La société Amazon.com (AMZN-Nasdaq) annonce ce matin qu'elle baisse le prix de son lecteur de livres électronique Kindle de $299 à $259. Cela met en évidence, une fois de plus, la faible capacité d'imposer le prix au consommateur (pricing power) des fabricants de produits électroniques. AVERTISSEMENT: Vous êtes sur le blog d'un investisseur québécois qui veut partager avec vous ses points de vue sur les marchés boursiers. Les textes y apparaissant ne sont que des opinions personnelles et ne constituent d'aucune façon des recommandations d'achat ou de vente. Denis
mercredi 7 octobre 2009
Produits électroniques: désuétude rapide et baisse inévitable des prix
La société Amazon.com (AMZN-Nasdaq) annonce ce matin qu'elle baisse le prix de son lecteur de livres électronique Kindle de $299 à $259. Cela met en évidence, une fois de plus, la faible capacité d'imposer le prix au consommateur (pricing power) des fabricants de produits électroniques. samedi 3 octobre 2009
Investir dans la croissance de l'économie brésilienne?
En octroyant les jeux olympiques de 2016 à Rio de Janeiro, le Comité international olympique (CIO) a confirmé d'une certaine façon ce qui est de plus en plus une évidence: le Brésil est en train de devenir un des plus puissants pôles économiques de la planète. Est-ce que cela se traduit par des opportunités d'investissements? Plusieurs grandes entreprises brésiliennes sont inscrites à la bourse de New York sous forme d'ADR (American Depositary Receipts) et donc accessibles à l'investisseur autonome. Vous pouvez consulter la liste de ces entreprises en utilisant le lien suivant: The Bank of New York Mellon - DR Directory.
Comme la plupart des bourses sud-américaines, la Bovespa est sujette à d'importantes fluctuations au fil des ans, elle est très sensible à l'environnement géo-politique: vous êtes ici en territoire de grande volatilité et à risques plus élevés. Un seul titre me semble encore attrayant parce que son cours a été pénalisé par la conjoncture difficile de l'aéronautique au cours des derniers mois: Embraer (ERJ-NYSE, $22.57). Dans une perspective de moyen terme, le titre de ce fabricant d'avions régionaux pourrait bénéficier de la reprise que devrait connaître ce secteur dans une quinzaine de mois.vendredi 2 octobre 2009
Que nous réserve le dernier trimestre de 2009?
Les économistes prévoyaient un recul de 167000 emplois aux États-Unis pour le mois de septembre, les chiffres viennent de sortir, ils sont un peu décevants à première vue: les pertes sont de 263000 emplois, plus élevées que les prévisions et plus nombreuses qu'au mois d'août. Le taux de chômage s'élève maintenant à 9,8%.jeudi 1 octobre 2009
Cisco Systems achète Tandberg: plus ça change, plus c'est pareil...
Le plus grand fabricant d'équipements de télécommunication au monde, Cisco Systems (CSCO-Nasdaq, $23.52), a annoncé ce matin qu'il faisait l'acquisition pour la somme de 3 milliards de USD (2,06 milliards d’euros) de la société norvégienne Tandberg, spécialisée dans les systèmes de communications vidéos. Déjà, certains s'attendent à ce qu'une offre d'achat soit déposée par une autre entreprise, ce qui forcerait Cisco à relever son coût d'acquisition.Avec Cisco, plus ça change, plus c'est pareil: l'entreprise profite de sa position dominante et de son solide bilan financier pour bouffer régulièrement des entreprises et élargir sa position dans le secteur des équipements de télécommunication. Voir ici: la liste des acquisitions de Cisco Systems depuis 2000.
Cette stratégie d'acquisitions systématiques peut sembler intéressante pour les actionnaires, ne permet-elle pas à Cisco de consolider sa domination? Mais est-elle vraiment profitable pour le simple actionnaire? Constatez: le titre se retrouve aujourd'hui pratiquement au même niveau qu'au printemps 2001, alors qu'il venait pourtant de descendre de son nuage ($80) où l'avait fait monter la bulle technologique à l'arrivée du millénaire. Donc, si vous avez investie dans Cisco au début 2001, malgré la solide rentabilité de l'entreprise, non seulement la valeur de vos actions n'a pas progressée, mais on ne vous a pas payé depuis le moindre sous de dividende!
