Affichage des articles dont le libellé est Barclays. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Barclays. Afficher tous les articles

mercredi 28 janvier 2009

J'ai dormi au gaz...

.
Le problème avec les titres bancaires depuis la crise des subprimes, c'est que le simple investisseur, comme moi, n'a pas la moindre idée de ce qui se cache en arrière de leurs mystérieux états financiers. Prenons trois titres bancaires européens: la Barclays (BCS-NYSE), la Bank of Ireland (IRE-NYSE) et la Lloyds TSB Group (LYG-NYSE). Est-ce que ces banques peuvent faire failite, se faire nationaliser à bas prix, ou se faire racheter éventuellement à un prix dérisoire parce que n'ayant plus d'autres recours? Ce sont des questions auxquelles je ne peux répondre, ça dépasse mon niveau de compétence.

Si on s'aventure à affirmer que ces banques éviteront ces scénarios apocalyptiques, on ne peut nier qu'elles ont une valeur en soi, ce ne sont quand même pas des "binneries", comme on dit en québécois, et que les niveaux auxquels elles se sont transigées la semaine dernière les sous-évaluaient de façon importante.

Ce à quoi je veux en venir, c'est que ces trois titres je les ai suivis dans leurs spectaculaires descentes au cours des dix-huit derniers mois, tel un croyant persuadé que la terre promise était à la veille de se pointer... Et puis soudain, quand elles ont atteint pendant quelques jours un niveau incroyablement bas la semaine dernière (Barclays $2.75, Bank of Ireland $1.54 et Lloyds TSB Group $2.35) devant des menaces de nationalisation ou de refinancement, j'ai figé dans deux cas sur trois. J'ai lancé la serviette au moment où l'occasion était peut-être en or.

Ainsi, pour Bank of Ireland, je pouvais doubler mon nombre d'actions pour un dixième de ce qu'il m'en avait coûté jusqu'à présent et comme le titre a déjà plus que doublé depuis la semaine dernière, je regrette d'avoir dormi au gaz sous l'effet de la déprime environnante. Idem pour la Barclays. Au moins, j'ai eu le réflexe d'acheter des actions de la Lloyds TSB Group.

C'est vrai qu'avec les titres spéculatifs, on peut tout perdre, tout son investissement ou presque. J'en ai une collection dans mon portefeuille, de ces entreprises malades qui ont fini par crever. Mais, pour des grandes institutions comme celles-là, la possibilité d'un retournement existe, ce n'est pas garanti, il y a un risque important, mais cette possibilité existe. Et si ce retournement a lieu, c'est lorsque la déprime atteint son point culminant (comme ce fut le cas la semaine dernière pour ces trois banques) qu'il est possible de faire des placements qui donneront un jour un retour spectaculaire. C'est ce que j'appelle la beauté des mathématiques des marchés déprimés...

Je ne veux surtout pas, inciter qui que ce soit à se lancer dans les titres spéculatifs qu'on retrouve par milliers sur les marchés boursiers, titres qui sont de vulgaires billets de loterie qui viendront brûler vos épargnes durement accumulées. Je pense plutôt à des titres malmenés qui ont des actifs réels, malgré tout intéressants, en dépit de la crise: je crois que dans ces cas là, à ces prix là, le pari sur leur survie peut en valoir la chandelle, si on est conscient que le risque de tout perdre existe, même avec ces placements. Et c'est pour ça que je m'en veux d'avoir dormi au gaz la semaine dernière.
.

samedi 17 janvier 2009

Dure semaine pour les banques

.
À chaque fois qu'on croit avoir touché le fond avec la crise des institutions financières, des nouvelles négatives sur des besoins de recapitalisation additionnelle apparaissent qui font descendre les titres encore plus bas. Cette semaine, de telles nouvelles ont touché Citigroup (C-NYSE) et Bank of America (BAC-NYSE), entraînant l'ensemble du secteur à la baisse. Le KBW Bank Index qui regroupe les principales banques américaines a ainsi chuté de plus de 20% cette semaine. Depuis février 2007, cet indice a perdu près de 75% de sa valeur. On ne parle pas ici de fragiles petites entreprises à l'étape du démarrage, on parle des plus grandes banques du pays qui est encore étiqueté de "plus grande puissance économique" de la planète.

