samedi 18 avril 2009

Est-ce le temps d'investir dans les pétrolières?

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Est-ce le temps d'investir dans les pétrolières? Est-ce qu'elles ont atteint leur creux et se préparent à remonter?

Il y a un an le coût du baril de pétrole venait de défoncer les $100 US et se dirigeait allègrement vers son sommet de $146 atteint au début juillet. Cette flambée du pétrole s'expliquait certes par la montée de la demande provenant des économies émergentes, mais était grossièrement amplifiée par les spéculateurs du NYMEX qui s'échangeaient férocement les barils-papier. Au milieu de cette folie spéculative, certains avançaient que l'on se dirigeait vers le baril à $200 US! On établissait également un lien entre la valeur de la monnaie américaine et la hausse du pétrole: plus le USD baisserait, plus le coût du baril monterait.

On connaît la suite: la bulle pétrolière s'est dégonflée de façon spectaculaire lorsqu'il est apparu de plus en plus évident que l'économie mondiale se dirigeait vers une importante récession qui ferait chuter la demande pour l'or noir. Après avoir atteint $146 en juillet, le prix du baril de pétrole s'est ainsi retrouvé à $33 au début 2009. Imaginez, un chute de 77% de la valeur du baril en six mois! C'est ça, des économies livrées à la merci des spéculateurs professionnels! Il faut dire que la hausse de la valeur du USD qui s'est transformé en valeur-refuge avec la montée de la récession, a également contribué à cette chute du cours du baril.

Qu'en est-il aujourd'hui? Certes, la récession n'est pas terminée et la demande mondiale pour le pétrole pourrait continuer à chuter d'ici la fin de l'année. Peut-on s'attendre à ce que le cours du pétrole qui se situe dans les $50 actuellement, stagne et même recule à nouveau? C'est possible, si la récession s'étire en 2010... Je n'ai que ma modeste opinion de simple investisseur là-dessus, la vôtre est aussi bonne que la mienne...

Tout dépend donc du moment de la reprise économique. Parce qu'au moment de la reprise, réapparaîtra le spectre d'une demande énergétique mondiale alimentée par la croissance des économies émergentes (Chine, Inde, Brésil...) et, bien sûr, les cours seront enflammés à nouveau par les charognards de spéculateurs qui séviront de plus belle au NYMEX.

Si, comme moi, vous pensez que l'économie américaine sortira de la récession vers la fin de l'année, alors, le baril se prépare à entamer un mouvement à la hausse. Les spéculateurs s'y prennent plusieurs mois à l'avance, au premier signal d'une reprise à l'horizon, ils déposeront leurs jetons sur la table et le cours du pétrole repartira à la hausse. D'autant plus que le dollar américain donne des signes d'affaiblissement qui pourraient l'amener à chuter dans les prochains mois et donc, à contribuer à la remontée de l'or noir.

Est-ce le temps de regarder à nouveau du côté des titres pétroliers? Qu'en pensez-vous? Plusieurs de ces titres se transigent actuellement à la moitié de leur cours de l'an dernier et offrent ainsi d'avantageux yields sur leurs dividendes. Si ce secteur vous intéresse, une des difficultés est de comparer le potentiel des ressources énergétiques possédées par chaque entreprise: ce n'est vraiment pas évident pour un non-initié. Une solution pour contourner cette difficulté: acheter un indice ou un fonds qui regroupe différents titres pétroliers.

Voici mes choix pour ce secteur. Ils ne sont pas le fruit d'une analyse comparative exhaustive, mais d'un survol rapide: ce ne sont donc que des possibilités que je vous soumets, à vous d'y voir de plus près:
  • Royal Dutch Shell PLC (RDS.A-NYSE, $42,96): généreux dividende, bonne situation financière, multiple prix/bénéfices prévus pour l'an prochain de X 6,7 et prix/valeur aux livres de 1.0
  • British Petroleum (BP-NYSE, $40,13): paie un généreux dividende à ses actionnaires et a investi dans de nouvelles formes d'énergies prometteuses (ex. éolienne et solaire)
  • ConocoPhillips (COP-NYSE, $40,17): avec un multiple prix/bénéfices prévus pour l'an prochain de X 7.4, un yield de 4,7% pour son dividende et prix/valeur aux livres de 1.1
  • StatoilHydro (STO-NYSE, $18,12): une compagnie détenue en bonne partie par l'état norvégien, qui retourne régulièrement à ses actionnaires une part substantielle de ses bénéfices.
  • Total SA (TOT-NYSE, $47,24): pétrolière française qui a un multiple prix/bénéfices prévus pour l'an prochain de X 7,6. et un bon bilan financier

vendredi 17 avril 2009

Dans les cas de Chapitre 11, faut-il se précipiter vers la sortie?

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Comme c'est le cas dans la plupart des situations où une compagnie se place sous le Chapitre 11 pour se protéger contre la faillite et s'entendre avec ses créanciers: Quebecor World (IQW-TSX), l'imprimeur, est en voie de parvenir à un accord avec ses créanciers qui ne donnera plus, apparemment, aucune valeur aux anciennes actions suite à ce processus de recapitalisation et de désendettement.

J'ai commencé à acheter des actions de cette compagnie il y a quelques années, quand elle était considérée être un des joyaux du Québec Inc. et que ses actions se transigeaient à plus de $20 l'unité, elles s'échangeaient aux environs de $0.02 hier, lorsque l'entreprise a annoncé que les actions cesseraient bientôt de se transiger à la bourse de Toronto.

