vendredi 6 juin 2008

Sites boursiers: trois trouvailles

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Parmi mes trouvailles récentes:

Un site français, Easybourse, offre les sections suivantes: cotations, palmarès, articles, interviews, tendances, recommandations, vidéos...

Un site dédié aux informations et analyses relatives aux technologies de l'information : All Things Digital. On y retrouve la contribution régulière de deux chroniqueurs de renom pour les questions technos: Kara Swisher et Walt Mossberg.

Un site newyorkais communautaire, Silicon Alley Insider, sur les technologies, les médias et les communications.

En terminant, un suggestion renouvelée sur un blog québécois très intéressant: L'entrepreneur boursier, qui contient plusieurs analyses de qualité sur des titres offrant un bon potentiel de croissance.
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mercredi 4 juin 2008

Résultats trimestriels de Bombardier : BPA en hausse et retour du dividende

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Bombardier (BBD.B au TSX) vient de publier ses résultats trimestriels: à première vue, ils confirment la vision positive des marchés qui ont fait augmenter le titre au cours des dernières semaines. Les bénéfices par action (BPA) atteignent $0,12, les analystes prévoyaient, en moyenne, $0,09. Les flux de trésorerie disponibles (free cash flow) ont atteint 560 millions de $US, soit près de $0,32 par action. Finalement, signe de l'amélioration de la situation financière de l'entreprise, elle ramène le dividende sur les actions ordinaires ($0,025).

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mardi 3 juin 2008

Pourquoi le titre de Mecachrome descend-t-il autant?

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J'ai exprimé dans un message récent pourquoi cette entreprise de l'aéronautique suscitait mon intérêt (voir: Le titre de Mecachrome est-il descendu sous sa valeur réelle?). Le titre de Mecachrome (MCH au TSX) est descendu sous les $6 hier, il a atteint $5,50. Le "bottom fishing" n'est pas un sport évident: j'ai déjà lancé ma ligne deux fois et à chaque fois je découvre que le fond est plus creux. Pourquoi le titre de Macachrome descend-t-il autant? Vous avez une explication?
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lundi 2 juin 2008

ISACSOFT : le gourou se débarrasse de sa secte

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À la fin 2003, un de mes amis misait sur toutes sortes de petites entreprises québécoises nouvellement inscrites en bourse et frappait, assez régulièrement, ce qui semblait être des coups de circuit. Pendant ce temps, moi qui en était encore à mes premiers pas dans l'investissement, je me cassais la tête à faire l'apprentissage de l'analyse fondamentale et j'obtenais des rendements très modestes.

L'ami en question qui profitait d'une extraordinaire chance du débutant, lui, ne se cassait vraiment pas la tête : il notait une mention sur une compagnie prometteuse dans la section affaires d'un quotidien, en retenait le code boursier et passait à l'attaque, bien souvent il ne se souvenait même pas du nom exact de l'entreprise. "Denis, tu devrais acheter du CUR, du PLI, du CJB... ça va monter...". Un jour il m'arrive avec une histoire glanée dans le Journal des Affaires: "Brisebois va acheter ZAQ, il va en faire une seconde Cognicase... ça va monter, manque pas ta chance...".

Je me suis laissé tenter et j'ai acheté des actions de ZAQ qui allait devenir Isacsoft (ISF au TSX Venture). En tenant compte du reverse split d'octobre 2006, qui allait transformer 15 actions en une seule, j'ai payé pour ces premières actions d'Isacsoft l'équivalent de $3,30. Nous étions tellement nombreux à croire que Ronald Brisebois allait répéter son exploit de Cognicase que le titre, alimenté strictement par cette croyance en ce messie boursier, a dépassé ce qui serait l'équivalent de $10 aujourd'hui, au début 2004 (toujours en tenant compte du reverse split). J'entends les commentaires de mon ami: "Je te l'avais dit Denis que ça allait monter, Brisebois c'est un gagnant, tout ce qu'il touche devient de l'or...".

Oui, le titre montait, mais c'était uniquement nous, les croyants (et les spéculateurs), qui le faisaient monter : les résultats concrets de l'entreprise étaient bien en deçà du miracle financier. Ce qui devait arriver, arriva. Le ballon se dégonfla, en particulier avec le "reverse split", la damnation qui guette les titres des petites entreprises à faible capitalisation. Le titre est finalement descendu à $0,17 en novembre 2007.

J'apprends que notre gourou a décidé de se débarrasser des membres de sa secte devenus trop encombrants, ces milliers de petits investisseurs qui ont crû qu'il allait les mener au grand soir. Ronald Brisebois trouve ça maintenant contraignant d'être une entreprise publique. Alors, dans toute sa magnanimité, il offre $0,33 l'action pour racheter la compagnie, avec quelques gros actionnaires, et la rendre privée. Quel grand coeur... Encore une fois, un entrepreneur québécois a utilisé l'argent des petits investisseurs pour les traiter par la suite en moins que rien, maintenant que l'histoire a mal tourné (ou s'apprête à bien tourner?).
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dimanche 1 juin 2008

Au tour des japonais...

