Affichage des articles dont le libellé est Starbucks. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Starbucks. Afficher tous les articles

mercredi 12 novembre 2008

La tempête parfaite que nous traversons va créer un marché d'acheteurs exceptionnel

.
Intel, premier fabricant mondial de semi-conducteurs, et notamment de microprocesseurs, marché qu'il domine largement, est la dernière victime du ralentissement économique. Après la fermeture des marchés, Intel a annoncé que ses ventes dans le trimestre en cours seraient inférieures à ce que l'entreprise avait précédemment annoncé. Ses revenus pour le trimestre seront d'environ 9 milliards (+ ou - 300 millions), c'est nettement moins que ce qu'elle prévoyait: c'est-à-dire, entre 10.1 et 10.9 milliards de USD. En d'autres mots, environ 14% de ventes de moins que prévues, c'est énorme comme écart de cible. Le titre de Intel a chuté à $12.55 dans le marché d'après séance régulière, il est à son plus bas niveau depuis 1997...

Cela vient s'ajouter aux prévisions déprimantes de Cisco Systems, de Starbucks, de Best Buy... L'économie américaine semble se figer: les consommateurs n'ont plus confiance et achètent beaucoup moins, les entreprises reportent leurs dépenses d'investissement, réduisent leurs budgets de R&D, font des mises à pied... Pas de doute, les États-Unis sont en récession et les investisseurs en payent le prix.

Nous sommes dans l'oeil de la tornade. Il ne faut pas perdre espoir et paniquer. "Be fearful when others are greedy". Ce marché déprimant offrira de très belles occasions d'achat d'entreprises de qualité à très bas prix dans les semaines et les mois qui viennent. J'aimerais découvrir la bourse maintenant et non comme je l'ai fait, au printemps 2002... Imaginez, si j'avais toutes mes billes que j'ai déjà placées et que j'entrerais maintenant sur ce marché pour me bâtir un portefeuille au cours des mois à venir... Wow, quel beau marché d'acheteurs s'offrirait à moi! Ceux qui ont su vendre à temps une partie de leurs actions et se bâtir des liquidités, ont maintenant le beau jeu: à eux le magasin de bonbons...
.

jeudi 3 janvier 2008

STARBUCKS: craintes exagérées ou justifiées?

Starbucks (SBUX) se transige ce matin près de $18,50, suite à une décote hier de Bear Stearns qui l'a descendu de "outperform" à "peer perform". On craint que le ralentissement économique et les revenus réduits des consommateurs américains les éloignent des cafés un peu trop dispendieux de Starbucks.

Lors du dépôt de son dernier rapport trimestriel à la mi-novembre, Starbucks avait revu à la baisse ses prévisions pour le taux de croissance de ses profits en 2008 : une croissance qui serait de 17% à 21%, plutôt que le 20% à 22% antérieurement prévu. L’entreprise anticipait déjà que le premier semestre de l’année serait plus difficile aux États-Unis, avec un ralentissement dans les dépenses de consommation qui devrait avoir un impact sur la croissance de ses ventes et de ses profits sur ce marché.

Depuis, l'action qui était à $26 au début novembre a chuté de près de 30%. Elle a perdu plus de 50% de sa valeur depuis un an. La crainte d'un ralentissement économique aux USA, voir d'une récession, est bien réelle, mais une telle chute de la valeur de l'action est-elle justifiée? Après tout, Starbucks prévoit toujours une croissance de ses profits de 17 à 21% cette année et ouvrir 2500 nouveaux magasins à travers le monde. Mr Market ferait-il un excès de pessimisme? Qu'en pensez-vous?

jeudi 15 novembre 2007

STARBUCKS: de bons résultats mais une diminution du taux de croissance prévu pour l’an prochain

Starbucks (SBUX au Nasdaq) vient de présenter ses résultats du dernier trimestre : dans l’ensemble, de bons résultats, en particulier à l’extérieur des U.S.A., résultats qui rejoignent les prévisions des analystes. Mais les investisseurs pour ce titre ne carburent qu’à la croissance et Starbucks a revu à la baisse ses prévisions pour le taux de croissance de ses profits en 2008 : une croissance qui serait de 17% à 21%, plutôt que le 20% à 22% antérieurement prévu. L’entreprise craint que le premier semestre de l’année soit plus difficile aux États-Unis avec un ralentissement dans les dépenses de consommation, ce qui devrait avoir un impact sur la croissance de ses ventes et de ses profits sur ce marché. L’entreprise entend également ouvrir 2500 nouveaux magasins en 2008, et non 2600, comme elle avait initialement prévu.