Durant mes sept années en bourse, j'ai vécu plusieurs situations semblables d'entreprises qui se réfugiaient sous la protection du Chapitre 11 pour se protéger de ses créanciers. À chaque fois, après l'annonce, il y avait toujours arrivée d'acheteurs optimistes qui faisaient remonter l'action de quelques sous pendant une journée ou deux, spéculateurs espérant que la restructuration du capital redonnerait une certaine valeur aux actions déjà existantes. Puis, quasi immanquablement, en quelques jours, les volumes sur ces titres moribonds chutaient et le cours se retrouvait pratiquement à zéro.

Il apparaît donc qu'il faut vendre au plus vite au moment du sursaut qui suit l'annonce. Je n'ai vécu qu'une situation où la restructuration du capital a prévu une place significative, mais tout de même modeste, aux actions déjà existantes: celle de Mirant aux États-Unis (conversion d'un faible pourcentage des anciennes actions en nouvelles et octroi de warrants). Connaissez-vous d'autres cas où il était avantageux de garder ce type d'actions, au lieu de s'en débarrasser au plus vite? Peut-on perdre une somme intéressante en liquidant immédiatement ces restes qui, dès l'annonce du Chapitre 11, n'ont déjà plus une grande valeur? Faut-il s'accrocher désespérément ou prendre la petite somme qui reste? Je serais curieux d'avoir des exemples de mes lecteurs. Parce que de nombreuses autres situations semblables s'en viennent: Abitibi-Bowater hier, probablement General Motors bientôt...
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jeudi 16 avril 2009

Que pensez-vous du titre de Telus?

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L'opérateur de services de télécommunication Telus Corporation (T-TSX, $29.96) voit le cours de son action être à son plus bas niveau depuis 2004: l'entreprise a averti les marchés la semaine dernière que ses prochains résultats trimestriels (1er trimestre) seraient inférieurs à ses prévisions. Telus subit les contrecoups du ralentissement de l'économie canadienne et de la hausse du taux de chômage.

C'est du côté du téléphone cellulaire que la situation se détériore le plus. Le volume de la croissance de nouveaux clients ralentit (48 000 de plus au 1er trimestre, une baisse de croissance de 46% en comparaison de la croissance de l'an dernier). Les revenus par client sont également en baisse à $58, une diminution de 5,6% par rapport à l'an dernier: ses clients sont plus prudents et économes dans l'utilisation de leur cellulaire. Le nombre de clients qui se désabonnent ("churn") augmente aussi, il atteint 1,6% par mois. Les entreprises réduisent également leurs dépenses devant la perspective d'une baisse de leur chiffre d'affaire.

La situation du côté des services filaires semble relativement stable pour l'instant, quoique que la compétition croissante des câbleurs avec leur offre de téléphonie via internet (IP) est toujours menaçante. Pour contrecarrer ces tendances négatives du côté de la téléphonie, Telus investie davantage dans son offre de services de télévision numérique et sur le renforcement de son réseau internet.

Pour résumer, voici les arguments positifs et négatifs à considérer avant de décider d'investir dans Telus Corporation:


Éléments positifs:
  • Le marché canadien de la téléphonie demeure dominé par trois joueurs (Telus, Rogers et Bell), malgré les changements apportés à la réglementation qui augmenteront la compétition au cours des prochaines années. Les coûts associés au démarrage de telles entreprises sont élevés et protègent donc jusqu'à un certain point cet oligopole. Cette concentration protège mieux les prix et les revenus par client au Canada que dans d'autres pays où la compétition est plus grande.
  • La gestion de Telus est de qualité: l'entreprise est reconnue pour avoir de très bonnes pratiques comptables et de gestion de ses ressources humaines. Son bilan financier est sain. De plus, contrairement à Bell, son service à la clientèle a une bonne réputation.
  • Telus favorise ses actionnaires depuis des années: en offrant un généreux dividende (6,3% au cours actuel) et en rachetant régulièrement de ses actions, ce qui réduit le nombre d'actions en circulation.
  • Le taux de pénétration de 60% du téléphone sans-fil au Canada laisse de la place à une croissance additionnelle du nombre d'abonnés, en particulier lorsque le ralentissement économique sera chose du passé.

Éléments négatifs:

  • Le ralentissement économique canadien pourrait se continuer jusqu'en 2010 et l'impact négatif observé sur la consommation de services de télécommunication, en particulier du cellulaire, pourrait s'amplifier davantage au cours des prochains trimestres.
  • La compétition croissante de la téléphonie IP dans le marché de la téléphonie filaire devrait continuer à grignoter mensuellement des clients à cette technologie traditionnelle.
  • Telus devra investir de façon importante si elle veut continuer sa percée du côté des services de télévision.
  • Les assouplissement récents du CRTC qui forcent les grandes entreprises à partager leurs tours avec de nouveaux joueurs devraient maintenir une pression sur les prix.

Pour ma part, je serais porté à croire que Telus Corporation offre une occasion intéressante de placement avec un horizon moyen terme: avec un cours qui équivaut à 8.5 X ses bénéfices de la présente année, le prix pour l'investisseur m'apparaît attrayant. La prudence s'impose cependant à l'investisseur qui doit considérer le risque d'une plus grande détérioration de la consommation des services de téléphonie cellulaire avec la dégradation de l'économie canadienne, il devra faire ses recherches et non pas se fier à ma modeste opinion...