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On apprend que les institutions financières japonaises auraient perdu l'équivalent de 18 milliards de $US après avoir été exposé au marché des prêts "subprime" aux États-Unis, via des PCAA, lors de la dernière année (31 mars 2007 au 31 mars 2008). Les institutions financières partout dans le monde, et ça inclus les institutions canadiennes, ont goûté à coûts de milliards au laxisme des pratiques d'affaires à l'américaine. Les États-Unis sont en train de perdre toute crédibilité face au reste de la planète. Comment se surprendre de la dégringolade du dollar US après ça?

La question que je me pose, c'est, qui a fait de l'argent avec ces pratiques aux États-Unis? Quand il y a des perdants, il y a toujours des gagnants quelque part.
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samedi 31 mai 2008

Le panier hebdomadaire des entreprises à rabais : des banques qui n'avaient pas encore touché le fond

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Que retrouve-t-on dans le panier hebdomadaire des entreprises à rabais? Je fais allusion au tableau des entreprises qui ont atteint leur creux annuel durant la semaine, leur plus bas niveau des 52 dernières semaines. On retrouve habituellement dans ce tableau des entreprises en difficulté: certaines qui sont sur une pente descendante qui les mènera un jour au Chapitre 11, d'autres qui touchent le fond avant de remonter. Comment distinguer les unes, des autres? C'est ça le challenge du panier des entreprises à rabais.

Je viens de fouiller dans le panier de cette semaine, je remarque la présence de plusieurs banques, dont certaines qui avaient une très bonne réputation : BCS, IRE, LYG, RBS, WB. Le mystère de la valeur de leurs investissements dans des PCAA plane toujours sur elles : on craint visiblement d'importantes dépréciations d'actifs au cours des prochaines semaines.

On retrouve également quelques fabricants de matériel de transport bien connus: la vénérable General Motors, le fabricant indien d'automobiles, Tata Motors, qui produit la remarquable Nano qui se vend $2500, et Embraer Empresa Brasileira, le fabricant brésilien d'avions régionaux et d'avions d'affaire.

Lesquelles de ces entreprises n'ont pas fini de descendre? Lesquelles s'apprêtent à remonter? À vous d'y regarder de plus près... En ordre: nom de l'entreprise, code boursier, sommet atteint depuis un an, puis, plus bas niveau des 52 dernières semaines atteint cette semaine:

Bank Of Ireland - (IRE au NYSE) - $89.94 / $50.01
Barclays Bank PLC - (BCS au NYSE) - $61.55 / $29.64
Lloyds TSB Group PLC - (LYG au NYSE) - $47.35 / $29.60
Regions Financial (RF au NYSE) - $36.05 / $17.66
Royal Bank Scotland Group PLC (RBS au NYSE) - $11.50 / $4.53
Wachovia Bank (WB au NYSE) - $55.08 / $23.13

Embraer Empresa Brasileira (ERJ au NYSE) - $52.83 / $35.45
General Motors (GM au NYSE) - $43.20 / $16.87
Tata Motors Ltd. (TTM au NYSE) - $21.30 / $13.50
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vendredi 30 mai 2008

SEARS & ROEBUCK: une marque de commerce reconnue ne peut suffire seule à soutenir une entreprise

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Il y a quelques années, avec ma soeur, nous allions visiter une fois par été notre tante aux États-Unis. Cette tante qui était âgée, vouait une affection particulière aux magasins Sears & Roebuck (SHLD au Nasdaq) : ainsi, à chacune de nos visites, elle nous amenait à la succursale la plus proche pour magasiner avec elle, et elle en profitait pour nous faire quelques cadeaux. Pour elle, ce détaillant était dans une classe à part: elle était persuadée que les items que l'on y vendait étaient de meilleure qualité et étaient offerts à meilleurs prix. Elle avait acquis cette conviction à la fin des années cinquante, lors de son arrivée aux États-Unis, alors que Sears & Roebuck dominait réellement son secteur, bien avant qu'apparaissent deux concurrents qui allaient s'en prendre agressivement à sa position de tête: Wal-Mart et Target.


Je possédais il y a quelques années des actions de Sears & Roebuck. Lors de nos visites avec ma tante chez Sears & Roebuck, j'étais impressionné par la propreté, le calme et la beauté du commerce, en particulier celle des planchers qui étaient resplendissants. J'ai alors réalisé que ne n'était pas bon signe de pouvoir contempler les planchers d'un commerce ou de pouvoir y faire une séance de méditation : il manquait visiblement chez Sears & Roebuck un détail essentiel pour ce type de commerce, des clients. J'aimais aller dans ce commerce parce que l'on ne se faisait pas piler sur les pieds, contrairement à ses deux gros compétiteurs. Ce qui est valable pour un client, ne l'est pas nécessairement pour un actionnaire...

J'ai donc vendu mes actions de Sears & Roebuck. Décision que j'ai regretté par la suite, lorsque la valeur des biens immobiliers aux États-Unis a connu une forte augmentation. Les ventes du détaillant n'augmentaient pas, sa part du marché se rétrécissait face à ses concurrents, mais la valeur de ses nombreux immeubles était en forte hausse et, sur cette base uniquement, le titre est passé du $65 l'action que j'avais obtenu à $195 au début 2007. Mais les trimestres qui ont suivi ont confirmé la diminution de la popularité de ces magasins auprès des consommateurs américains qui préféraient définitivement les Wal-Mart surpeuplés avec leurs prix coupés, aux grands espaces zen de Sears & Roebuck... Avec l'éclatement de la bulle immobilière aux États-Unis, le détaillant a perdu ce qui soutenait la croissance de son titre. Hier, Sears & Roebuck a présenté des résultats trimestriels encore une fois décevants et le titre a reculé d'un autre 3,6%, à $86,14.

