000 entreprises couvertes par son équipe d'analystes. Par contre, vous trouverez sur ce site beaucoup d'information mise à votre disposition gratuitement: bilans financiers des dix dernières années pour toutes les entreprises présentes sur les bourses américaines, une section d'interprétation des données, les ratios clefs (marges de profits, ROE, taux de croissance, etc), profil de chaque entreprise (snapshot), analyses sur vidéos de certaines entreprises...

Parmi les services gratuits, un est particulièrement intéressant pour celui qui débute et qui souhaite apprendre les bases de cet univers relativement complexe qu'est l'investissement boursier. Si vous lisez l'anglais, vous pouvez ainsi suivre une formation découpée en plusieurs modules (actions, fonds de placements, portefeuille boursier, obligations). Chacun de ces modules est divisé en niveaux (100, 200, 300...), divisés en une série de cours thématiques divisés à leur tour en plusieurs sections. Chaque cours contient une série d'explications suivies d'un quiz pour vérifier votre compréhension (pour accéder aux quiz, vous devez vous inscrire ici free access et choisir un mot de passe pour accéder au site, c'est gratuit).


Si vous préférez un livre en français pour apprendre à vous débrouiller en bourse, je vous suggère Investir à la bourse et s'enrichir de Bernard Mooney (Les Éditions Quebecor)

Autre source pédagogique: le site web de la firme de courtage Disnat, en particulier son Centre du savoir et, spécifiquement, la section "Notions de base"
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dimanche 26 avril 2009

Savoir quand vendre

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Pat Dorsey dans son livre « The five rules for successful stock investing » identifie les cinq règles qui doivent guider l’investisseur:
  1. Faire ses devoirs, aller chercher le maximum d’information (Do your homework)
  2. Trouver des entreprises qui sont entourées d’une tranchée qui les protège de la compétition (Economic moats)
  3. Établir une marge de sécurité dans le prix d’achat (Margin of safety)
  4. Investir pour le long terme (Hold for the Long Haul)
  5. Savoir quand vendre (Know when to sell)
De ces cinq règles, la plus difficile à assimiler pour moi est la dernière. Alors qu’il nous prêche d’investir pour le long terme dans sa quatrième règle, Dorsey insiste, dans la règle suivante, qu’il faut quand même savoir quand vendre. Cela peut sembler paradoxal. L’auteur mentionne que dans l’idéal on devrait effectivement garder nos investissements pendant des décennies mais que dans les faits, il y a des situations qui exigent de l’investisseur qu’il déroge à cette règle et qu’il sache vendre. Voici les situations où la vente est souhaitable selon lui :
  1. Le scénario qui a justifié l’achat ne tient plus : les raisons qui vous avaient amené à acheter un titre ne sont plus valables. L’analyse que vous aviez faite au départ s’avère erronée (ex. perspectives de croissance des ventes ou de production constante de flux de trésorerie postifs). Il faut savoir reconnaître son erreur et vendre. D’où l’importance de rédiger pour chaque achat, le scénario qui le justifie.
  2. Les fondamentaux de l’entreprise se sont détériorés (ex. le niveau d'endettement de l'entreprise s'est élevé au fil des ans).
  3. Le marché vous offre un prix démesurément généreux par rapport à la valeur intrinsèque de l’entreprise. On n’a qu’à penser aux prix de vente de certaines entreprises techno au début de 2000. Mr. Market était alors dans sa phase d’optimisme délirant et il fallait savoir en profiter pour vendre ces titres au prix définitivement gonflé (vendre les actions de Nortel à $120 en 2000 était une très bonne idée!).
  4. Une occasion d’acheter un titre à bon marché qui a le potentiel pour offrir un rendement supérieur se présente mais vous ne disposez pas de liquidité : vendre alors une entreprise qui offre un rendement anémique pour saisir cette opportunité, est justifié.
  5. Un titre représente un pourcentage très élevé de votre portefeuille (10 à 15%, voir plus). Il est peut être plus prudent de réduire son poids si l’on peut obtenir un prix raisonnable et prendre cette somme pour se diversifier dans d’autres titres. Une trop grande concentration peut vous rendre vulnérable. Il faut éviter d’avoir trop d’œufs dans un même panier.

Deux réalités exquises

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Parfois, nous ne sommes pas assez reconnaissants pour ce que la vie nous amène de bon. On se plaint du temps qu'il fait, de l'élimination des Canadiens de Montréal ou autres sujets sans importance qui parviennent à affecter notre moral. Alors, juste pour le plaisir de réaliser pleinement deux réalités exquises, je vous les rappelle:

1. Georges Bush, son administration médiocre et le Parti Républicain n'occupent plus la Maison Blanche. La démagogie de la droite religieuse et guerrière ne sévit plus à la gouvernance des USA.