Les banques européennes n'ont pas fait mieux, plusieurs ont chuté de façon spectaculaire au cours de la semaine. Le titre de Barclays (BCS-NYSE) a ainsi ouvert lundi matin à $11.18, pour se retrouver à $5.71 en cours de séance hier, ce qui représentait alors une chute de près de 50% à l'intérieur de quelques jours! Le titre a remonté en fin de séance pour clôturer à $7.25. Assez impressionnant comme randonnée en montagnes russes! D'autres titres comme la Allied Irish Banks (AIB-NYSE), la Lloyds Tsb Group (LYG-NYSE) et la Bank of Ireland (IRE-NYSE) ont également connu des mouvements spectaculaires. Il va sans dire, que les spéculateurs adeptes de la vente à découvert (short selling) s'en donnent à coeur joie quand sortent ces nouvelles sur le niveau douteux de capitalisation de certaines banques, leurs interventions accentuant davantage les mouvements à la baisse.

Est-ce possible qu'après tous ces mois, on en soit encore à se demander quelle est la situation réelle des grandes banques? Comment le simple investisseur peut-il s'y retrouver devant une pareille opacité de l'information...
.

mardi 10 juin 2008

Vous vous souvenez de l'été 2008?

.
Jeudi 10 juin 2010

Vous vous souvenez de l'été 2008? Dire que ça ne fait pas 24 mois de ça et que tant de choses ont changé depuis. Cet été là, Georges W. Bush terminait son pitoyable passage à la Maison Blanche qui avait vu la plus grande puissance du monde s'embourber dans une guerre inutile et coûteuse, son économie et son dollar durement affaiblis par des politiques qui ne servaient que les intérêts de quelques uns aux dépens de l'immense majorité des citoyens américains.

Aujourd'hui, les soldats américains ont quitté l'Irak, tel que l'avait promis le nouveau président Barack Obama. L'économie américaine ne s'en porte que mieux. Obama a relevé les impôts des plus riches et a récupéré les 120 milliards dépensés annuellement dans cette guerre inutile pour les réinvestir dans les infrastructures, les écoles, le régime de santé, les logements sociaux et l'assainissement des finances publiques: des dépenses qui ont relancé l'économie américaine qui roule à plein régime. Les derniers chiffres sur la construction résidentielle montrent enfin une croissance dans les mises en chantier, après plusieurs années de baisses successives.

Le dollar américain a suivi le retour à la santé de l'économie américaine, il vaut aujourd'hui près de $1,18 canadien et 0,78 euro. Le prix du baril de pétrole qui avait dépassé les $150 cet été là, est revenu sous les $80 et demeure plutôt stable. L'apparition d'une voiture entièrement électrique à prix abordable est venu changer la donne. Il faut dire aussi, que, depuis que les grands leaders occidentaux se sont entendus pour imposer les gains spéculatifs sur les "barils-papier", c'est-à-dire les gains faits lors d'une revente à l'intérieur d'une période de six mois suivant l'achat, nos charognards de spéculateurs se font de plus en plus discrets.

Vous vous souvenez à l'été 2008, de l'état pitoyable dans lequel se retrouvaient les grandes banques, suite à la crise des "subprimes". Dire qu'on pouvait acheter des actions de la Barclays Bank, de la Lloyds TSB ou de la Wells Fargo pour $25. Avoir su... Dire que l'on pouvait acheter des actions de Pfizer à $17... c'est vrai, c'était avant la découverte de ce médicament miracle contre la chute des cheveux, mais on aurait pu se douter que quelque chose sortirait de leurs laboratoires. Avoir su... Vous vous souvenez à l'été 2008, Airbus annonçait la première mise en service régulière de son méga A380, il y avait encore beaucoup de sceptiques et l'action de EADS végétait sous les 14 euros... Aujourd'hui, les transporteurs aériens asiatiques, devenus friands du A380, sont en train d'en faire un des grands succès de l'aéronautique et l'action monte en flèche. Avoir su...

