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samedi 1 novembre 2008

Bonne semaine pour le titre d'Office Depot

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J'étais persuadé depuis longtemps que le titre d'Office Depot (ODP au NYSE) subissait une dévaluation démesurée, probablement alimentée, en bonne partie, par les vendeurs à découvert. La crainte que l'entreprise soit éventuellement en défaut face aux exigences de son accès au crédit ont également pesé sur le titre, voici comment cette crainte est décrite par l'analyste de Morningstar:

Office Depot's new $1.25 billion revolving credit facility features a covenant that requires it to maintain a fixed charge coverage ratio (consolidated earnings adjusted for one-time items divided by total interest and rent expense) of greater than 1.0. There are also restrictive covenants associated with the $400 million senior unsecured notes feature covenants. Although Office Depot was in compliance with these covenants as of July 2008, we have increasing fears of default risk due to deteriorating fundamentals.

Ce titre qui se transigeait à près de $42 en octobre 2006, a atteint son creux mardi matin à $1.51 l'action. Il avait perdu à ce moment, 96% de sa valeur en 24 mois! Malgré les craintes sur les conditions de son accès au crédit, je l'ai accompagné tout au long de cette descente aux enfers, en achetant des actions à différentes occasions, à différents prix allant de $21 à $2.72 récemment.

Une "technicalité" m'a empêché de m'en procurer mardi lorsqu'il atteignait ce creux sous les $1.60. Je savais que le titre était alors descendu à un niveau hautement irrationnel. En fin de journée mardi, le titre était déjà remonté à $1.82. Mercredi matin, il atteignait rapidement les $2. Au lieu de passer à l'action, j'ai attendu un repli qui n'est pas venu dans les jours suivants : le titre a continué sa poussée, il a terminé la semaine à $3.60. Une remontée de 138% en l'espace de trois jours!

Mr Market, le maniaco-dépressif, était visiblement tombé dans un état de dépression aigue face à ce titre. Ce sont des occasions en or dont il faut savoir profiter, en n'hésitant pas trop longtemps dans l'espoir d'un dernier repli qui ne viendra pas. À $3.60, le titre est déjà moins attrayant: son multiple Prix/bénéfices prévus pour l'an prochain est maintenant de x10.5, ce qui est raisonnable dans le marché actuel, pas exceptionnel. À court terme, Il faudrait qu'il revienne visiter la zone des $2.50 pour me tenter à nouveau.
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mardi 23 septembre 2008

OFFICE DEPOT: un titre sous-évalué?

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Selon moi, les critères qui peuvent aider à repérer parmi les entreprises éclopées, celles qui ont les ressources pour revenir à la santé, sont les suivants : capacité de production de flux de trésorerie positifs, niveau d'endettement raisonnable et possibilité de croissance des ventes et de la rentabilité au cours des années à venir (augmentation du volume de ventes, capacité à maintenir les prix et les marges de profits...). J'ai repéré sur mon "radar", une entreprise éclopée qui semble répondre à ces critères : Office Depot (ODP au NYSE, $5.75) .

Office Depot, comme plusieurs chaînes commerciales américaines, a été durement malmenée depuis un an avec le ralentissement de l'économie et la perspective d'une récession aux États-Unis. Ses techniques comptables ont également soulevé des questions, ce qui n’a pas aidé. Le cours de son action est ainsi passé de $36 en juin 2007 à $5.75 hier.

De 2001 à 2006, Office Depot était parvenue à générer des flux de trésorerie disponibles (free cash flow) d'une valeur annuelle moyenne de 432 millions ou $1,57 par action, en se basant sur le nombre d'actions en circulation aujourd'hui. Cela représente un multiple prix actuel/free cash flow d'environ 3.6 : un ratio nettement avantageux. En 2007, Office Depot n'a pas produit de flux de trésorerie disponibles, c’était la première fois depuis 1999. L'entreprise était donc parvenue à faire preuve de constance à ce niveau depuis plusieurs années, seule la conjoncture difficile de la dernière année l'aura arrêtée, elle répond donc à mon premier critère de sélection: la capacité de pouvoir compter normalement sur des excédents de trésorerie, une fois soustrait les investissements.