Cette révision bien que modeste a fait chuter l’action de près de 10%, sous les $22 dans le marché d’après séance. Pourtant, les résultats ont répondu aux attentes et l’entreprise réaffirme que la croissance se continuera l’an prochain : poussant les profits entre $1.02 à $1.05 par action. Malheureusement pour Starbucks, les titres qui se vendent à un ratio prix/bénéfices plus élevé parce que les investisseurs anticipent une croissance plus élevée que la moyenne, n’ont pas le droit de les décevoir à ce niveau, même légèrement. La brutalité de la réaction a tout de même de quoi surprendre, puisque l’action avait déjà perdu une bonne partie de sa valeur au cours des derniers mois : elle se vendait $40 il y a un an!

Pareille correction après des résultats forts respectables est une autre preuve de l’instabilité et de l'irritabilité de Mr. Market, surtout actuellement. Le titre risque de se faire malmener au cours des prochaines semaines et de se retrouver sous les $20. À ce prix, l’action de Starbuck qui a une marque de commerce mondialement reconnue et encore un bon potentiel de croissance à l’extérieur des États-Unis, pourrait éventuellement donner un bon retour sur l’investissement à ceux qui profiteront de sa déprime pour en faire l'acquisition.

Résultats du dernier trimestre, cliquez >>> ici
Site web: STARBUCKS

samedi 29 septembre 2007

STARBUCKS : est-ce que le potentiel de croissance et la marque reconnue justifient le prix?

Si l’action de la chaîne de cafés Starbucks (SBUX, à la bourse Nasdaq) se situait à 40$, où elle était en décembre dernier, je ne prendrais pas la peine de vous en parler. Mais les perspectives d’une récession américaine et d’une réduction des dépenses de consommation non-essentielles ont dégonflé l’action qui se retrouve aujourd’hui à 26,20$. Malgré cette baisse, son prix équivaut encore à 32 fois les bénéfices par action de la dernière année, ce qui demeure dispendieux. Est-ce que le potentiel de croissance et la valeur de la marque de commerce de Starbucks justifient ce multiple cours/bénéfices?

Une étude d’Interbrand (pour la consulter, voir le lien web en fin d’article) révélait que la valeur estimée de la marque de commerce « Starbucks » avait connu la 5ème plus forte croissance dans le classement mondial de l’an dernier. L’étude évaluait maintenant à 3,5 milliards la valeur de cette marque de commerce, ou l’équivalent de 4,44$ par action pour cet actif que l’on dit « intangible ».

L’entreprise est parvenue au fil des ans à créer une «expérience Starbucks » qui dépasse la simple consommation d'un café : on fait référence à un troisième lieu (third space), après la maison et le lieu de travail. Le décor, la musique, l’accès internet wi-fi, la multitude de variétés de cafés, de boissons et de saveurs, et ce, selon les préférences du client, visent à différencier le produit et le commerce. Ceux qui s’associent à cet univers et développent un sentiment d’appartenance, sont prêts à payer un peu plus pour un café qui se vend moins cher ailleurs (ex. McDonald’s, Tim Hortons, ou Dunkin’Donuts…), car ils achètent en même temps l'accès à ce lieu qu'ils apprécient. Starbucks utilise également sa marque de commerce pour vendre différents produits dans les épiceries : café et thé en sac, breuvages froids à base de café et de thé, crème glacée, liqueurs…

Si la qualité de la marque de commerce peut justifier en partie un prix plus élevé de l’action, ce sont les possibilités de croissance de l’entreprise qui sont déterminantes dans la décision d’investir ou non dans Starbucks à son prix actuel. Starbucks compte plus de 10 000 établissements aux États-Unis et son objectif est d’y atteindre éventuellement le double. L’entreprise compte plus de 4 000 établissements à l’extérieur des États-Unis, dans un quarantaine de pays, là aussi l’objectif de la direction est d’atteindre 20 000 établissements.

En d’autres mots, Starbucks aurait atteint 36% du marché qu’elle vise en nombre d’établissements: 14,396 sur 40,000. Seulement en 2008, Starbucks entend ouvrir 2 600 nouveaux établissements. Il resterait donc beaucoup de place à l’expansion, en particulier à l’extérieur des États-Unis, par exemple dans les pays asiatiques (Chine, Japon, Taiwan…) où l’accent est mis davantage sur la vente de thés.

L’étalement de ses coûts fixes (ex. publicité) sur un plus grand nombre d’établissements devrait favoriser l’augmentation de la marge de profits, tout comme une offre élargie de produits (ex. collations, déjeuners, lunchs…) et de services (vente de CD et de livres, service à l’auto dans certains établissements…).

Bien sûr, il y a des risques : une récession affecterait sûrement les ventes pour des produits de consommation non-essentiels et plus chers que ceux des compétiteurs, la concurrence est forte dans cette strate du commerce de détail, certains coûts sont en hausse (produits laitiers, coût de main-d’œuvre, coûts de location d’édifice…). Cependant, les perspectives de croissance demeurent importantes et jumelées à une marque de commerce de qualité et à un produit distinctif, elles justifient, selon moi, cet investissement au prix actuel.

Étude sur les meilleures marques de commerce au monde, cliquez ici.

Site web: STARBUCKS