Voyez-vous, Cisco Systems c'est le power trip de dirigeants pour qui l'intérêt de l'actionnaire n'existe pas vraiment. Alors que les gestionnaires de l'entreprise et les membres du conseil d'administration se gavent généreusement tant au niveau de la rémunération que des stock options, jamais ils n'ont envisagé un instant de retourner un dividende aux actionnaires à partir des généreux bénéfices accumulés au fil des ans. Après s'être gavés, ils préfèrent dilapider les bénéfices dans des acquisitions coûteuses et parfois douteuses qui élargissent les tentacules de l'empire et donnent l'impression d'une stratégie d'entreprise cohérente. On n'invite cependant jamais l'actionnaire à la table de ce festin perpétuel. C'est la philosophie partagée par de nombreuses entreprises technos sur le Nasdaq: se rémunérer généreusement, grossir à tout prix, et surtout, ne jamais rien retourner aux actionnaires!
Ce type d'entreprises, je les laisse à d'autres...
Mise en garde: ce n'est que mon point de vue de simple investisseur et non une recommandation d'achat ou de vente, à vous d'y regarder de plus près, ou à vous adresser à un conseiller financier, si ce titre vous intéresse..
mercredi 30 septembre 2009
Les rêves irréalistes des titres conceptuels
Vous connaissez l'expression titres conceptuels? Ce sont les titres de ces sociétés qui, dans des secteurs tels la biotechnologie ou les mines, sont des projets en devenir... Ces entreprises n'ont pas de revenus significatifs, pas de production prévue avant longtemps et pas de financement récurent, elles vivent de la somme générée lors de l'émission initiale de leurs actions. Lorsque vous achetez ces titres, vous achetez l'espoir qu'un médicament prometteur sortira de leurs laboratoires ou que leurs recherches géologiques révéleront d'importantes ressources minières. C'est ce que j'appelle, la loto-investissement.
Beaucoup d'investisseurs autonomes qui s'aventurent du côté de ces titres conceptuels ne s'arrêtent pas à un petit détail, pourtant très important: le nombre d'actions en circulation. Ils achètent sans savoir en combien de petits morceaux sera divisé cet éventuel trésor que ces entreprises promettent de trouver un jour. Certaines de ces entreprises, avant même d'avoir généré le moindre revenu significatif, et encore moins, le moindre profit, peuvent avoir déjà émis 50, 100 ou 200 millions d'actions!J'invite l'investisseur autonome tenté par ces placements spéculatifs à faire un petit calcul: essayer d'évaluer le volume de revenus éventuels que devra générer l'entreprise pour que le ratio prix de l'action/revenu annuel par action soit de 1.0, c'est-à-dire que pour chaque action, l'entreprise devra parvenir à générer une vente équivalente au coût de cette action. Par exemple, un titre qui se vend $1 l'action et où l'on compte 200 millions d'actions en circulation, devra générer un revenu annuel de 200 millions de dollars pour atteindre ce ratio.
Ce n'est que le point de départ, si l'entreprise atteint éventuellement ce très raisonnable ratio prix de l'action/revenu annuel par action de 1.0, cela ne signifie pas pour autant qu'elle devient un placement rentable: selon moi, pour l'être, il faudrait qu'elle génère également un bénéfice net par action d'au moins 10%, étant donné le niveau de risque associé à ce type investissement. Faites le calcul et vous verrez que souvent certains rêves des titres conceptuels sont totalement irréalistes!
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mardi 29 septembre 2009
Critique d'une autocritique
Comme investisseur autonome, j'ai parfois tendance à me livrer à des autocritiques sévères, suite à une décision d'achat. Si le titre nouvellement acquis se met à chuter dans les jours qui suivent, je doute parfois rapidement de la justesse de ma décision.vendredi 25 septembre 2009
Zenn Motors: pertinence de la nouvelle stratégie?