Ce qui m'amène à conclure qu'une marque de commerce reconnue ne suffit pas, si la compagnie ne sait pas s'adapter à l'évolution de son secteur et de son temps. Une marque peut avoir été dominante à une certaine époque, mais, peut progressivement s'étioler et éventuellement disparaître. Je ne prétend pas que ce titre n'a aucune valeur : s'il continuait à descendre, il pourrait devenir sous-évalué sur la base de ses énormes actifs immobiliers, lors d'un éventuel redressement du marché des édifices commerciaux. Cependant, dans la guerre des détaillants, je crois que les jeux sont faits pour cette entreprise depuis plusieurs années.
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mercredi 28 mai 2008

Le paradoxe du secteur du transport aérien

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Le secteur du transport aérien a une très mauvaise réputation auprès des investisseurs, et pour cause : regardez le rendement boursier des compagnies aériennes au cours des dernières années et vous comprendrez. Est-ce que ce secteur devrait être carrément à éviter, à première vue, oui… mais. Il y a un paradoxe auquel est confronté l’investisseur : d’un côté des variables favorables, de l’autre, des facteurs négatifs qui ont de quoi nous éloigner.

Toutes les études prédisent une augmentation dans le volume de voyageurs utilisant le transport aérien au cours des vingt prochaines années. L’importance du volume migratoire sur la planète et la mondialisation des échanges économiques amèneront de plus en plus d’individus à utiliser l'avion : soit pour leurs vacances à des distances éloignées (par exemple, vers leur pays d’origine), soit pour se déplacer par affaires (ex. pays asiatiques). Autre facteur favorable aux compagnies aériennes : les progrès technologiques font en sorte que les nouvelles générations d’appareils sont nettement moins énergivores (ex. le Boeing 787, le «Dreamliner »), ce qui, normalement, devrait faire baisser considérablement la part des frais de carburant dans le coût d’un billet d’avion.

Les facteurs négatifs sont connus. Le coût du baril de pétrole a littéralement explosé au cours des derniers mois et a amené la chute du cours des transporteurs aériens. Certaines compagnies aériennes américaines seraient carrément menacées de faillite, si le coût du carburant continue à croître (voir vidéo des analystes de Morningstar >>> ici): leur niveau d'endettement les rend vulnérables à une baisse soudaine des passagers aux États-Unis. Le transport aérien est également une « commodité », un produit comparable d’une compagnie à l’autre, la pression à la baisse sur les prix est constante. Cette pression est accentuée par l’utilisation de l’internet (ex. Expedia) pour magasiner les billets : les demandeurs peuvent ainsi se promener plus facilement d’un offreur à l’autre, pour obtenir le meilleur prix. Finalement, la plupart des compagnies aériennes ont un historique de mauvaise gestion et de peu de respect pour leurs actionnaires (parlez-en aux anciens actionnaires d’Air Canada…).

Du pour et du contre. Une chose est sûre, ce secteur n’était pas une bonne idée d’investissement il y a un an. L’est-il davantage aujourd’hui, alors que les titres des compagnies aériennes se vendent à rabais? Qu’en pensez-vous?

P.S. Paradoxe: opinion, fait contraire à la logique ou à la raison. Le paradoxe étant ici qu'un secteur dont le volume d'activité est appelé à croître, soit perçu comme un mauvais secteur au niveau de l'investissement.
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lundi 26 mai 2008

L'écran radar du chasseur d'aubaines: Black & Decker

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En tant d'investisseur, comme moi, vous avez sûrement une liste de surveillance de titres que vous suivez depuis quelque temps et auxquels vous avez attribué un "prix acceptable" où vous seriez prêt à considérer l'achat.

Cette liste devient une sorte d'écran radar sur lequel apparaît périodiquement des titres égarés dans la constellation du mouvement boursier perpétuel. Voici un titre qui est apparu sur mon écran radar cette semaine:

BLACK & DECKER CORPORATION (BDK au NYSE), le fabricant d'outils électriques portatifs, d'outils de jardin et de petits électroménagers possède une des marques les plus connues sur la planète. Black & Decker a souffert, au cours des récents trimestres, de la chute brutale de la construction résidentielle aux États-Unis. À cela, s'est ajouté une détérioration plus globale de l'économie américaine et une réduction du pouvoir d'achat des consommateurs. Finalement, le coût des matières premières entrant dans ses produits a fortement augmenté (ex. métaux). Ces trois facteurs négatifs devraient continuer à sévir tout au long de l'année 2008 et peut-être au delà.