Pour vous aider à vous faire votre propre opinion, vous pouvez consulter la présentation du dernier rapport trimestriel et des résultats annuels de Telus Corporation en 2008.

Rapport annuel 2008 de Telus Corporation

lundi 13 avril 2009

Revue des sites boursiers

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Ma liste des meilleurs sites qui traitent de la bourse comprend maintenant une soixantaine de suggestions. Vous retrouvez cette liste, avec les liens internet pour chacun d'eux, dans la colonne de gauche. Ce n'est donc pas le choix qui manque. Le défi c'est de cibler les meilleurs sources qui vous permettront d'accéder à l'information la plus pertinente, celle qui vous aidera à vous y retrouver dans cet univers complexe de la finance et des marchés boursiers.

Ma liste des "top sites boursiers" ci-dessous exclus les blogs boursiers (ex. Forcast Invest, Café de la Bourse...) qui feront l'objet d'un "top blogs boursiers" dans une prochaine chronique. Mes préférences ont peu changées depuis les dernières années, je suis un lecteur assez régulier des sites suivants (en cliquant sur le titre du site, vous allez y accéder par un lien):

Top 7 des sites québécois et canadiens:
La Presse Affaires: beaucoup à cause de ses blogueurs et commentateurs de premier niveau (Cousineau, Dufour, Girard, Rochon...).
Les Affaires.com : très bonne couverture de l'actualité et une forte équipe de commentateurs (Mooney, Vézina, Les investigateurs financiers...).
Argent - Quebecor Media: actualité, vidéos et son Forum qui est le plus fréquenté au Québec, on y retrouve une faune de boursicoteurs assez colorée...
L'heure des comptes: les entrevues de l'émission radio sur internet.
Globeinvestor.com: j'aime bien le tableau des entreprises qui composent le S&P/TSX Composite, on peut le remanier pour faire des sélections en un clic, du type par ordre des gagnants et perdants du jour.
Business News Network: pour sa section TV Clips où on peut visionner la plupart des entrevues qui passent sur ce canal financier de télé.
Financial Post: assez complet, actualités, opinions et vidéos.

Top 7 des sites américains:
Marketwatch.com: celui que je fréquente sur une base régulière depuis des années pour les actualités, on peut également se faire un tableau très pratique de suivi de notre portefeuille qui contiendra autant des titres américains que canadiens (CA + code).
Morningstar.com: pour les statistiques sur les entreprises (dix ans) et les analyses pour plusieurs d'entre elles (section payante).
Bloomberg.com : parce que c'est Bloomberg...
Business Week: beaucoup de contenu, d'analyses en profondeur, le tout gratuitement. Pourquoi achèterait-on la revue? Tout est là...
The Wall Street Journal: la référence des marchés financiers et, en prime, une bonne partie de ce site incontournable est gratuite...
Barron's: revue qui beaucoup d'influence, une mention favorable dans le numéro du samedi provoque souvent une hausse du titre le lundi matin.
MSN Money: de bonnes analyses, entre autres celles de Jim Jubak.

Top 7 des sites européens:
Cantos.com: pour les vidéos, des entrevues éclairantes avec des dirigeants d'entreprises, des analystes, des économistes...
Boursorama: site complet, actualités, opinions, conseils boursiers, forum...
Financial Times: quotidien financier très influent fondée en 1888, une institution...
ABC Bourse : pour les analyses et la très éducative section "Apprendre la bourse".
La Tribune.fr : beaucoup d'actualités et commentaires.
Vernimmen.net: pour le glossaire des termes financiers, difficile d'être plus complet.
Euroland: des fiches par entreprises qui offrent beaucoup d'informations corporatives pertinentes.

Si vous avez des suggestions, faites-moi en part en utilisant la section commentaire.
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samedi 11 avril 2009

Emploi au Canada: l'impact du ralentissement américain se fait maintenant sentir

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L'économie canadienne étant à la remorque de l'économie américaine, il y a toujours un décalage entre la situation de la seconde et son impact sur la première. L'économie canadienne est entrée plus tard en récession, elle devrait également prendre un trimestre ou deux de plus pour en ressortir.

L'emploi au Canada commence à ressentir pleinement l'impact du ralentissement économique qui frappe notre voisin américain depuis quelques trimestres. Le Canada a perdu 61,300 emplois en mars, ce qui a fait grimper le taux de chômage à 8%, son niveau le plus élevé en sept ans. Depuis octobre 2008, c'est plus de 350,000 emplois qui ont disparus. Au mois de mars, les pertes d'emploi se sont concentrés dans le secteur de la production des biens, de la construction et et des ressources naturelles. Le secteur manufacturier a perdu un autre 34,000 postes en mars.