Zenn Motors (ZNN-TSX) semble avoir renoncé à produire entièrement son propre véhicule électrique grande vitesse, pour devenir un simple fournisseur des grands fabricants (OEM - original equipment manufacturer) comme General Motors qui produira sa Volt dès l'an prochain. Cette nouvelle stratégie sera centrée sur la fourniture de trains de transmission électriques (electric drive train). mercredi 23 septembre 2009
Revue des sites boursiers
Ma liste des meilleurs sites qui traitent de la bourse comprend maintenant une soixantaine de suggestions. Vous retrouvez cette liste, avec les liens internet pour chacun d'eux, dans la colonne de gauche. Ce n'est donc pas le choix qui manque. Le défi c'est de cibler les meilleurs sources qui vous permettront d'accéder à l'information la plus pertinente, celle qui vous aidera à vous y retrouver dans cet univers complexe de la finance et des marchés boursiers.
Ma liste des "top sites boursiers" ci-dessous exclus les blogs boursiers (ex. Forcast Invest, Café de la Bourse...) qui feront l'objet d'un "top blogs boursiers" dans une prochaine chronique. Mes préférences ont peu changées depuis les dernières années, je suis un lecteur assez régulier des sites suivants (en cliquant sur le titre du site, vous allez y accéder par un lien):
Top 7 des sites québécois et canadiens:La Presse Affaires: beaucoup à cause de ses blogueurs et commentateurs de premier niveau (Cousineau, Dufour, Girard, Rochon...).
Les Affaires.com : très bonne couverture de l'actualité et une forte équipe de commentateurs (Mooney, Vézina, Les investigateurs financiers...).
Argent - Quebecor Media: actualité, vidéos et son Forum qui est le plus fréquenté au Québec, on y retrouve une faune de boursicoteurs assez colorée...
L'heure des comptes: les entrevues de l'émission radio sur internet.
Globeinvestor.com: j'aime bien le tableau des entreprises qui composent le S&P/TSX Composite, on peut le remanier pour faire des sélections en un clic, du type par ordre des gagnants et perdants du jour.
Business News Network: pour sa section TV Clips où on peut visionner la plupart des entrevues qui passent sur ce canal financier de télé.
Financial Post: assez complet, actualités, opinions et vidéos.
Top 7 des sites américains:Marketwatch.com: celui que je fréquente sur une base régulière depuis des années pour les actualités, on peut également se faire un tableau très pratique de suivi de notre portefeuille qui contiendra autant des titres américains que canadiens (CA + code).
Morningstar.com: pour les statistiques sur les entreprises (dix ans) et les analyses pour plusieurs d'entre elles (section payante).
Bloomberg.com : parce que c'est Bloomberg...
Business Week: beaucoup de contenu, d'analyses en profondeur, le tout gratuitement. Pourquoi achèterait-on la revue? Tout est là...
The Wall Street Journal: la référence des marchés financiers et, en prime, une bonne partie de ce site incontournable est gratuite...
Barron's: revue qui a beaucoup d'influence, une mention favorable dans le numéro du samedi provoque souvent une hausse du titre le lundi matin.
CNBC: le site du canal télé boursier le plus regardé, entre autres des extraits d'émissions populaires tels Mad Money et The Kudlow Report.
Top 7 des sites européens:Cantos.com: pour les vidéos, des entrevues éclairantes avec des dirigeants d'entreprises, des analystes, des économistes...
Boursorama: site complet, actualités, opinions, conseils boursiers, forum...
Financial Times: quotidien financier très influent fondée en 1888, une institution...
L'Édito Matières Premières et Devises: un site sur la tendance des différents actifs, les commodités (ressources naturelles) et les monnaies.
Les Échos.fr : beaucoup d'actualités et commentaires.
Vernimmen.net: pour le glossaire des termes financiers, difficile d'être plus complet.
Euroland: des fiches par entreprises qui offrent beaucoup d'informations corporatives pertinentes.
Si vous avez des suggestions, faites-moi en part en utilisant la section commentaire.