Le niveau d'endettement d'Office Depot m'apparaît raisonnable: sa dette à long terme équivaut à 37% de l'avoir des actionnaires: elle répond ainsi à mon deuxième critère, un bilan financier relativement sain.

Est-ce que le volume des ventes est appelé à croître ou à décroître? Au cours des douze derniers mois, les ventes ont diminué de 1% dans un contexte difficile, les revenus provenant de l’international ont pris le relais des ventes aux États-Unis pour empêcher un plus important recul. Office Depot peut espérer continuer à élargir et à consolider son marché géographiquement, l'entreprise est actuellement présente dans 43 pays, cette présence internationale devrait permettre à ses revenus de croître au cours des prochaines années. Sa rentabilité devrait être favorisée, quant à elle, par une plus grande sélection de produits de marque maison fabriqués dans des pays asiatiques.

Le reste de l'année continuera à être difficile pour Office Depot avec la probable récession américaine. Cependant, à moyen terme, le retour sur l'investissement pourrait être fort intéressant pour celui qui saura être patient avec cette entreprise, c’est mon humble avis. Est-ce qu'il y a quelque chose qui échappe à mon analyse?
À son cours actuel, ça m'apparaît être un placement valable. Qu'en pensez-vous
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lundi 17 mars 2008

OFFICE DEPOT: un titre sous-évalué?

Lors de mes derniers messages sur ce blog, j'ai identifié des critères qui peuvent aider à repérer parmi les entreprises éclopées, celles qui ont les ressources pour revenir à la santé: niveau d'endettement raisonnable, production de flux de trésorerie positifs et rentabilité des produits et services au cours des années à venir (croissance des ventes, maintien des prix et des marges de profits). J'ai commencé à fouiller parmi les entreprises incluses sur mon "radar", s'il n'y en avait pas quelques unes qui répondaient à ces critères. Après Electronic Data Systems, j'en ai identifié une seconde: Office Depot (ODP à la NYSE).

Office Depot (ODP), comme plusieurs chaînes commerciales américaines, a été durement malmenée depuis six mois avec la perspective d'une récession aux États-Unis. Ses techniques comptables ont également soulevé des questions, ce qui n’a pas aidé. Le cours de son action est ainsi passé de $36 en juin dernier à $10,86 aujourd'hui.

De 2001 à 2006, Office Depot est parvenue à générer des flux de trésorerie disponibles (free cash flow) d'une valeur annuelle moyenne de 432 millions ou $1,57 par action, en se basant sur le nombre d'actions en circulation aujourd'hui. Cela représente un multiple prix actuel/free cash flow d'environ 7: un ratio nettement avantageux. En 2007, Office Depot n'a pas produit de flux de trésorerie disponibles, c’était la première fois depuis 1999. L'entreprise a donc fait preuve de constance à ce niveau depuis près d'une décennie, elle répond donc à mon premier critère de sélection: la capacité de pouvoir compter sur des excédents de trésorerie, une fois soustrait les investissements.

Le niveau d'endettement d'Office Depot m'apparaît raisonnable: sa dette à long terme équivaut à 39% de l'avoir des actionnaires. Est-ce que le volume des ventes est appelé à croître ou à décroître? En 2007, dans un contexte difficile, les ventes ont tout de même augmenté de 3,4%, grâce aux revenus provenant de l’international qui ont pris le relais des ventes aux États-Unis qui ont stagnées. Office Depot peut espérer continuer à élargir et à consolider son marché géographiquement, ce qui devrait permettre à ses revenus de croître au cours des prochaines années.

Le reste de l'année continuera à être difficile pour Office Depot avec la probable récession américaine. Cependant, à moyen terme, le retour sur l'investissement pourrait être fort intéressant pour celui qui saura être patient avec cette entreprise, c’est mon humble avis.

lundi 29 octobre 2007

OFFICE DEPOT: une sur-réaction du marché qui crée une occasion d'achat?