2. Barack Obama, le magnifique, est président des États-Unis d'Amérique depuis 100 jours. Durant ces 100 jours, il a déjà entrepris de nombreuses réformes qui vont transformer son pays, le réconcilier avec le reste de la planète et avoir sur cette dernière un impact majeur.

Longue vie à Barack Obama!

It was a creed written into the founding documents that declared the destiny of a nation.
Yes we can.
It was whispered by slaves and abolitionists as they blazed a trail toward freedom through the darkest of nights.
Yes we can.
It was sung by immigrants as they struck out from distant shores and pioneers who pushed westward against an unforgiving wilderness.
Yes we can.
It was the call of workers who organized; women who reached for the ballots; a President who chose the moon as our new frontier; and a King who took us to the mountain top and pointed the way to the Promised Land.
Yes we can to justice and equality.
Yes we can to opportunity and prosperity.
Yes we can heal this nation.
Yes we can repair this world. Yes we can.
We know the battle ahead will be long, but always remember that no matter what obstacles stand in our way, nothing can stand in the way of the power of millions of voices calling for change.
We have been told we cannot do this by a chorus of cynics who will only grow louder and more dissonant in the weeks to come.
We've been asked to pause for a reality check.
We've been warned against offering the people of this nation false hope.
But in the unlikely story that is America, there has never been anything false about hope.
For when we have faced down impossible odds; when we've been told that we're not ready, or that we shouldn't try, or that we can't, generations of Americans have responded with a simple creed that sums up the spirit of a people.
Yes we can.
And so tomorrow, as we take this campaign South and West; as we learn that the struggles of the textile worker in Spartanburg are not so different than the plight of the dishwasher in Las Vegas; that the hopes of the little girl who goes to a crumbling school in Dillon are the same as the dreams of the boy who learns on the streets of LA; we will remember that there is something happening in America; that we are not as divided as our politics suggests; that we are one people; we are one nation; and together, we will begin the next great chapter in America's story with three words that will ring from coast to coast; from sea to shining sea.
Yes. We. Can.

- Barack Obama (New Hampshire, 8 janvier 2008)
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vendredi 24 avril 2009

Bourse et jardin: deux univers avec de nombreuses ressemblances

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Je n'ai pas que la bourse comme intérêt dans la vie, heureusement pour moi, j'ai d'autres passions un peu moins stressantes: une d'entre elles, c'est le jardinage. Je perçois cependant beaucoup de similitudes entre ces deux univers.

Un bon jardinier, comme un bon investisseur, se devra d'être patient, informé et travaillant. Un jardin, les premières années, donne souvent des résultats modestes, tout comme un portefeuille boursier, et puis le jardin prendra de la maturité et progressivement les fruits de votre dur labeur apparaîtront et viendront vous récompenser pour l'effort investi.

Le jardinier devra d'abord s'informer sur les plantes qu'il souhaite intégrer à ses plates-bandes, avant de les acheter: quelles sont leurs caractéristiques, lesquelles traverseront le mieux le temps, lesquelles auront la plus forte croissance, lesquelles résisteront le mieux aux maladies... L'investisseur fera de même avant de garnir son portefeuille boursier de compagnies.

Et puis, dans un centre horticole, tout comme dans le marché boursier, vous vous retrouvez devant une multitude de variétés et de possibilités, il faut arriver à un agencement qui assurera équilibre, croissance et diversité. Vos plates-bandes ne peuvent pas contenir que des plantes vedettes (entreprises technos), spectaculaires à la floraison mais dont le feuillage peut se détériorer rapidement par la suite et dont la durée de vie sera peut-être courte. Vous devrez y inclure des plantes un peu plus rugueuses, à la floraison plus modeste mais au feuillage vigoureux, des "blue chips" qui seront là, année après année, peu importe la rigueur des hivers.

Pour que le coup d'oeil soit agréable, vous ne pourrez vous limiter à quatre ou cinq plantes, vous devrez apporter à vos plates-bandes une diversité qui assurera un étalement des floraisons et qui protégera votre jardin contre les périodes de monotonie (cycles sectoriels et économiques). Vous prendrez soin d'inclure à votre jardin des plantes de diverses tailles pour créer un tout harmonieux, tout comme l'investisseur avisé ne se limitera pas à une catégorie d'entreprises, mais inclura à la fois de grandes compagnies établies et des plus petites au développement prometteur, car les unes et les autres ont leur place dans un portefeuille équilibré.

Comme on peut le constater, on retrouve beaucoup de ressemblances entre ces deux univers. On prévoit jusqu'à 25 degrés en fin de semaine, le printemps est là! À vos pelles investisseurs, je veux dire, jardiniers...
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mercredi 22 avril 2009

Dure, dure, la vie de blogueur...