Lors du dernier trimestre, la compagnie a déclaré une baisse de 22% de ses bénéfices, en comparaison de l'année précédente (après exclusion de charges exceptionnelles). Les prochains trimestres devraient être également difficiles. Black & Decker vient d'entrer sur mon écran radar avec son cours qui est descendu près des $63, cela ne veut pas dire que je suis prêt à l'acheter immédiatement: la vigueur des facteurs macro-économiques négatifs pourrait faire chuter l'action encore plus bas. Je vous laisse le soin d'évaluer où se situe le point de résistance, pour ma part, je pense que l'action pourrait frôler les $60 au cours des prochaines semaines.

Ceci étant dit, je vois beaucoup d'éléments positifs en faveur de cette entreprise, au delà de la conjoncture difficile qu'elle doit traverser:
  • Black & Decker possède une excellente marque de commerce reconnue à travers la planète, à laquelle on peut ajouter les marques DeWalt et Porter-Cable, également reconnues dans le secteur de la construction.
  • Black & Decker c'est également d'autres compagnies qui ont de bonnes réputations dans des strates industrielles spécifiques: Delta Machinery (machines à usiner le bois), Kwikset, Baldwin, Weiser Lock et K2 Commercial Hardware (poignées et serrures résidentielles, commerciales et industrielles), Price Pfister (robinetterie), Emhart Teknologies (quincaillerie industrielle).
  • Black & Decker est reconnue pour sa grande capacité d'innovation: plus de 30% de ses revenus proviennent de produits mis en marché depuis trois ans ou moins. Ainsi, elle vient de mettre sur le marché une nouvelle gamme d'outils alimentés par des batteries au lithium nettement plus performantes.
  • Le domaine de la serrurerie évolue vers de nouvelles gammes de produits (serrures numériques ou à reconnaissance des empreintes digitales) qui pourraient générer des ventes intéressantes.
  • À cause de sa taille, l'entreprise peut mieux résister à la pression constante sur les prix que les grandes chaînes commerciales (ex. Wal-Mart) imposent à ses compétiteurs.
  • Black & Decker confie maintenant plus de 70% de sa production à des usines situées dans des pays à coûts de main-d'oeuvre moins élevés (ex. Mexique et Chine), ce qui lui permet d'avoir une meilleur marge opérationnelle.
  • La compagnie a généré beaucoup de flux de trésorerie disponibles au cours des dernières années qu'elle a retourné en bonne partie aux actionnaires, via le rachat massif d'actions. Cette pratique devrait continuer.
  • Black & Decker est une compagnie internationale, présente dans plus de 100 pays, elle est ainsi moins vulnérable aux déboires de l'économie américaine.

Selon moi, Black & Decker constitue, à n'en pas douter, un bon investissement pour le moyen terme. La question est de savoir jusqu'à quel niveau, la conjoncture actuelle pourrait faire descendre le cours de son action. Je garde l'oeil ouvert.

Site web de Black & Decker, cliquez >>> ici

vendredi 23 mai 2008

Le panier hebdomadaire des entreprises à rabais : des transporteurs aériens qui piquent du nez et autres trouvailles

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Que retrouve-t-on dans le panier hebdomadaire des entreprises à rabais? Je fais allusion au tableau des entreprises qui ont atteint leur creux annuel durant la semaine, leur plus bas niveau des 52 dernières semaines. On retrouve habituellement dans ce tableau des entreprises en difficulté: certaines qui sont sur une pente descendante qui les mènera un jour au Chapitre 11, d'autres qui touchent le fond avant de remonter. Comment distinguer les unes, des autres? C'est ça le challenge du panier des entreprises à rabais.

Je viens de fouiller dans le panier de cette semaine, je remarque quelques entreprises de grande renommée, dont quatre m'apparaissent être de bons placements pour le moyen terme (BCS, IRE, GE, PFE). On retrouve également plusieurs compagnies aériennes touchées de plein front par la hausse vertigineuse du pétrole et le ralentissement économique aux U.S.A..

Lesquelles de ces entreprises n'ont pas fini de descendre? Lesquelles s'apprêtent à remonter? À vous d'y regarder de plus près... En ordre: nom de l'entreprise, code boursier, sommet atteint depuis un an, puis, plus bas niveau des 52 dernières semaines atteint cette semaine:

Barclays Bank PLC (BCS au NYSE) - $61,55 / $30,71
Bank of Ireland (IRE au NYSE) - $91,33 / $51,08
General Motors (GM au NYSE) - $43,20 / $17,38
General Electric (GE au NYSE) - $42,15 / $30,35
Pfizer (PFE au NYSE) - $27,73 / $19,52
Cooper Tire & Rubber (CTB au NYSE) - $28,50 / $11,26
Hansen Natural (HANS au Nasdaq) - $68,40 / $27,90
Eastman Kodak (EK au NYSE) - $30,20 / $15,26
Washington Post (WPO au NYSE) - $885,23 / $620,00

des entreprises canadiennes...

BCE (BCE au TSX) - $41,80 / $31,80
Groupe Jean Coutu (PJC.A au TSX) - $16,50 / $9,21
Cascades (CAS au TSX) - $13,05 / $6,70
IPL Inc (IPI.A au TSX) - $7,35 / $3,50

et les transporteurs aériens américains qui piquent du nez...