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lundi 21 septembre 2009
École de la bourse
Le site boursier Morningstar.com offre certains services pour lesquels il faut payer: par exemple, l'accès aux analyses de quelques 2000 entreprises couvertes par son équipe d'analystes. Par contre, vous trouverez sur ce site beaucoup d'information mise à votre disposition gratuitement: bilans financiers des dix dernières années pour toutes les entreprises présentes sur les bourses américaines, une section d'interprétation des données, les ratios clefs (marges de profits, ROE, taux de croissance, etc), profil de chaque entreprise (snapshot), analyses sur vidéos de certaines entreprises...Si vous préférez un livre en français pour apprendre à vous débrouiller en bourse, je vous suggère Investir à la bourse et s'enrichir de Bernard Mooney (Les Éditions Quebecor)
Autre source pédagogique: le site web de la firme de courtage Disnat, en particulier son Centre du savoir et, spécifiquement, la section "Notions de base"
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dimanche 20 septembre 2009
Question fondamentale: dans quelle direction s'en va la valeur du dollar US?
Je vous pose la question, je n'ai pas la réponse. Cette question est fondamentale pour l'investisseur qui mise sur les titres américains en dollars US. Il ne faut pas paniquer et tomber dans certains scénarios apocalyptiques qui circulent actuellement, mais il faut s'interroger et garder un oeil ouvert sur cette variable de l'investissement.
J'en sais quelque chose: lorsque j'ai commencé à investir dans les titres présents sur les bourses américaines en 2002, je devais me procurer pour le faire des USD avec des dollars canadiens. Il m'en coûtait alors souvent plus de 1,50 dollar canadien pour chaque dollar américain (sans compter le frais d'achat de la monnaie d'environ 2%). Maintenant que la parité entre nos deux monnaies est en vue, ces investissements sont lourdement hypothéqués par ce coût d'entrée très élevé. Si le cours d'un des ces titres a augmenté d'un très raisonnable 50% depuis l'achat, je n'arrive quand même pas à retrouver la valeur initiale de mon investissement...
Celui qui s'aventure sur le terrain des investissements en USD doit être conscient de l'impact qu'aura l'évolution de la valeur de la monnaie américaine sur son placement. Ce qui m'amène à la question fondamentale: où s'en va la devise américaine? De plus en plus d'analystes semblent pessimistes sur sa direction: pour eux, le niveau d'endettement du gouvernement américain pourrait entraîner éventuellement sa dévalorisation, surtout si le gouvernement chinois qui en détient beaucoup, décidait de le larguer progressivement. Cette question est très complexe et dépasse mon champ de compétence, elle m'inquiète cependant. Il ne s'agit pas de paniquer, on peut retrouver dans la littérature sur le sujet des points de vue fort différents.Je suis tombé par hasard sur le blogue d'un québécois libertaire (Martin Masse): Le blogue du Québécois Libre. On retrouve sur ce blogue fort intéressant, un texte publié en mai dernier qui abordait la question: Les Chinois achètent de l'or - le dollar en a-t-il encore pour bien longtemps? Comme analyse politique, je n'adhère pas à l'idéologie libertaire anti-étatiste: je crois que nous avons besoin d'une intervention raisonnable de l'état, tant pour l'équité sociale que pour la bonne marche de l'économie. Ce texte sur les dangers qui menacent la valeur du USD n'en mérite pas moins d'être lu et ce blogue d'être visité régulièrement.
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samedi 19 septembre 2009
Les leçons de l'investisseur: Échanger des titres, un couteau à deux tranchants
L'un des pièges lorsqu'on débute en bourse, c'est de développer le besoin de transiger, simplement pour sentir la "drive" de transiger, la sensation de réaliser ce qu'on croît être un bon coup.
À mes débuts en bourse, après quelques temps, je me suis retrouvé dans cette situation: je n'avais plus de liquidités, mais en étudiant les marchés je voyais plein de Wayne Gretzky et de Mario Lemieux qui ne demandaient qu'à être repêchés. Je décidai de passer à l'action et je fis deux échanges dans une même journée, je montrai la sortie à Exfo Electro-Optical (EXF-TSX) et à JDS Uniphase (JDSU-NYSE) et j'obtins en retour Corning (GLW-NYSE) et PerkinElmer Inc (PKI-NYSE). Il s'avéra que ce fut un excellent échange, car mes deux acquisitions qui étaient au plancher au moment de la transaction, semblèrent complètement revigorées dès leur arrivée dans leur nouvelle équipe! Ils remplirent les buts séance après séance, alors que mes deux "ex" se retrouvèrent pratiquement dans la ligue Américaine...