Bon, je dois vous quitter, la première ministre du Québec, Pauline Marois, s'apprête à faire un discours sur l'utilisation des redevances que le gouvernement québécois va retirer, suite à la découverte d' importantes ressources pétrolières en Gaspésie et sur l'Île d'Anticosti, je ne voudrais pas manquer ça...
.

dimanche 30 décembre 2007

Barclays PLC: une banque de qualité à un prix abordable

Barclays PLC, l’une des trois plus grandes banques d’Angleterre, offre des services très diversifiés: comptes individuels, placements financiers, cartes de crédit, crédit hypothécaire, assurance-vie, services commerciaux... Barclays a été une banque très rentable au cours des dernières années : elle a ainsi maintenu un retour sur l'avoir des actionnaires (return on equity) de près de 20% depuis 2004 et une marge nette de profit supérieure à 23%. Barclays continue son expansion à travers le monde (Espagne, Afrique du Sud, Indes, Chine…), ce qui devrait compenser pour la faiblesse de la croissance du marché britanique.

Comme pour la plupart des banques, la valeur de l’action de Barclays (BCS au NYSE) a chuté de façon importante suite à la crise des prêts «subprime», à l’exposition aux papiers commerciaux (PCAA) et au resserrement du crédit dans plusieurs marchés : l’action valait $62 en février, elle se transige à près de $40 aujourd’hui. Le dividende de Barclays PLC est maintenant de 6,4%, s'il n'est pas remis en question, il offrira à lui seul un rendement très intéressant à l'investisseur québécois, en particulier si le placement est fait dans un compte REER à l'abri de l'impôt (dans un compte régulier, le dividende étanger est deux fois plus taxé que le dividende d'une compagnie canadienne).

A-t-on touché au fond dans la crise que connaît le secteur bancaire? Bien honnêtement qui peut répondre à cette question actuellement? Il y a donc un pourcentage de risque à tout achat relié à ce secteur en ce moment. Si l’on est prêt à courir ce risque, Barclays PLC m’apparaît être un choix valable parmi les banques éclopées.

Site web: Barclays PLC

jeudi 18 octobre 2007

La chute des titres bancaires rend les taux de leurs dividendes attrayants

Les difficultés du secteur financier, suite aux pertes associées aux prêts immobiliers à risque (subprime), ont réduit considérablement le cours des actions des banques depuis trois mois. Du même coup, les taux (yield) de leurs dividendes ont effectué une montée inversement proportionnelle à la baisse de ces cours. Les dividendes de ces banques, si les actions sont déposées dans un compte REER à l’abri de la taxation, vont générer à eux-seuls un revenu annuel non négligeable au cours des prochaines années.

Lorsque la crise des prêts immobiliers sera passée, les cours des actions bancaires remonteront et l’investissement deviendra doublement intéressant. D’autant plus, qu'il est démontré historiquement, qu'au fil des ans, les banques augmentent périodiquement le montant de leur dividende. Ce qui signifie que les taux de ces dividendes, basé sur les prix plus bas payés durant cette année difficile, vont continuer à augmenter lorsque les profits des banques se porteront mieux.

La question que je vous pose, c’est : quand exactement les titres financiers auront-ils fini leur descente? Quand auront-ils atteint le creux de la vague et offriront-ils le point d’entrée idéal, celui qui permettra d’obtenir le meilleur rendement futur : aujourd’hui, dans trois mois, six mois, ou dans un an? Si vous avez la réponse, vous êtes sur la piste d’un bon investissement.

Quelques exemples de dividendes d’institutions financières :

Washington Mutual (WM – NYSE) : 7,1%
National City (NCC-NYSE): 6,7%
Regions Financial Corp.(RF-NYSE): 6,6%
Lloyds TSB Group (LYG-NYSE): 6,2%
Fifth Third Bancorp (FITB-Nasdaq): 5,4%
Barclays PLC (BCS-NYSE): 5,2%
US Bancorp (USB-NYSE) : 5,0%
Wachovia Corporation (WB-NYSE): 4,8%
Citigroup (C-NYSE): 4,8%
Bank of America (BAC-NYSE): 4,7%
BB&T Corporation (BBT-NYSE): 4,7%
Banque de Montréal (BMO-TSE): 4,5%
Banque Nationale (NA-TSE) : 4,5%
Bank of Ireland (IRE-NYSE) : 4,5%
HSBC Holding PLC (HBC-NYSE): 4,4%