L'action d'Office Depot (ODP au NYSE) vient de piquer de 15% à l'annonce que le dépôt de son rapport trimestriel était reporté, puisqu'un audit serait requis pour vérifier certaines données comptables. Une nouvelle pareille en provenance d'une petite entreprise signifie pour moi: EXIT! Mais de la part d'une entreprise de cette taille qui a déjà vu le cours de son action chuté de façon importante au cours des derniers mois, ça ne m'amène pas au même réflexe: je pense que c'est peut-être même une occasion d'achat, il faut regarder de plus près. Ce qui se cache derrière la nouvelle n'est sûrement pas beau mais je serais très surpris que ça menace la survie d'une entreprise de cette taille. Il y a peut-être un ménage à faire mais la valeur de l'entreprise ne disparaît pas pour autant.

samedi 15 septembre 2007

DIX AUBAINES SUR LE MARCHÉ AMÉRICAIN

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Ce portefeuille de compagnies américaines pourrait donner un rendement intéressant d'ici douze mois. Avec la quasi parité entre le dollar canadien et le dollar US, les actions américaines sont maintenant abordables et attrayantes (même si les dividendes des actions étrangères sont taxés à environ 50%, alors que les dividendes canadiens le sont à 25%). Voici dix des mes trouvailles. Faites-moi part de vos commentaires.

Office Depot (ODP) 19,15$
National City Corporation (NCC) 25,75$
Alcoa (AA) 35,48$
Wal-Mart (WMT) 43,32$
YRC Worldwide (YRCW) 28,34$
Harley Davidson (HOG) 46,50$
Electronic Data Systems (EDS) 21,82$
Tuesday Morning (TUES) 10,08$
Chico's FAS (CHS) 15,23$
Mylan Laboratories (MYL) 15,29$

Office Depot (ODP) comme plusieurs chaînes commerciales a été durement malmenée depuis six semaines avec la perspectives d'une récession américaine. Le marché me semble avoir sur-réagit et avec la baisse du taux directeur de la FED qui s'en vient, on pourrait assister à des corrections à la hausse d'ici la fin de l'année. Office Depot se développe à l'extérieur des USA (ex. Europe), ce qui viendra compenser pour le ralentissement de sa croissance aux USA. L'action (ODP) se transige à 10 fois ses bénéfices de l'année dernière, à 9 fois les bénéfices prévus pour l'an prochain, à 9 fois son cash flow actuel. L'action s'est vendue à 44,69$ en octobre dernier.

National City Corporation (NCC) a été sévèrement punie par les investisseurs pour avoir livré des profits moindres au dernier trimestre suite à la crise immobilière aux USA. National City est une banque établie qui paie un dividende depuis 1845. Cette banque régionale américaine a connu une solide croissance depuis 2003 : par des acquisitions, elle a pris de l'expansion en dehors de son chateau fort (Ohio) pour percer de nouveaux marchés (Illinois, Wisconsin, Floride, Missouri...). Son ratio cours/vente est de 1,88 avec une marge nette de profits supérieure à 25%, ce qui est un rapport intéressant. Son ratio cours/bénéfices est de 10 pour les prévisions de profits pour l'an prochain. Pour ces raisons, National City me semble sous-évaluée malgré les nuages actuels au-dessus du secteur bancaire.

Au début octobre 2005, l'action d'Alcoa (AA) se vendait environ $23, celle de Alcan, $30. Depuis, Alcan a vu se pointer des acheteurs qui ont fait ressortir sa valeur réelle: elle a finalement été vendue $101 US à Rio Tinto, alors qu'Alcoa a vu sa valeur remonter uniquement à $35. Alcan a été vendue à presque trois fois la valeur de l'avoir des actionnaires qui était de $34. Sur la base de ce même multiple, la valeur de l'action d'Alcoa serait de $56 pour un acheteur éventuel: elle me semble donc sous-estimée. Au prix actuel de son action, Alcoa doit sûrement intéresser des acheteurs potentiels. Alcoa se transige à 10 fois ses profits de l'an prochain, Alcan à 16 fois. Même sans acheteur, la valeur de l'action d'Alcoa devrait remonter d'ici un an, puisque la demande asiatique devrait venir soutenir le prix de l'aluminium.