Bob Gainey quand il transige, n'a pas à payer des frais de transaction ou à déclarer des gains de capitaux imposables, privilège que nous n'avons pas, nous investisseurs. L'échangisme à outrance en bourse est donc une pratique qui peut s'avérer coûteuse et risquée, et qui vous amènera inévitablement à vivre de douloureux regrets quand vous apercevrez un jour ce joueur que vous aviez découvert dans un aréna perdu dans un quelconque bled, briller maintenant de tous ses feux dans l'équipe adverse, installé au sommet de la liste des pointeurs de la ligue Nationale... vendredi 18 septembre 2009
Gaz naturel: est-ce que la remontée des prix est en vue?
Investir dans les entreprises d'exploration et de production du gaz naturel, comme dans toutes ces ressources naturelles qu'on appelle communément commodités et qui sont hyper sensibles aux prix, déplaît à l'investisseur traditionnel de type valeur qui trouve souvent que cela relève davantage de la spéculation. Au Canada, l'importance des ressources naturelles fait cependant en sorte que ce type d'investissements dans ces titres cycliques occupent une place majeure sur le TSX.
Une offre abondante, une demande réduite (récession) et le jeu des spéculateurs ont fait chuter de façon spectaculaire les prix du gaz naturel en Amérique du Nord en moins de quinze mois, qui sont ainsi passés d'un sommet record de 13 $/MBTU en juillet 2008 à moins de 2 $/MBTU en septembre 2009. En réaction à la baisse des prix, les activités de forage au Canada et aux États-Unis ont ralenties jusqu'à représenter environ la moitié des niveaux des années antérieures. Il y avait 199 plate-formes de forage actives dans l'Ouest canadien le 1er septembre 2009, contre 412 à la même date en 2008. jeudi 17 septembre 2009
Aéronautique: l'accès au crédit au coeur de la reprise de la demande
L'Association internationale du transport aérien (International Air Transport Association - IATA), une association qui regroupe la plupart des transporteurs aériens revoyait à la hausse les pertes qu'elle prévoit pour ce secteur en 2009. Les compagnies aériennes devraient enregistrer des pertes de 11 milliards de dollars US en 2009, plutôt que le 9 milliards prévu précédemment; l'an dernier les pertes avaient atteint 16,8 milliards.La hausse du coût du carburant, jumelée à une baisse du chiffre d'affaires de 15%, expliqueraient cette révision pour l'année en cours. L'IATA prévoit également des pertes mais moindres en 2010 (3,8 milliards de USD), malgré une remontée du trafic aérien de 3.2% l'an prochain. Le retour a la profitabilité pour les transporteurs aériens ne se ferait qu'en 2011.
Quel impact ces prévisions devraient-elles avoir sur les titres des fabricants aéronautiques comme Bombardier (BBD.B-TSX), Airbus (EADSY-OTC) ou Boeing (BA-NYSE)? Le responsable du secteur chez Desjardins croit que l'impact de l'affaiblissement des revenus des transporteurs aériens en 2008-2010 a déjà été intégré dans le cours des fabricants d'aéronefs. Il a un diagnostic "acheter" sur les titres de Bombardier et CAE Electronic (CAE-TSX). Ce matin, la firme Morgan Stanley relevait sa recommandation sur le titre de EADS (Airbus) de "Conserver" à "Surpondérer" la valeur en portefeuille. L'analyste relevait également son objectif de cours de 14,5 à 19 euros.
