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vendredi 17 octobre 2008

LEAR: l'offre de Carl Icahn n'était pas si mal, après tout...

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La bourse a de ses retournements de situation parfois... qui vous apprennent la modestie. Il y a un peu plus d'un an, comme des milliers d'investisseurs, petits et grands, j'ai voté contre l'offre d'achat de Carl Icahn qui voulait mettre la main sur Lear Corporation (LEA-NYSE), un des plus importants fabricants de pièces d'automobiles sur la planète. Nous avions réussi par ce vote négatif à arrêter ce "tyran" qui voulait nous extorquer l'entreprise pour un ridicule $37,25 l'action! Je l'avais mentionné dans un message sur mon blog:

Les actionnaires peuvent d'abord refuser l’offre initiale : récemment, les actionnaires de Lear Corporation (LEA au NYSE) ont rejeté l’offre ridicule faite par le magnat Carl Icahn et l’entreprise est toujours publique. Rendre les armes dès la première offre est rarement dans l’intérêt des actionnaires, il faut donc résister pour faire monter la mise. C’est ce qu’on fait les actionnaires de Lear et je suis persuadé que dans quelques années ils ne le regretteront pas. Carl Icahn est un vautour qui ne fait de cadeau à personne: s’il a offert 37,25$ l’action, avec la complicité du conseil d’administration de lavettes de Lear, c’est qu’il était probablement persuadé que la valeur réelle de ces actions se situait aux environ de 60$ l’unité.

Un an plus tard, combien, pensez-vous, vaut aujourd'hui l'action de Lear Corporation? Je vous le donne en mille: $3.70!!! Oui, $3.70, dix fois moins que l'offre d'achat! Carl Icahn doit être mort de rire.

Ça prouve que même un des plus féroce et rusé acheteur d'entreprises, comme Icahn, peut être complètement dans le champ lorsqu'il fait une offre savamment calculée. Pour ma part, cela m'a appris la modestie et la nécessité de se tenir loin des affirmations catégoriques à la bourse (i.e. "l'offre ridicule"). Finalement, ça démontre encore une fois que nous venons de traverser douze mois déconcertants que personne n'avait vraiment vu venir et où les repères habituels ont été pulvérisés par une tempête hors de l'ordinaire.

Ceci dit, je suis persuadé que les actions de Lear valent beaucoup plus que leur actuel $3.70, peut-être pas $37.25 l'action, mais nettement plus... Les résultats des prochains trimestres vont certes être mauvais, avec la baisse importante des ventes de véhicules chez les grands fabricants, mais au delà de cette conjoncture, l'entreprise a un bon potentiel de remontée.

L'action corrosive des vendeurs à découvert pourrait traîner ce titre encore plus bas au cours des prochaines semaines. Cependant, Lear se transige actuellement à un cinquième de sa valeur aux livres et la valeur de l'avoir des actionnaires équivaut à $16.66 l'action: selon moi, le titre est victime, comme tant d'autres, d'une punition démesurée. C'est ce que je crois, en ne vous offrant cependant aucune garantie, avec ce marché, on n'est plus sûr de rien...

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dimanche 14 octobre 2007

LES LEÇONS DE L'INVESTISSEUR: La première offre d’un acquéreur potentiel, n’est qu’une première offre…

Lorsque qu’une compagnie dont on possède des actions est l’objet d’une offre d’achat d’un investisseur privé ou d’une autre entreprise publique, cela ne signifie en rien qu’elle sera effectivement vendue à cet acheteur et surtout, au prix proposé au départ. Certains petits investisseurs devant une première offre vendent rapidement leurs actions, même à un prix inférieur à celui de l’acheteur potentiel, pour pouvoir ramener leurs jetons immédiatement sur un autre numéro. C'est souvent un mauvais calcul.

Les actionnaires peuvent d'abord refuser l’offre initiale : récemment, les actionnaires de Lear Corporation (LEA à NY) ont rejeté l’offre ridicule faite par le magnat Carl Icahn et l’entreprise est toujours publique. Rendre les armes dès la première offre est rarement dans l’intérêt des actionnaires, il faut donc résister pour faire monter la mise. C’est ce qu’on fait les actionnaires de Lear et je suis persuadé que dans quelques années ils ne le regretteront pas. Carl Icahn est un vautour qui ne fait de cadeau à personne: s’il a offert 37,25$ l’action, avec la complicité du conseil d’administration de lavettes de Lear, c’est qu’il était probablement persuadé que la valeur réelle de ces actions se situait aux environ de 60$ l’unité.

Bien souvent, devant la réticence des actionnaires, le premier acheteur sera forcé de faire une meilleure offre. Très fréquemment, un deuxième acheteur potentiel (white knight) surgira et fera une offre supérieure à celle du premier prétendant. En mai 2005, j’ai appris à mes dépens cette cruelle leçon.

J’avais acheté un mois plus tôt des actions de Maytag (à 13,75$), le fabricant d’appareils électroménagers qui était alors en difficulté: je me disais que le «brand» de qualité de cette entreprise valait à lui seul une petite fortune. Dans les semaines qui ont suivi mon achat, l’action a descendu dans les 12$, semant le doute dans mon esprit. En mai 2005, se pointe un acheteur, Ripplewood Holdings qui offre 14$ l’action. Tout heureux de pouvoir ramasser ma mise et de la réinvestir sur un autre numéro, je me précipite et vend mes actions dès les jours qui suivent cette offre : j’obtiens 15$, preuve que certains se doutaient que la partie n’était pas jouée. Une entreprise chinoise Qindao Haier Ltd surgit effectivement quelque temps après et offre $16 l’action. Puis, arrive Whirlpool Corp avec une offre de 17$. La surenchère s’est terminée en décembre 2005, en faveur de Whirlpool qui a dû payer 21$ l’action. J’ai regretté amèrement de ne pas avoir connu le plaisir de voir ces nombreux courtisans se disputer la main d’une entreprise que j’avais acheté à rabais quelques mois plus tôt.

Quand tu perd, ne perd pas la leçon!
When you lose, dont’t lose the lesson!