Bien que certains entrevoient déjà une amélioration aux USA dès l'automne prochain (lien: La récession terminée en septembre, selon des analystes), l'économie canadienne pourrait s'enliser davantage d'ici la fin de l'année et ne voir une amélioration que vers le milieu de 2010. Ce décalage invite donc l'investisseur à une certaine prudence face à certains titres canadiens de consommation discrétionnaire qui pourraient connaître des résultats décevants d'ici la fin 2009. Un chômeur y pensera par deux fois avant de renouveler sa garde-robe ou de s'acheter le dernier gadget électronique!
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mercredi 8 avril 2009

Orientation des marchés: affrontement entre Jim Cramer et Nouriel Roubini

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Jim Cramer, le célèbre analyste et vedette télé de CNBC, traverse une période difficile. Il s'est d'abord fait ridiculiser par Jon Stewart du Daily Show qui, en lui rappelant ses mauvaises prédictions des dernières années dans un reportage incisif, a miné considérablement sa crédibilité. Voici qu'il subit maintenant les foudres de Nouriel Roubini, le célèbre économiste que certains surnomment "Dr Doom" pour la justesse de ses prévisions économiques. M. Roubini avait annoncé dès 2006 que la pire récession des dernières quarante années se dirigeait vers les États-Unis (Lien: Nouriel Roubini, l’homme qui avait prédit la crise...) . Il avait également prédit l'effondrement du système financier américain.

Or, Nouriel Roubini s'en prend aujourd'hui à Jim Cramer qu'il accuse d'être un "bouffon" qui induit actuellement les gens en erreur en prétendant que le marché baissier est terminé et que nous sommes entrés dans un "bull market" (marché haussier). Car M. Roubini est persuadé que la remontée des marchés depuis le 9 mars n'est qu'un "bear market rally", un sursaut à l'intérieur d'un marché baissier, sursaut typique qui suit habituellement les interventions gouvernementales en période de crise. Il est persuadé que les marchés vont revisiter et tester le creux atteint au début mars, parce que les nouvelles macro-économiques à venir vont être pires que ce qui est présentement envisagé, que les résultats trimestriels vont décevoir et que les difficultés des banques ne sont pas terminées. Pour l'économiste, une fois que les investisseurs vont avoir eu ce rappel à la réalité (reality check), les marchés vont se remettre à déprimer.

M. Roubini rappelle que M. Cramer a déjà annoncé à six occasions la fin de ce marché baissier et qu'à chaque fois, il était dans l'erreur: il lui recommande donc de se taire. Jim Cramer réplique que si l'indice Dow Jones retournait à nouveau sous les 7000 points, on assisterait rapidement à une forte remontée car il y aurait une arrivée massive d'acheteurs qui ne voudraient pas manquer cette fois, cette seconde opportunité (après celle du début mars).

Qui croire? La trajectoire des marchés boursiers, plus que jamais, apparaît difficile à prévoir. Pour ma part, et ce n'est que la modeste opinion d'un simple investisseur, je crois que nous ne retournerons pas sous les 7000 points pour l'indice Dow Jones: les interventions massives et concertées des gouvernements relanceront l'économie dès 2010. Puisqu'on dit que les marchés anticipent l'évolution de l'économie environ six mois à l'avance, la reprise boursière actuelle serait le reflet de ce scénario. Mais ce n'est que ma modeste opinion, la vôtre vaut la mienne, l'avenir dira qui a vu juste.

N.B. Mon message est en partie une traduction d'un texte paru sur Globeinvestor.com que vous pouvez consulter ici : Dr. Doom lashes out at CNBC's Cramer.
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lundi 6 avril 2009

En prenant un café ensemble...

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Ce que vous pouvez lire sur ce blog ne sont que des commentaires sans prétention sur les marchés boursiers et les entreprises. Je ne suis pas un expert, je ne suis qu'un simple investisseur qui essaie de s'y retrouver dans cet univers complexe et en perpétuel mouvement.

Je sais que certains d'entre vous sont des lecteurs plus réguliers, d'une certaine façon, je vous considère un peu comme des amis. Mes propos sont donc l'équivalent de ceux que je tiendrais à un ami qui partage avec moi un intérêt pour ce domaine de l'activité humaine. C'est un peu, comme si on prenait un café ensemble et qu'on s'échangeait des réflexions, encore une fois, sans prétention.


Alors, disons qu'on a décidé d'aller prendre un café ce matin, je vous dirais amicalement que j'ai identifié des entreprises qui m'apparaissent encore sous-évaluées malgré la remontée récente des bourses. Idéalement, un petit repli des marchés les rendrait encore plus attrayantes... mais ce repli tarde à venir.

Je ne vais pas expliquer pourquoi je pense que chacune d'elles offre ce potentiel. Je vous laisse le soin de les regarder de plus près. Peut-être, à notre prochain café, c'est vous qui allez me dire de ne pas toucher à ça, pour telle ou telle raison que vous avez trouvée en y regardant de plus près. Votre point de vue est aussi valable que le mien, on n'en sera pas moins, bons amis...

Marché canadien:
Bombardier (BBD.B-TSX) - $3.32
Rona (RON-TSX) - $12.98
Saputo Inc. (SAP-TSX) - $21.12
Telus Corporation (T-TSX) - $35.19

Marché US:
Alcoa (AA-NYSE) - $8.17
Office Depot, (ODP-NYSE) - $1.79
Valero Energy (VLO-NYSE) - $19.84

Supervalu Inc (SVU-NYSE) - $15.00
Western Union (WU-NYSE) - $13.82
Boeing (BA-NYSE) - $37.69
Textron (TXT-NTSE) - $7.42
Wyndham Worldwide Corp (WYN-NYSE) - $6.10
Mirant Corp New (MIR-NYSE) - $12.38

Marché européen:
British Telecom (BT-NYSE) - $11.89
Thomson (TMS-NYSE) - $1.02
Wolseley (WOSCY-OTC) - $4.00

European Aero Defense Space Co. (EADSY-OTC) - $13.02
Deutsche Telekom AG (DT-NYSE) - $12.76
France Telecom (FTE-NYSE) - $22.73
Aegon (AEG-NYSE) - $4.49
ING Groep NV (ING-NYSE) - $7.37

Marché sud-américain:
Embraer-Empresa Brasileira (ERJ-NYSE) - $15.62
Tam Sa (TAM-NYSE) - $6.01
Gerdau (GGB-NYSE) - $6.61

Sadia S A (SDA - NYSE) - $4.30
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dimanche 5 avril 2009

De bons placements récemment...