En d'autres mots: les analystes ont déjà tourné la page sur les déboires des transporteurs aériens et fixent maintenant l'horizon de 2011 pour une reprise dans leurs achats d'avions, les fabricants auraient ainsi des jours meilleurs devant eux. Le coût du carburant, s'il augmentait de façon substantiel en 2010, pourrait remettre en cause le retour à la rentabilité des transporteurs aériens mais ne ferait que mettre davantage en évidence la nécessité pour eux d'acquérir des modèles moins énergivores, comme la série C de Bombardier ou le Dreamliner 787 de Boeing.La difficulté des transporteurs aériens, si leur rentabilité ne s'améliore pas, sera d'accéder au crédit pour effectuer ce virage vers des modèles plus performants et plus rentables. L'intervention des gouvernements pourrait être nécessaire pour faciliter cet accès au crédit et relancer le secteur de l'aéronautique.
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mercredi 16 septembre 2009
Quel est le produit de plus en plus présent dans nos vies?
Quel est le produit de plus en plus présent dans nos vies? Que réponderiez-vous à ça? Comme deuxième question: comment traduire cette popularité en occasion d'investissement?Pour ma part, la réponse à la première question me saute aux yeux à chaque fois que je me promène dans la rue: j'aperçois sur les trottoirs, à droite et à gauche, dans les restaurants, sur les terrasses des cafés, dans les escaliers mobiles, une multitude de mes concitoyens absorbés par leur conversation ou par l'écran de leur petit téléphone mobile.
Appelez-le téléphone mobile ou portable, téléphone cellulaire (Amérique), "natel" (en Suisse), ou « GSM » (en Belgique), ce petit objet est maintenant omniprésent dans nos vies. Nous sommes tombés sous l'emprise du portable. La conversation ne peut plus attendre d'arriver à la maison ou au bureau, le texto surgit à tout moment et nous impose sa présence... À l'heure du réseau social en ligne à la Facebook, du "microblogue" à la Twitter, de l'alimentation constante par flux RSS, la communication s'impose comme un besoin essentiel de l'humain, le nourrit, le rassure, comme si cela lui permettait d'échapper à sa solitude fondamentale...
Comment traduire cette popularité en occasion d'investissement? Pas mal moins évident: tant du côté des fabricants d'appareils que de celui des fournisseurs de services téléphoniques, que du côté des réseauteurs, la compétition est féroce. Les appareils, les forfaits de service, les moyens de réseautage sont continuellement repensés.Chez les fabricants d'appareils, la tendance vers les téléphones intelligents qui facilitent le réseautage et l'accès internet est indiscutable: le BlackBerry et le I-Phone ont une longueur d'avance, mais la compétition est à leur trousse, de Nokia, à Motorola, à Palm... J'ai exprimé dans un texte précédent ma préférence pour Nokia qui a depuis, fait un bond de près de 24% en un peu plus de trois semaines! Ce marché des appareils demeure hautement compétitif et changeant, il ne constitue pas un terrain stable pour l'investisseur.
Les titres des fournisseurs de services de téléphonie, quant à eux, souffrent de quelques faiblesses fondamentales:
- le produit qu'ils offrent est une commodité, un produit non-différenciable
- la principale façon de se démarquer est en offrant de meilleurs tarifs (sensibilité des prix)
- ils dépendent aussi pour se démarquer de leur association aux appareils les plus populaires (dépendance à un tiers)
- les tarifs sont réglementés par des organismes gouvernementaux qui peuvent intervenir à tout moment pour calmer la grogne populaire face aux prix qu'ils demandent
De votre côté, quels titres reliés à la popularité croissante de ce petit appareil, préférez-vous?
Mise en garde: ce n'est que mon point de vue de simple investisseur et non une recommandation d'achat ou de vente, à vous d'y regarder de plus près si certains de ces titres vous intéressent.
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lundi 14 septembre 2009
Québec Bourse a deux ans!
Le 15 septembre 2007, je démarrais mon blogue personnel sur l'investissement boursier. Je ne pensais pas tenir le coup jusqu'à un deuxième anniversaire, me rendre à près de 500 textes et avoir plus de 87,000 visites sur mon blogue... Bank of Ireland: l'incroyable parcours d'un titre
J'ai investie dans ce titre à plusieurs reprises et à différents cours: de $64 l'action à l'automne 2007 (ouch!) à $0.87 l'action au début mars (un trop petit montant... mais quand même, yé!). Cette banque que je croyais solide comme du béton a été emporté par le tourbillon de la crise des subprimes et des PCAA et par la menace de nationalisation en début d'année. dimanche 13 septembre 2009
Magellan Aerospace: est-ce que j'ai fait une gaffe?