US Airways (LCC au NYSE) - $36,81 / $4,18
AMR Corporation (AMR au NYSE) - $29,32 / $6,00
Continental Airlines (CAL au NYSE) - $40,91 / $12,80
Delta Air Lines (DAL au NYSE) - $21,80 / $5,37
Northwest Airlines (NWA au NYSE) - $26,50 / $5,94
Jet Blue Airways (JBLU au Nasdaq) - $11.99 / $4,20
UAL Corporation (UAUA au Nasdaq) - $51,60 / $7,36

Dans ce panier des rejetés, lesquelles suscitent votre intérêt et pourquoi? Faites-moi en part.

jeudi 22 mai 2008

Les spéculateurs sont-ils responsables de la hausse spectaculaire du pétrole?

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Vous connaissez mon point de vue sur cette question, si sous avez lu mon commentaire de mardi sur Les charognards et la troisième bulle. Lorsqu'un fond de couverture (hedge fund) achète des livraisons futures de pétrole sur le NYMEX, il n’a aucun remord à stimuler une spirale inflationniste, au contraire, il veut profiter du mouvement à la hausse. Ce qui compte pour lui, c'est de s'insérer à temps dans cette spirale ascendante et de retirer ses billes avant le ressac, après avoir fait un bon profit, peu importe les dommages collatéraux. C'est ça de la spéculation et ce sont ces grands joueurs qui influencent de plus en plus les marchés pour les transformer davantage en casinos irresponsables, qu'en lieux qui favorisent la rencontre des capitaux et des entrepreneurs pour le bénéfice de l'économie et de la société.

Dans La Presse de ce matin, un article de Martin Vallières se range dans le même camp. Je vous suggère également un texte de Fabien Major paru sur le blog Café de la bourse qui propose de taxer lordement les fonds spéculatifs: excellente idée! Par contre, certains pensent le contraire: voir le texte ci-joint qui trouve une fonction utile aux spéculateurs. À vous de vous faire une opinion.

Gonflement suspect dans les contrats à terme: texte de Martin Vallières, cliquez >>> ici

Américains timbrés, texte de Fabien Major, cliquez >>> ici

Pétrole: vive les spéculateurs, cliquez >>> ici


mercredi 21 mai 2008

Savoir quand vendre

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Pat Dorsey dans son livre « The five rules for successful stock investing » identifie les cinq règles qui doivent guider l’investisseur:
  1. Faire ses devoirs, aller chercher le maximum d’information (Do your homework)
  2. Trouver des entreprises qui sont entourées d’une tranchée qui les protège de la compétition (Economic moats)
  3. Établir une marge de sécurité dans le prix d’achat (Margin of safety)
  4. Investir pour le long terme (Hold for the Long Haul)
  5. Savoir quand vendre (Know when to sell)

De ces cinq règles, la plus difficile à assimiler pour moi est la dernière. Alors qu’il nous prêche d’investir pour le long terme dans sa quatrième règle, Dorsey insiste, dans la règle suivante, qu’il faut quand même savoir quand vendre. Cela peut sembler paradoxal. L’auteur mentionne que dans l’idéal on devrait effectivement garder nos investissements pendant des décennies mais que dans les faits, il y a des situations qui exigent de l’investisseur qu’il déroge à cette règle et qu’il sache vendre.

Voici les situations où la vente est souhaitable selon lui :

  1. Le scénario qui a justifié l’achat ne tient plus : les raisons qui vous avaient amené à acheter un titre ne sont plus valides. L’analyse que vous aviez faite au départ s’avère erronée (ex. perspectives de croissance ou de production de flux de trésorerie). Il faut savoir reconnaître son erreur et vendre. D’où l’importance de rédiger pour chaque achat, le scénario qui le justifie.

  2. Les fondamentaux de l’entreprise se sont détériorés (ex. le niveau d'endettement de l'entreprise s'est élevé au fil des ans).

  3. Le marché vous offre un prix démesurément généreux par rapport à la valeur intrinsèque de l’entreprise. On n’a qu’à penser aux prix de vente de certaines entreprises techno au début de 2000. Mr. Market était alors dans sa phase d’optimisme délirant et il fallait savoir en profiter pour vendre ces titres au prix définitivement gonflé.

  4. Une occasion d’acheter un titre à bon marché qui a le potentiel pour offrir un rendement supérieur se présente mais vous ne disposez pas de liquidité : vendre alors une entreprise qui offre un rendement anémique pour saisir cette opportunité, est justifié.

  5. Un titre représente un pourcentage très élevé de votre portefeuille (10 à 15%, voir plus). Il est peut être plus prudent de réduire son poids si l’on peut obtenir un prix raisonnable et prendre cette somme pour se diversifier dans d’autres titres. Une trop grande concentration peut vous rendre vulnérable. Il faut éviter d’avoir trop d’œufs dans un même panier.

mardi 20 mai 2008

Les charognards et la troisième bulle

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Les spéculateurs sont la plaie de notre époque. Les spéculateurs n'ont qu'un objectif: faire de l'argent sur le dos et le travail des autres, sans se soucier le moindrement des conséquences. En autant que ça rapporte, c'est tout ce qui compte.