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Il n'est pas difficile de bien paraître comme sélecteur de titres quand les marchés sont en hausse comme c'est le cas récemment: lorsque la marée monte, tous les poissons montent. Tout de même, j'ai fais quelques placements au cours des dernières semaines qui me remontent le moral d'investisseur. Bien sûr, je ne vous parle que de mes bons coups...

Voici quelques uns de ces placements, dans l'ordre: nom de l'entreprise, code boursier, prix payé, cours actuel et pourcentage de croissance. Ces titres qui ont fortement augmenté après avoir touché le fond, ne sont peut-être plus des bons choix maintenant: le balancier boursier pourrait les faire reculer de quelques pas dans les prochaines semaines, alors prudence...

Bank of Ireland (IRE-NYSE), $0.87/$4.52 + 419%
Sprint Nextell (S-NYSE), $1.88/$4.25, + 126%
Bank of America (BAC-NYSE), $4.22/$7.60, +80%
Lloyds Banking Group (LYG-NYSE), $2.80/$4.67, +67%
Radian Group (RDN-NYSE), $1.35/$2.00, + 48%
Nissan (NSANY-Nasdaq), $6.42/$9.39, + 46%
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Espérer un recul temporaire des marchés...

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C'est un peu paradoxal, après des mois a espérer une remontée boursière, je prendrais bien un petit recul temporaire des marchés. Genre, un retour de l'indice Dow Jones vers les 7200 points. C'est que j'aimerais bien y entrer modestement, avec quelques petits investissements sur certains titres que je possède déjà et qui ont été sérieusement malmenés au cours des derniers dix-huit mois.

L'indice Dow Jones vient de remonter de près de 25% en quatre semaines, malgré une récession mondiale qui prend racines. Les 633,000 pertes d'emploi en mars et le taux de chômage à 8.5% aux États-Unis ne semblent pas arrêter la vigueur retrouvée des investisseurs. La confiance qu'inspire l'administration Obama doit y être pour beaucoup: enfin, les États-Unis sont dirigés par un président intelligent qui a une vision pour l'avenir de son pays. Mais tout de même, avec le début, la semaine prochaine, de la publication des résultats financiers pour le premier trimestre de l'année... ne devrait-on pas assister à un refroidissement temporaire des ardeurs?

Allez, un petit recul, on entre, et puis on repart définitivement vers le haut!
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mardi 31 mars 2009

Que pensez-vous du titre de Bombardier?

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Je mentionnais au début février qu'avec le titre de Bombardier, il fallait voir au delà de 2009. Lapalissade me direz-vous, puisque pour tous les titres industriels, il faut voir au delà de la récession actuelle. Certes, mais dans le cas de Bombardier (BBD.b-TSX, $2.96), je crois que cela est particulièrement vrai.

La baisse des ventes d'avions d'affaires va affecter certainement les marges de l'entreprise au cours des prochains trimestres, mais au delà de la tempête, les perspectives de Bombardier me semblent très prometteuses. Sa division Transports est bien placée pour profiter de l'augmentation des dépenses dans les infrastructures de transport en commun dans plusieurs parties du monde. Après la récession, sa division d'avions commerciaux, avec éventuellement ses modèles de la Série C, devrait connaître une bonne croissance, alimentée par l'augmentation du trafic aérien au cours de la prochaine décennie avec le développement des économies émergentes.


Hier, d'ailleurs, Bombardier Aéronautique a annoncé qu'elle avait obtenu une commande ferme de Lease Corporation International Aviation Limited pour 20 appareils de la CSeries, soit trois biréacteurs de ligne CS100 et de 17 biréacteurs CS300: une valeur d'environ 1,44 milliard $ US. Le client a également pris une option d'achat sur 20 autres appareils de cette série. Cette commande d'appareils de la C Series s'ajoute à celle du transporteur aérien allemand Lufthansa, confirmée le 11 mars dernier, pour 30 avions d'une valeur de 1,53 milliard $ US. L'entente avec Lufthansa prévoit également des options sur 30 autres avions de la CSeries. Bombardier serait-elle en train de s'installer définitivement dans cette section du marché (110-130 passagers) au potentiel prometteur, bien que ces nouveaux modèles ne soient encore que sur la planche à dessin?

Je crois qu'à $2.96, ce titre a un bon potentiel sur un horizon de cinq ans, tant du côté de sa division Transports que de celui de sa division aéronautique. La prudence s'impose cependant à l'investisseur qui s'aventure sur ce terrain qui est celui d'un secteur cyclique qui requiert d'énormes investissements en R&D et où la compétition de nouveaux joueurs (Russie, Chine, Japon...) pourrait changer la donne, il devra faire ses recherches et non pas se fier à ma modeste opinion... Alors, que pensez-vous du titre de Bombardier?
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lundi 30 mars 2009

Un repli qui pourrait créer un bon point d'entrée?