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Vraiment, je n'ose plus rien dire: tout ce que j'affirme cette semaine se retourne contre moi! D'abord, ma prédiction samedi sur la hausse prochaine du cours du pétrole, suivie lundi d'une baisse de 8.8% en un jour du prix du baril... Puis, aujourd'hui, voici que Crocs à qui j'annonçais des jours difficiles ce matin avec l'arrivée des copies chinoises en magasin, en profite pour remonter de 22% en un jour! Décidément, cette semaine, les astres sont mal enlignés pour votre modeste blogueur. Et si je m'ouvrais à la place un blogue sur l'horticulture...
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CROCS: le danger d'investir dans une compagnie à produit vedette unique

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Crocs Inc (CROX-Nasdaq, $1.91), le fabricant des étranges chaussures en plastique est l'exemple type de l'entreprise qui connaît soudain une montée spectaculaire, suite à l'engouement des consommateurs pour un produit vedette. Cette compagnie a donc vu son titre passé de $13 à son arrivée en bourse au début 2006, à plus de $73, vingt mois plus tard, à l'automne 2007!

Comme si certains investisseurs étaient persuadés que tous les habitants de la planète allaient se convertir au port de la bizarroïde chaussure... Tel ne fut pas le cas bien sûr et le titre est redescendu de son nuage d'abrupte façon en 2008: il s'est retrouvé à $0.79 en novembre dernier, suite à plusieurs prévisions et résultats trimestriels décevants. La déception des investisseurs fut grande surtout du côté des taux de croissance qui avaient été l'assise de la spéculation sur ce titre. Le titre de Crocs a effectué une remontée depuis et son cours actuel ($1.91) est beaucoup plus près de la valeur réelle de l'entreprise.

Je soulignais en avril 2008 que Crocs met en évidence le danger d'investir dans une entreprise qui n'est basée que sur un produit vedette. Les modes en consommation passent tôt ou tard et le château de cartes peut s'écrouler rapidement. D'autant plus que les fabricants chinois ne tardent jamais à mettre sur le marché une copie similaire, à moindre prix, qui fera rapidement fondre les généreuses marges bénéficiaires des premiers temps. Malgré mes propres mises en garde, je me suis laissé tenter par ce titre et j'ai acheté des actions lorsqu'elles sont descendues sous les $4, je pensais qu'elles avaient alors atteint un point d'entrée intéressant...

Et bien, en faisant mes emplettes samedi, j'ai pu constater que la menace chinoise s'était concrétisée. J'ai aperçu chez Dollarama, des copies quasi exactes des fameuses sandales, "Made in China", qui se vendent pour un très abordable $2. Le même après-midi, je me suis retrouvé devant un étalage du produit original chez Costco: les tailles pour enfants se vendaient $20, pour adultes, $25. On aura beau dire que le produit original a des qualités antidérapantes supérieures ou qu'il ne provoque pas de problèmes de transpiration, je doute que la plupart des consommateurs se laissent convaincre: l'argument d'un prix dix fois inférieur, est un argument massue!

Crocs est mieux d'avoir des designers très imaginatifs car ça va lui prendre bientôt un autre produit miracle pour survivre à une telle attaque du rouleau compresseur chinois...
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lundi 20 avril 2009

Quelle prédiction! Quel pif!

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La bourse m'a appris la modestie une fois de plus aujourd'hui... Samedi après-midi, je demande à mes lecteurs si c'est le temps de retourner vers les pétrolières... Je me risque à une prévision: le cours du baril de pétrole est à la veille d'entamer une remontée entraînant les titres pétroliers dans son sillon... Quelle prédiction! Aujourd'hui le cours du baril de pétrole a chuté de 8,8% en une seule journée pour se retrouver à $45! De quoi me donner envie de fermer mon blogue et de laisser la place à d'autres...

Faut dire qu'un cocktail de nouvelles a contribué à cette baisse soudaine du pétrole. Bank of America a averti les marchés que les pertes dues à des mauvais prêts hypothécaires iraient en augmentant, pas en diminuant: la nouvelle a entraîné plusieurs titres financiers vers des chutes spectaculaires. La crainte d'un prolongement de la crise financière et de la récession a précipité les marchés boursiers vers le bas, fait remonter le dollar US comme valeur refuge et conséquemment, a contribué à la baisse la valeur du baril de pétrole. Comme si ce n'était pas assez: le département de l'Énergie aux États-Unis révélait au même moment que les inventaires étaient à leur niveau le plus élevé en deux décennies. La cerise sur le sundae: les contrats de livraison pour mai expirent mardi et les spéculateurs qui ne sont pas intéressés à prendre possession de véritables barils de pétrole, se sont vus forcés de vendre leurs barils-papiers au plus pressant dans ce contexte difficile....

Le timing pour une telle prédiction était donc lamentable. Ceci dit, je n'ai pas changé d'idée sur le fond: le baril de pétrole repartira bientôt vers le haut et les titres pétroliers avec, dès les premiers signes d'une reprise économique à l'horizon... Bon, la question est de savoir si la récession prendra fin avec l'année 2009 ou si elle se poursuivra en 2010...
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