Ils ont d'abord créé la bulle technologique qui a mené le marché boursier vers un état d'irrationnelle exubérance au tournant du millénaire. Délire collectif qui a cumulé sur un brutal retour à la réalité pour des milliers de petits investisseurs complètement enivrés par le rêve de faire de l'argent. Nos charognards de spéculateurs, au moment de l'éclatement de la bulle technologique, la première bulle, ont été les premiers à quitter le navire qu'ils avaient dirigé tout droit vers un iceberg boursier. Spirale spéculative qui allait conduire des milliers d'individus à perdre une bonne partie de leurs économies et, dans certains cas, de leur fond de pension.

Le marché boursier en déroute, les spéculateurs ont dirigé leur argent vers le marché immobilier, utilisant des outils comme les PCAA, ces amalgames de prêts de type "subprime", pour siphonner le maximum de rendement. Peu importe s'il fallait entraîner dans la tourmente 2,2 millions d'américains à qui on a fait croire qu'ils pouvaient s'acheter une propriété malgré leurs modestes revenus et que la valeur de celle-ci ne cesserait d'augmenter. Puis vint, en 2007, l'éclatement de la seconde bulle, la bulle immobilière, avec les conséquences désastreuses que l'on connaît.

Nous vivons maintenant la troisième bulle, la bulle pétrolière. Les spéculateurs ont fait monter le prix du baril de pétrole de façon démesurée, ce qui va accélérer davantage le ralentissement économique en Amérique du Nord et en Europe et, probablement, nous mener à une récession et à des milliers de pertes d'emplois. Ce n'est pas la croissance du PIB mondial, même stimulée par les économies émergentes, qui justifie que le coût du baril de pétrole ait plus que doublé depuis douze mois. C'est de toute évidence l'effet d'entraînement du jeu des spéculateurs qui, en misant sur sa hausse de semaine en semaine, créent la spirale ascendante qui propulse le prix du baril vers le haut.

Les spéculateurs, en créant une récession que l'on aurait pu éviter (grâce à la performance des économies émergentes), vont aussi causer la chute éventuelle du cours du pétrole: lorsque l’économie ralentie, la consommation de pétrole diminue et son cours également. Les rats sont toujours les premiers à quitter le navire avant qu'il ne coule: quand les spéculateurs vont réaliser que la hausse du baril de pétrole est en train de se retourner contre eux et que le cours s'apprête à changer de direction, ça va être “tout le monde vers la sortie”. Le coût du baril de pétrole devrait redescendre alors rapidement sous les $100, peut-être sous les $80, mais il sera trop tard, les charognards auront laissé derrière eux une économie en récession.

Entre-temps, si le sujet du cours du pétrole et de ses impacts vous intéresse, j'ai trouvé sur internet un rapport du sénat français qui m'apparaît fort intéressant (lien en fin d'article). Je vais essayer de trouver le temps de le parcourir au cours des prochains jours, car comprendre ce sujet me semble essentiel pour prévoir l'évolution des économies, des secteurs et des marchés boursiers.

lundi 19 mai 2008

Les douze entreprises du NYSE les plus sous-évaluées selon Morningstar

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Les analystes du site Morningstar déterminent une juste valeur (fair value) pour chaque entreprise analysée. Ils appuient leur estimation sur un modèle basé sur la valeur des flux de trésorerie (cash flow) que l'entreprise devrait générer au cours des prochaines années. Ce modèle n'est pas infaillible, j'ai vu nombre d'entreprises qui étaient apparemment fortement sous-évaluées, jusqu'au jour où l'analyste révisait l'évaluation de la valeur des flux de trésorerie futurs.

Morningstar suggère de se garder une marge de sécurité entre la juste valeur du titre et le prix où l'on peut envisager l'achat. Les analystes proposent donc un seuil "Consider buying", à partir duquel ils allument la lumière verte. Cette marge de sécurité varie en fonction de la solidité de l'entreprise, de son caractère plus ou moins spéculatif. Lorsque le titre est trop spéculatif, on ne suggère tout simplement pas de prix d'achat acceptable.

À prendre avec une certaine prudence, voici les douze entreprises du NYSE dont l'écart est le plus élevé entre leur juste valeur et leur prix actuel. Dans l'ordre: nom de l'entreprise, code boursier, juste valeur (fair value), prix où l'on peut considérer l'achat (Consider buying price) et prix actuel:

Thomson (TMS) - $20,00 / $15,00 / $6,93
Borders Group Inc. (BGP) - $16,00 / $10,40 / $6,44
Lithia Motors Inc. (LAD) - $21,00 / $13,70 /$8,60
Nortel Networks Corporation (NT) - $20,00 / $13,00 / $8,13
Sprint Nextel Corporation (S) - $22,00 / $16,50 / $9,27
Office Depot (ODP) - $32,00 / $24,00 / $13,62
Rite Aid Corporation (RAD) - $5,50 / $3,60 / $2,35
Qimonda AG (QI) - $9,50 / $5,20 / $4,31
99 Cents Only Stores (NDN) - $18,00 / $11,70 / $8,60
Levitt Corporation (LEV) - $3,00 / $1,70 / $1,45
CKE Restaurants Inc. (CKR) - $22,00 / $16,50 / $10,79
Jabil Circuit Inc. (JBL) - $24,00 / $18,00 / $11,43

vendredi 16 mai 2008

Le panier des entreprises à prix réduit

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Lorsque j'étais jeune, nos revenus familiaux étaient plutôt limités... Ma mère devait voir à nourrir ses enfants avec seulement quelques dollars dans son sac à main. Elle faisait preuve de beaucoup d'imagination pour joindre les deux bouts. Ainsi, lorsqu'elle se rendait à l'épicerie, le Dominion ou le Steinberg d'alors, elle s'arrêtait toujours au panier des produits au prix réduit pour vente rapide. Panier dans lequel on retrouvait, pêle mêle, des produits au prix fortement diminué à cause de leur condition particulière: boîtes de conserves déformées, fruits rendus à la limite de leur vie, desserts à la fraîcheur douteuse... Brave maman, elle n'avait pas le choix de s'y arrêter et de voir si, dans ce panier des rejetés, se trouvait un produit malgré tout consommable.