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Il fallait s'y attendre, la remontée des marchés allait rencontrer tôt ou tard de la résistance de la part des pessimistes, ceux qui croient que cette remontée n'était qu'un "bear market rally", un de ces sursauts positifs temporaires qui se produisent à l'intérieur d'un long marché baissier. Et puis, après les gains des trois dernières semaines, des prises de profits étaient à prévoir. En Europe, l'indice Euro Stoxx 50 perd actuellement 3.6% en ce début de semaine.

Ce repli des marchés s'il se continuait au cours des prochaines séances ferait bien mon affaire: selon moi, un indice Dow Jones qui retournerait vers les 7000/7200 points, créerait une occasion intéressante d'entrer à nouveau dans ce marché. La prudence s'impose cependant à l'investisseur qui s'aventure sur ce terrain qui est celui d'un marché boursier encore fragile après une longue maladie, il devra faire ses propres recherches et non pas se fier à ma modeste opinion avant d'y entrer...
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dimanche 29 mars 2009

Que pensez-vous du titre de Rhodia?

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Le titre de Rhodia (RHAYY sur OTC et RHA sur Euronext), une des dix plus grandes entreprises mondiales de la chimie de spécialités, est en chute libre depuis deux ans: en Amérique, il valait plus de $50 en juillet 2007, il a clôturé la séance de vendredi à $3.63 aux USA. La même journée, il fermait à 2.82 euros à Paris. Rhodia traîne une forte dette qu'elle a réussi à réduire de 173 millions d'euros en 2008, mais qui demeure énorme: 1 311 millions d'euros. Comme il y a un peu plus de 101 millions d'actions en circulation, cela représente près de 13 euros de dettes par action!

Rhodia a subit de plein front le ralentissement économique mondial qui a fait chuter la demande pour les commodités industrielles: son chiffre de vente a baissé de 17% au 4ème trimestre de 2008. Par contre, paradoxalement, les prix pour ses produits sont parvenus à augmenter de 11%. L'entreprise est également parvenue à générer un free cash flow (fonds autogénérés libres) de 168 millions d'euros durant ce trimestre. Rhodia a généré un chiffre d'affaire de plus de 4.7 milliards d'euros en 2008, soit environ 47 euros de ventes par action: avec un cours européen de 2.82 euros, cela représente un très faible ratio Prix par action/vente (0.06).

Que pensez-vous de ce titre? Est-ce que Rhodia peut parvenir à effectuer finalement un redressement de sa situation ou est-elle condamnée éventuellement à une restructuration inévitable de son capital pour alléger le poids de sa dette? Si le premier scénario se réalise, au moment de la relance économique, ce titre pourrait remonter de façon importante. Si le second scénario se concrétise, les actionnaires actuels pourraient en faire les frais. C'est un couteau à deux tranchants.

Pour ma part, je serais tenté de croire au premier des deux scénarios, la génération de free cash flow au 4ème trimestre et la réduction de la dette en 2008, me laissent espérer un retournement de situation. Rhodia a également des équipements à l'avant-garde en matière de contrôle des émissions polluantes, ce qui pourrait lui valoir des revenus à la bourse du carbone. La prudence s'impose cependant à l'investisseur qui s'aventure sur ce terrain qui est celui des entreprises lourdement endettées, il devra faire ses recherches et non pas se fier à ma modeste opinion...

Pour vous aider à vous faire votre propre opinion, vous pouvez consulter la présentation du dernier rapport trimestriel et des résultats annuels de Rhodia en 2008:


N.B. En Amérique, ce titre n'est disponible que via le marché "over the counter", le volume d'échanges quotidiens du titre est très limité et les coûts de transaction demandés par votre firme de courtage risquent d'être plus élevés.
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samedi 28 mars 2009

Suivi du message sur les banques canadiennes

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Le jeudi 5 mars, je publiais un message où j'abordais les actions des banques canadiennes, je soulevais l'intérêt qu'elles offraient alors: des cours très bas avec de substantiels dividendes (en pourcentages). La récompense pour l'investisseur pouvait être double: une remontée de la valeur du titre et d'importants yields qui se situaient alors entre 6.5 et 10% selon les banques. Le risque c'était la solidité de ces dividendes, s'ils étaient remis en question, les cours des actions pourraient baisser davantage. Depuis, pas de nouvelles inquiétantes au sujet d'une remise en question de la taille des dividendes. Si ça tient, le timing au début du mois pour investir dans les banques canadiennes était donc très bon, puisque les titres bancaires ont connu une importante remontée depuis. Aujourd'hui, après cette correction haussière des trois dernières semaines, leur attrait est moins évident.

Ci-dessous, la progression des titres des banques canadiennes depuis le 5 mars:

Banque Royale (RY-TSX): $29.22/$36.99 (+ 27%)
TD Bank (TD-TSX): $35.18/43.86 (+ 25%)
CIBC (CM-TSX): $37.86/$46.82 (+ 24%)
Banque de Montréal (BMO-TSX): $27.16/$33.41 (+ 23%)
Bank of Nova Scotia (BNS-TSX): $26.21/$31.88 (+ 22%)
Banque Nationale (NA-TSX): $35.75/$40.75 (+ 14%)
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vendredi 27 mars 2009

Deux questions...