J'ai profité de mon heure de dîner vendredi pour acheter des actions d'une entreprise ontarienne de l'aéronautique que je connaissais vaguement de nom: Magellan Aerospace (MAL-TSX - $1.67). Placement qu'on peut considérer à risque... mais je n'ai investie qu'une petite somme: je n'ai pas les liquidités requises pour faire de grosses bêtises....
J'ai regardé à mon tour les statistiques financières de l'entreprise pour essayer d'élucider le mystère avant de me jeter à l'eau. N'y aurait-il pas quelques piranhas cachés dans le fond de ce lac si tentant? J'ai d'abord constaté que malgré que le secteur de l'aéronautique connaissait actuellement des difficultés, l'entreprise était parvenue à faire $0.12 de profits par action pour le trimestre qui s'est terminé à la fin juin: un sixième trimestre consécutif de profits. À première vue, ce n'était pas si mal... si on ramenait cela sur une base annuelle, on obtenait un ratio prix/bénéfices par action très bas. De plus, j'étais impressionné de voir que l'entreprise était impliquée dans trois programmes prometteurs: Airbus 380, Boeing 787 et le Joint Strike Fighter de Lockheed Martin...
À la bourse, il est assez rare que vous allez trouver un diamant que personne, parmi les millions d'investisseurs autonomes ou professionnels, n'aurait aperçu avant vous. Ça relève du rêve du chercheur de trésors boursiers. Il y a toujours, pour ce titre comme pour les autres, une explication pour le cours actuel, il s'agit de la trouver... - Les derniers résultats étaient plutôt bien à première vue ($0.12 par action), mais ils avaient été gonflés par la faiblesse du dollar canadien face au dollar américain durant cette période, alors que depuis, le huard est en montée et s'approche dangereusement du USD.
- Durant le dernier trimestre, l'entreprise n'avait alloué qu'un faible pourcentage de ses revenus à ses obligations fiscales courantes et futures, contrairement au même trimestre l'an dernier.
- L'entreprise a conclu avec un financier à la fin avril dernier, un arrangement comprenant une débenture convertible qui pourrait éventuellement augmenter considérablement le nombre d'actions en circulation (beaucoup plus que les 18.2 millions que l'on retrouve actuellement dans les états financiers, dans le document suivant on mentionne la possibilité de plus de 48 millions d'actions comme effet éventuel).
- Les dirigeants de l'entreprise sont très prudents sur le niveau d'activité de l'aéronautique d'ici la fin 2010 et donc sur les revenus de l'entreprise durant cette période
Si je m'étais comporté en investisseur raisonnable et que j'avais cherché d'abord ces réponses à ma question avant d'assouvir mes instincts d'investisseurs, aurais-je sauté à l'eau? Probablement que oui malgré tout, peut-être pas avec l'espoir d'un profit aussi important que celui que j'envisageais au départ, mais la perspective d'un redressement du secteur de l'aéronautique d'ici une quinzaine de mois et l'implication de Magellan Aerospace dans trois programmes importants, seraient venues à bout des éléments négatifs que j'avais découverts après avoir passé l'ordre. vendredi 11 septembre 2009
Comment évaluer la valeur des banques américaines?
Deux collaborateurs du site Les Affaires.com, Rémy Morel et Patrick Thénière, abordaient hier la situation des banques américaines: Le milieu bancaire se détériore . En analysant les nouveaux résultats publiés par la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), ils constataient que le pourcentage des prêts douteux s'élevait au 31 juin à 4.35% des prêts totaux pour l'ensemble des institutions, il était à 3.77% trois mois plus tôt.Un prêt douteux est un prêt très risqué, puisque les emprunteurs ne font plus leurs paiements depuis au moins trois mois. Cela ne signifie pas que la banque perdra tout avec ces prêts, puisque une bonne partie de ces sommes devrait être récupérée si ces prêts aboutissent à des reprises de possession. Cependant, avec la chute importante de la valeur des actifs immobiliers aux USA depuis deux ans, il va de soi que les banques ne récupéreront qu'une partie de la valeur des prêts accordés. D'autant plus que certains aux États-Unis pensent que les prix de vente des maisons pourraient continuer à baisser au cours des prochains mois. Plusieurs petites banques pourraient ainsi être menacées de faillite.