J'ai été un peu marqué par cette expérience de jeunesse. Si bien qu'une fois devenu investisseur et amateur de marchés bousiers, j'ai été tout naturellement attiré par le panier hebdomadaire des produits à rabais. Je fais allusion au tableau des entreprises qui ont atteint leur creux annuel durant la semaine, leur plus bas niveau des 52 dernières semaines. Ainsi, à la fin de la semaine, je jette un coup d'oeil sur ce tableau que vous retrouvez sur la plupart des sites boursiers. On retrouve dans ce tableau des entreprises en difficulté: certaines sont sur une pente descendante qui les mènera un jour au Chapitre 11, d'autres touchent le fond avant de remonter. Comment distinguer les unes, des autres? C'est ça le challenge du panier des produits à rabais.

Je viens de fouiller dans le panier de cette semaine, une douzaine d'entreprises ont retenu mon attention. Lesquelles n'ont pas fini de descendre? Lesquelles s'apprêtent à remonter? À vous d'y regarder de plus près...

En ordre: nom de l'entreprise, code boursier, sommet atteint depuis un an, puis, plus bas niveau des 52 dernières semaines atteint cette semaine.

American International Group (AIG au NYSE) - $72,96 / $38,15
CanWest Global Communications (CGS au TSX) - $11.15 / $3.85
Forest Laboratories (FRX au NYSE) - $56.65 / $33.26
Heroux-Devtek Inc. (HRX au TSX) - $11.30 / $7.00
Kingsway Financial Services (KFS au TSX) - $21.00 / $9.66
Mecachrome International (MCH au TSX) - $14.01 / $6.01
National City (NCC au NYSE) - $36.01 / $5.44
RONA Inc (RON au TSX) - $24.41 / $12.72
Royal Bank Scotland Group PLC (RBS au NYSE) - $11.50 / $6.05
UnitedHealth Group (UNH au NYSE) - $59.46 / $31.49
Western Refining (WNR au NYSE) - $66.13 / $7.81
Whole Foods Market (WFMI au Nasdaq) - $53.65 / $28.45

LES LEÇONS DE L'INVESTISSEUR: Acheter une énorme dette n'est jamais un bon investissement

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La valeur d’une action, c’est en bonne partie : actifs - dettes / nombre d’actions. Lorsqu’on détermine la valeur d’une action, il ne faut pas s’arrêter uniquement aux ratios cours/bénéfices et cours/ventes mais regarder le bilan financier, et le regarder en premier. Lorsqu’on achète une entreprise, on achète ses dettes également. Une dette récente, contractée pour faire une acquisition ou pour faire fructifier ses actifs, peut avoir un effet de levier, mais une vieille dette qu’une entreprise traîne comme un boulet, la rend très vulnérable à l’état du marché de l’emprunt et peut devenir fatale.

Pour mesurer l'avoir des actionnaires (equity), on soustrait les dettes de la valeur des actifs. Lorsqu'on divise cet avoir total des actionnaires par le nombre d’actions, on a une idée de la valeur réelle de chaque action. Parfois le chiffre est bien maigre et bien révélateur.

Il y a quelques années, j’ai acheté des actions de Delphi, un important fabricant de pièces automobiles. Le ratio cours/vente était très bas, à un point tel que je me disais qu’avec une marge nette de 2% cette compagnie serait amplement rentable. Je ne m’étais pas attardé à la dette qui était énorme et que Delphi, qui était un spin-off de General Motors, avait hérité de sa compagnie-mère. Quand l’industrie automobile a ralenti en 2005, Delphi s’est rapidement retrouvée devant une crise de liquidité, ne pouvant respecter ses obligations envers ses créanciers : elle a dû se réfugier sous la protection de la Loi contre les faillites (Chapitre 11), d’où elle est ressortie récemment en éliminant pratiquement toute valeur aux anciennes actions en circulation. Résultat : l’action payée 10$ vallait quelques sous à la fin. C’était ça « acheter une dette » et non investir, je l’ai appris à mes dépens.
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mercredi 14 mai 2008

BARRON'S: les 500 entreprises qui ont offert le meilleur rendement depuis un an

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Le magasine Barron's vient de publier sa liste des 500 entreprises américaines et canadiennes qui ont offert les meilleurs performances au cours de la dernière année, en termes de capacité à générer des ventes et des flux de trésorerie positifs (cash flow). Le gestionnaire d'actif BlackRock (BLK au NYSE) arrive premier, suivi d'une entreprise canadienne, Research in Motion (RIMM au Nasdaq, RIM au TSX). Dans l'article, ci-joint, sélectionnez "Table: Barron's 500" pour voir l'ensemble de la liste.