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Marc, un lecteur de la Polynésie Française, soulevait hier dans un commentaire une interrogation que je partage: quel sera l'effet de la volonté des chinois de se défère d'une partie de leurs dollars US. On sait qu'ils possèdent des quantités importantes de cette monnaie. Des ventes massives au cours des prochains mois ou années pourraient faire chuter la valeur de la monnaie américaine, ce qui compliquerait drôlement le remboursement de l'énorme dette des États-Unis. La valeur des actions américaines que les canadiens ou les européens possèdent subirait également les contrecoups d'une telle dévalorisation. Est-ce que cette crainte est fondée? Qu'en pensez-vous?


Autre question. Le plan Geithner a comme objectif en délestant les grandes banques de leurs "actifs toxiques", de relancer l'accès au crédit aux États-Unis qui se figeait par des pratiques hyper-défensives. Si ce plan fonctionne, cela signifierait un accès plus facile au crédit pour les entreprises qui ont d'importantes dettes. Plusieurs titres ont été littéralement déchiquetés par la perspective de voir ces entreprises coincées par un "debt squeeze", une impossibilité d'accès au crédit qui les obligerait à se placer sous la protection contre les faillites (Chapitre 11). Certaines des ces entreprises qui avaient tout de même des actifs considérables, ont vu leurs actions perdent parfois plus de 80% de leur valeur en deux ans.

Est-ce que l'amélioration de l'accès au crédit pour ces entreprises qui pourraient ainsi survivre à la crise actuelle sans restructuration du capital, ne crée-t-elle pas d'intéressantes occasions d'achats pour ces titres qu'on comptait pour morts et qui pourraient de cette façon connaître un redressement considérable au cours des prochains mois, puisqu'ils partent de très bas? Qu'en pensez-vous?
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mercredi 25 mars 2009

Une correction haussière relativement modeste

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Plusieurs analystes des marchés mettent présentement les investisseurs en garde contre un enthousiasme prématuré. La remontée des marchés (environ 20% depuis deux semaines) pourrait être un feu de paille. Apparemment, d'un point de vue d'analyse technique, on ne peut conclure que nous avons quitté pour de bon cet énorme marché baissier que nous venons de traverser. Il est également difficile de conclure que les interventions des différents gouvernements viendront à bout rapidement de la récession en cours. Pour ma part, je suis persuadé que nous avons atteint le creux le 9 mars dernier (Dow Jones à 6440 points) et que nous sommes au début d'un nouveau "bull market". L'avenir dira qui avait raison.

S'il y avait repli au cours des prochaines semaines, disons vers les 7000 points pour l'indice Dow Jones, selon moi, ce serait l'occasion d'entrer sur le marché pour ceux qui disposent de liquidité. Et même s'il n'y avait pas repli, selon moi, les actions à leur niveau actuel demeurent bon marché. Lorsqu'on compare les prix des actions de certaines grandes entreprises avec leurs BPA (bénéfices par action) moyens ou leurs fonds autogénérés moyens (cash flow) des dix dernières années, on réalise qu'elles sont démesurément pénalisées par rapport à leur valeur réelle.

Tout ça pour vous dire, et ce n'est que la modeste opinion d'un simple investisseur, qu'il y a encore beaucoup de bonnes occasions d'investissement dans une perspective moyen terme, même après une correction à la hausse de 20%. Ne pas oublier que malgré ce rebond, l'indice Dow Jones est encore en retard de 13% par rapport à son niveau du 1er janvier 2009 et de 46% par rapport à son niveau d'octobre 2007! Ces chiffres mettent en perspective la correction haussière des deux dernières semaines: elle est bien relative. S'il y avait effectivement recul vers un Dow Jones à 7000 points, les occasions offertes par ce marché d'acheteurs n'en seraient que plus intéressantes selon moi.

Je peux être complètement dans l'erreur et l'avenir donnera peut-être raison aux "oiseaux de malheur" qui affirment que le fond est beaucoup plus bas que ce que l'on a connu. Je demeure très modeste dans ma capacité à prédire la tendance des marchés, j'ai déjà été déçu plus d'une fois au cours des derniers mois, votre point de vue est tout aussi valable que le mien...
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lundi 23 mars 2009

Le plan Geithner: un pas dans la bonne direction

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Les investisseurs nord-américains ont réagi très favorablement à l'annonce par le secrétaire au Trésor américain, Tim Geithner, d'un plan pouvant aller jusqu'à 1000 milliards de dollars pour "débarrasser" les banques de leurs actifs douteux. Le plan vise à purger au départ environ 500 milliards $US de ces créances douteuses qui plombaient les comptes des banques et les amenaient à des pratiques hyper-défensives en matière de prêts, ce qui étouffait progressivement l'économie américaine. Ces "actifs toxiques" seront offerts à des conditions avantageuses aux investisseurs privés, en partenariat avec le gouvernement fédéral.

Les marchés semblent avoir conclu que le plan Geithner allait fonctionner et revitaliser le secteur bancaire américain. Les titres financiers ont fait des bonds spectaculaires: Bank of America (+26%), Wells Fargo (+24%), JP Morgan (+25%), Citigroup (+19%)... Est-ce que cet optimisme se continuera dans les prochains jours, propulsant le Dow Jones au dessus des 8000 points? Assistera-t-on plutôt à des ventes importantes d'investisseurs qui profiteront de l'embellie des marchés depuis le 9 mars (augmentation du Dow Jones de 21% en deux semaines), pour prendre leurs profits avant que la réalité de la récession américaine ne rattrape à nouveau le moral des marchés?