L'action de Wal-Mart (WMT) se vend aujourd’hui moins chère qu’en 1999, elle se situait alors près des 50$, on peut se la procurer aujourd'hui pour environ 43$. Pourtant ses ventes sont passées de 137 milliards en 1999 à 362 milliards de US$ au cours des 12 derniers mois. Ses profits de 4,4 milliards à 12,3 milliards durant la même période. Son bénéfice par action de 0,99$ à 2,98$. Son retour sur l’avoir des actionnaires (ROE) s’est maintenu aux environs de 20% à chaque année depuis. Ses ventes continuent de croître d’environ 10% par année. En 1999, l’action de Wal-Mart se vendait à 52 fois ses profits, elle se vend aujourd’hui à 14,4 fois les profits des douze derniers mois; elle se vendait alors à 9,9 fois sa valeur au livre, elle ne se vend plus qu’à 2,8 fois cette valeur ; elle avait un ratio prix/ventes de 1,6, il n’est plus que de 0,5. Vous allez me dire que le marché craint que la croissance ne soit plus au rendez-vous, pourtant, je ne vois pas de stagnation à l’horizon. Bien que présente en Chine, elle ne fait qu’entamer sa percée dans ce marché gigantesque. Wal-Mart n’est en fait présente que dans seulement 16 pays dans le monde et son potentiel d’expansion demeure encore très grand. À 43,32$ l’action, cela constitue un excellent point d’entrée pour cette méga-entreprise dont le marché reconnaîtra tôt ou tard la valeur réelle.

YRC Worlwide (YRCW) est un des plus importants transporteurs routiers aux USA, la perspective d'une récession américaine et le ralentissement déjà observé dans le volume de marchandises, ont amené les investisseurs à délaisser ce titre depuis quelques mois: il est passé de 46$ à la fin mai à 28,34$ aujourd'hui. Le camionnage est un secteur sensible aux cycles économiques, cependant la réaction récente du marché me semble démesurée. YRC Worlwide est présente non seulement aux USA, mais au Canada, au Mexique et en Chine où elle vient de s'implanter. Son ratio cours/bénéfices par rapport aux profits prévus pour l'an prochain (3,60$ par action) est actuellement de 7,8 fois.

Harley-Davidson (HOG) vient d'être sévèrement punie par les marchés pour avoir annoncé une réduction des profits escomptés pour cette année de 4,12$ par action initialement prévues à 3,69$/3,77$. En trois semaines, l'action est passée de 57$ à 46,50$. Est-ce que la descente va s'arrêter vers les 45$, je crois que oui. Harley-Davidson est présente partout dans le monde, ce qui atténuera l'impact du ralentissement de l'économie américaine sur ses profits. La compagnie reconnaît que les prochains trimestres seront plus difficiles mais elle prévoit tout de même un profit d'environ 3,93$ par action pour 2008. À 45$, cela équivaudrait à un ratio cours/bénéfices de 11,4 pour l'an prochain. Pas mal pour une compagnie dont le nom domine l'industrie depuis des décennies, ce qui lui permet de vendre ses produits 10% plus cher. Le retour sur l'avoir des actionnaires (ROE) de Harley-Davidson a été supérieur à 29% à chaque année depuis 2002.

Electronic Data Systems (EDS) revient de loin, cette firme qui dominait le marché des services informatiques de 1997 à 2003 s’est soudainement réveillée avec des pertes importantes en 2002, suite à l’acceptation de contrats gigantesques (ex. avec la U.S.Navy) dont les conditions s’étaient révélées désastreuses financièrement pour EDS. L’action qui atteignait 70$ à l’automne 2001, chutait à 11,50$ à l’automne 2002. Depuis, un long processus de redressement s’est opéré et l’entreprise s’est remise à faire des profits quoique encore modestes (1,22$ par action l’an dernier). Ce retour à la rentabilité s’est fait durant une période d’importants investissements en équipements (3 milliards), investissements qui devraient générer des résultats au cours des prochaines années. EDS prévoit maintenant ralentir ses dépenses en investissements, ce qui devrait contribuer à générer de substantiels fonds autogénérés (cash flow). L’annonce, au début août, de prévisions de bénéfices et de cash flow inférieures à ce qu’anticipaient les analystes pour le trimestre en cours, a fait chuter la valeur de l’action qui était de près de 29$ en juillet et qui se retrouve sous les 22$. Ce recul attribuable à la non-obtention de quelques contrats apparaît circonstanciel. EDS prévoit obtenir d’importants contrats au cours des prochains mois qui viendront redresser la situation. Le repli actuel de l’action me semble être un bon point d’entrée avant la remontée qui suivra l’amélioration du bilan financier au cours de la prochaine année.