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lundi 12 mai 2008

HP veut acheter EDS: qui se fait rouler au juste?

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Allez, je vais me vanter un peu... Qui vous a parlé d'Electronic Data Systems (EDS au NYSE) il y a deux mois, alors que le titre était à $16,17? C'est votre humble serviteur... Aujourd'hui, le Wall Street Journal a annoncé que Hewlett-Packard (HPQ au NYSE) négociait pour acheter EDS à environ $25 l'action, le titre a terminé la journée à $24,13 (+27%). Les marchés ont puni l'action de Hewlett-Packard après l'annonce de la nouvelle (- 4,6%), comme si le prix payé pour EDS leur apparaissait trop élevé.

L'offre de HP peut paraître généreuse, mais l'est-elle vraiment? HP a-t-elle trop payé pour cette entreprise qui domine le marché de la gestion déléguée des applications informatiques? Le titre d'EDS se transigeait à $29 il y a moins d'un an et à plus de $70 à la fin 2001, avant les déboires que l'entreprise a connus, suite à des contrats désastreux avec la U.S. Navy. L'analyste de Morningstar évaluait, quant à lui, la valeur d'Electronic Data Systems à $32 l'action.

Moi, ça me frustre un peu les offres qui paraissent généreuses parce que l'entreprise achetée traverse une période difficile et que le titre est à son plus bas, et que des dirigeants complaisants s'empressent d'accepter parce qu'ils se feront généreusement récompensés dans les clauses de la transaction.

Pour moi, EDS, qui a généré $2,50 par action de flux de trésorerie disponibles (free cash flow) au cours des deux dernières années, et bien que ce free cash flow aurait été moindre cette année à cause de nécessaires investissements, valait davantage: au dessus de $35. Je vais voter contre la transaction en bon actionnaire consciencieux, ça ne fera aucune différence et la vente va se faire. Ma seule consolation: j'ai des actions de Hewlett-Packard...

Site web de Hewlett-Packard, cliquez >>> ici
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PETROLIA: du pétrole en Gaspésie?

Le titre de Petrolia (PEA au TSXV) a connu une forte hausse la semaine dernière avec l'annonce d'un projet commun d'investissement de cinq millions (avec Junex et Gastem) dans le projet pétrolier Haldimand en Gaspésie. Ce projet vise à approfondir l'exploration de ce secteur et à augmenter la production de ce site qui est demeurée modeste jusqu'à présent (34 barrils par jour).

Pétrolia est une société d’exploration pétrolière et gazière junior qui possède des intérêts dans un domaine minier couvrant 14 929 km² (3,7 millions d’acres) ce qui représente 21% du territoire québécois sous permis. Situés majoritairement sur la péninsule Gaspésienne et sur l’Île d’Anticosti ces permis sont considérés comme les plus prospectifs et représentent plus de 70% du potentiel pétrolier terrestre du Québec. (extrait du site de Petrolia)

Ça demeure très spéculatif comme investissement, il y a déjà 34 millions d'actions en circulation, un peu plus de 10% appartiennent à des investisseurs suisses (Pilatus Energy). Le titre est actuellement à $1,83, il était à $0,36 en juin dernier. Combien valent ces actions? Je n'en ai pas la moindre idée. On est dans le domaine de la loterie boursière.

Un peu plus au nord-est, sur les rives de Terre-Neuve, on a découvert il y a quelques années des zones riches en hydrocarbures qui sont maintenant en exploitation. Ces découvertes ont fait de cette province, jadis la plus pauvre du Canada, une province en plein développement économique. Je souhaite que Petrolia, Junex et Gastem réussissent, ça ferait du bien à notre chère Gaspésie, un boom pétrolier. Mais il faut rester les deux pieds sur terre, il y a encore beaucoup de chemin à faire avant d'en arriver là et rien ne garanti qu'on y trouvera des richesses similaires. Celui qui achète ce titre actuellement, ne doit pas oublier, qu'il joue à la loterie.

vendredi 9 mai 2008

Les secrets de Warren Buffett...

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Je sais, je suis un peu emmerdant avec Warren Buffett depuis une semaine... Ce n'est pas parce qu'il est le plus grand investisseur de tous les temps qu'il est une de mes idoles, ça c'est un peu secondaire pour moi. En fait, je suis loin de pratiquer un style d'investissement qui respecte ses principes, je n'y parviens pas, même si je sais que c'est sa méthode qui est la bonne, moi je m'éparpille beaucoup trop, je déborde allègrement de mon cercle de compétence...

Revenons à Warren, ce que j'aime chez cet homme c'est sa sagesse, son humour, sa fine intelligence, sa générosité et le fait que c'est quelqu'un de foncièrement bien et humain. Il faut savoir en profiter pendant qu'il est là. Longue vie à Warren!

Je vous propose un site dédié à la méthode et aux écrits de Warren Buffett:

Liste d'articles traitant de la philosophie d'investissement de Warren Buffett: Warren Buffett Secrets, cliquez >>> ici

et un article récent du magasine Fortune où il aborde différentes questions:

What Warren thinks... (cliquez >>> ici)
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