À la lecture du texte de Rémy Morel et Patrick Thénière, j'ai réalisé à quel point il était difficile pour un simple investisseur, comme moi, d'évaluer parmi les 8200 banques couvertes par la FDIC, lesquelles sont sérieusement menacées de faillite à cause du poids démesuré de leurs prêts à risque.
mercredi 9 septembre 2009
Le piège des compagnies aux "produits prometteurs"
Une des pire erreurs que peut commettre un nouvel investisseur, et je l'ai commise à plusieurs reprises, c'est d'investir dans une compagnie simplement parce qu'elle vient de faire la manchette des journaux lors de la présentation aux médias d'un "produit prometteur". Mon propos n'est pas d'enlever du mérite à AAER comme jeune entreprise qui cherche à survivre, mais bien de partager avec vous quelques exemples d'investissements dans des produits qui semblaient voués au départ à un avenir des plus prometteur. Mon constat: une entreprise peut avoir un excellent produit dans un domaine d'avenir et être un piètre investissement. Bien souvent, ces jeunes compagnies sont en bourse uniquement pour recueillir des capitaux pour leur permettre de démarrer, l'objectif de rapporter un éventuel profit aux investisseurs initiaux n'est qu'un mirage lointain qui ne se concrétisera, la plupart du temps, jamais. Si vous voyez ces placements comme des billets de loterie, ça va, mais si vous comptez là dessus pour financer votre retraite, c'est autre chose.
Ces entreprises ont habituellement un nombre incroyable d'actions en circulation et ne font, bien sûr, pas de profits: elles fonctionnent à perte. Même dans un scénario de rentabilité éventuelle, vous risquez de ne pas trouver votre compte. Cet éventuel profit, s'il se concrétisait un jour, serait parcellisé en une minuscule somme, une fois divisé par le nombre élevé d'actions mises en circulation. C'est là, le premier piège dans lequel tombent plusieurs de ces valeureux investisseurs qui ne connaissent même pas le nombre d'actions émises par la compagnie dans laquelle ils décident d'investir leurs économies.Ces "start up" qui ne génèrent aucun fonds de roulement autogénérés (cash flow) sont également pour la plupart des machines qu'il faut alimenter périodiquement de capitaux, simplement pour les maintenir en vie durant ces premières années où elles ne sont pas rentables. La plupart se retourneront éventuellement vers les marchés pour se réalimenter par de nouvelles émissions, ou vers des emprunteurs privilégiés, simplement pour continuer leurs opérations. Les investisseurs initiaux seront alors noyés dans ces refinancements et verront disparaître progressivement toute valeur à leur placement.
J'ai crû à la jambe artificielle de Victhom Human Bionics (VHB-TSXV), aux chaises simulatrices pour les jeux vidéo de D-BOX Technologies (DBO.A - TSXV), aux nanomatériaux de Raymor Industries (RAR-TSXV), au médicament pour le diabète de ConjuChem Biotechnologies (CJB-TSX) et j'en passe... Tous ces investissements se sont avérés décevants, dans certains cas, désastreux. Toutes ces compagnies avaient elles aussi fait naître, lors de conférences de presse, des espoirs fabuleux pour leurs "produits prometteurs" voués au plus bel avenir, espoirs qui ne se sont jamais concrétisés. Je laisse maintenant ces chimères d'investissement à d'autres, si je veux jouer à la loterie, je m'arrête au magasin du coin et je m'achète un billet de 6/49. C'est plus simple et moins coûteux. En prenant un café ensemble
Ce que vous pouvez lire sur ce blog ne sont que des commentaires sans prétention sur les marchés boursiers et les entreprises. Je ne suis pas un expert, je ne suis qu'un simple investisseur comme vous qui essaie de s'y retrouver dans cet univers complexe et en perpétuel mouvement.