Tuesday Morning (TUES) est une chaîne de 790 magasins qui fonctionnent selon un modèle d’affaires original : ces magasins n’opèrent pas de façon continue, ils ouvrent lors d’arrivage de nouveaux produits de qualité (cadeaux, accessoires de cuisine, de salles de bain, etc) achetés à haut volume des fabricants et offerts à prix de rabais. L’information sur ces arrivages et la réouverture des magasins est préalablement relayée à 7 millions de clients réguliers. Tuesday Morning a vu ses ventes stagnées depuis deux ans après des années de croissance soutenue : le marché a réagit durement, l’action a chuté passant de 28$ en décembre 2005 à moins de 10$ récemment. Le repli des consommateurs américains et le ralentissement de la construction immobilière n’aident pas. Cependant, la performance de cette entreprise demeure respectable : elle est parvenue à maintenir une marge nette de 3,4% dans le contexte difficile des douze derniers mois. Cette compagnie a peu de dettes et paie un dividende qui équivaut actuellement à 8%, un tel attrait devrait faire relever la valeur de l’action au cours des prochains mois. D’autant plus que cette chaîne bien gérée, au concept original (qui réduit ses coûts d’opération), n’a pas fini son expansion aux USA.

Chico's FAS (CHS) est une chaîne de magasins spécialisés dans les vêtements féminins. Cette compagnie a connu une croissance régulière entre 1999 et 2007 pendant qu’elle ouvrait des magasins partout aux USA, ses ventes sont passées de 106 millions à 1 646 millions durant cette période. Le taux annuel moyen de croissance de ses ventes dépassait les 40% : Chico’s FAS est ainsi devenue très populaire auprès des investisseurs, son prix frôlait la barre des 50$ au début 2006. L’entreprise a alors connu une première crise de croissance : la croissance des ventes en 2007 n’a été que de 17% et, surtout, ses bénéfices ont baissé de 14%. Le marché qui carburait au taux de croissance pour cette entreprise l’a sévèrement corrigée : son action se transige maintenant dans les 15$. Les difficultés actuelles de Chico’s FAS s’expliqueraient par un mauvais choix de produits (situation que l’entreprise entend corriger), par une forte compétition et par le refroidissement de l’ardeur des consommateurs américains. Je crois cependant que la correction est exagérée et que sa valeur actuelle constitue un bon point d’entrée : cette compagnie est bien gérée, a peu de dettes et possède les ressources financières pour poursuivre l’ouverture de magasins au delà de la crise de croissance qu’elle vient de connaître.

Mylan Laboratories (MYL) a été sévèrement punie par le marché suite à l’annonce, en mai dernier, de l’acquisition de la division de médicaments génériques de Merck KGaA (compagnie allemande, à ne pas confondre avec la pharmaceutique américaine) pour 6,7 milliards de US $. Les investisseurs ont conclu que le prix payé était trop élevé et que cela représentait un risque financier pour Mylan et une perte de valeur pour les actionnaires actuels. La valeur de l’action a chuté de 23$ à 13,85$ en trois mois, aujourd’hui, elle se transige à 15,29$. Il est difficile pour un non-initié d’évaluer si le prix payé était ou non déraisonnable, visiblement, la majorité des grands investisseurs ont pensé que oui. Tous les analystes ne sont cependant pas négatifs face à la transaction : Brian Laegeler, l’analyste de Morningstar qui couvre Mylan, affirme que bien que la dette générée par cette acquisition va réduire la capacité financière de l’entreprise à court terme, elle donnera un retour sur l’investissement intéressant dans quelques années. Entre-temps, pendant que le marché boude Mylan, il est donc possible d’acquérir à rabais cette entreprise de qualité qui possède maintenant, avec sa nouvelle acquisition, un large éventail de médicaments génériques et d’importantes capacité de production.

Mise en garde: ce n'est que mon point de vue de simple investisseur, à vous d'y regarder de plus près si ces titres vous intéressent. Les dividendes des titres américains ont un tratement fiscal différent ce ceux des compagnies canadiennes. Il faut s'informer avant d'investir!
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