Pour ma part, j'ai connu ma meilleure journée en bourse à vie: + 7,77%!!! Il faut cependant demeurer réaliste, remonter de 7%, ou de 21% en deux semaines, demeure relativement peu quand on compare ces chiffres aux reculs des marchés depuis 18 mois. On ne sablera pas le champagne trop vite, la pente à remonter est encore énorme, mais c'est tout de même un pas dans la bonne direction.
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mardi 17 mars 2009

Est-ce que l'on a atteint le fond le 9 mars dernier?

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Les bourses vont bien depuis une semaine, je devrais normalement festoyer et nourrir ce blog facilement... Je n'y parviens pas, ma tête est ailleurs. L'inspiration me manque. Ça me rassure quand même cette remontée des marchés: quand je pense qu'il y a deux semaines, certains "oiseaux de malheur" avançaient un scénario apocalyptique où l'indice Dow Jones allait toucher les 4000 points avant de remonter.

Est-ce un "bear market rally" que nous traversons, un de ces sursauts positifs temporaires qui se produisent à l'intérieur d'un long marché baissier? J'en doute, je crois que le fond a été atteint lorsque l'Indice Dow Jones a touché les 6440 points lundi dernier, le 9 mars. Les sommes gigantesques injectées par les différents gouvernements de la planète dans les économies et les taux d'intérêts minimalistes décrétés par les banques centrales, viennent supporter l'hypothèse d'une reprise réelle des économies en 2010. Puisque les bourses réagissent habituellement à l'avance, on peut penser que ce "bear market" soit chose du passé, c'est du moins ma modeste opinion. Ceci dit, on peut s'attendre à un recul au cours des prochaines séances: ceux qui ne croient pas que ce marché baissier soit terminé, vont sûrement profiter de cette remontée pour vendre et se faire des liquidités pour profiter éventuellement de cours qu'ils voient encore plus bas.
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dimanche 15 mars 2009

Quelle est la marque de commerce qui a la plus grande valeur?

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Deux firmes de marketing décernent annuellement des valeurs et un classement aux marques de commerce des grandes entreprises: ces études sont celles de Interbrand et de Millward Brown Optimor. En cette période de dépression boursière où tous les titres, même ceux des grandes entreprises, sont accessibles à moindre coût, il peut être utile de considérer la valeur de cette variable dans les choix que font les investisseurs. Développer une marque de commerce est un travail coûteux et de longue haleine, cet actif, bien que plus difficilement quantifiable que d'autres, a définitivement une valeur en soi. Les deux études identifient les 100 marques de commerce qui ont la plus grande valeur.

Pour Interbrand, c'est Coca-Cola (KO au NYSE) qui remporte la palme. On souligne que Coca-Cola a su renforcer la renommée de sa marque en développant récemment de nouveaux produits qui répondent aux préoccupations des consommateurs en matière de santé et d'apparence physique (Diet Coke Plus et Coke Zero). Parmi les compagnies dont la valeur de la marque de commerce a le plus augmentée au cours de la dernière année, ce sont trois compagnies reliées au domaine informatique qui ont connu les plus fortes croissances: Google (GOOG-Nasdaq), Apple (AAPL-Nasdaq) et Amazon (AMZN-Nasadaq). À l'opposé, voici les cinq compagnies qui ont vu leur marque de commerce perdre le plus de sa valeur au cours de la dernière année: Ford, Citigroup, Morgan Stanley, Gap et Merrill Lynch. On ne sera pas surpris de retrouver trois compagnies qui oeuvrent dans le domaine financier parmi cette liste des marques de commerce endommagées.

Pour Millward Brown Optimor, c'est la marque de commerce de Google qui a la plus grande valeur, suivie de celle de General Electric (GE-NYSE), de Microsoft (MSFT-Nasdaq) et de Coca-Cola. Les valeurs des marques de commerce de BlackBerry (Research in Motion), Apple et Amazon ayant le plus augmentées, pendant que celles de Motorola, Starbucks et Home Depot ont connu les plus importants reculs.

Dans l'étude de Millward Brown Optimor, on établie un lien entre la valeur des marques de commerce des compagnies et leur performance boursière (voir, page 5 de l'étude). Ainsi, deux portefeuilles ont été créés pour la période allant d'avril 2006 à avril 2008, portefeuilles que l'on a comparé à l'indice S&P 500 qui a augmenté de 3% durant cette période. Un premier portefeuille constitué des 100 entreprises ayant les plus fortes marques de commerce a donné un rendement boursier de 14.8% au cours de ces 24 mois. Un second portefeuille, où l'on ne retenait que les compagnies dont la valeur de la marque de commerce contribuait pour plus de 30% aux bénéfices (2/3 des 100 entreprises), a performé encore plus: la valeur de ses titres ayant augmenté de 22.1%, plus de sept fois la performance de l'indice S&P 500. L'étude conclue que cela démontre la valeur d'une solide marque de commerce, particulièrement en période de turbulence économique.

Pour accéder à ces deux études sur les marques de commerce, cliquez sur les liens ci-dessous:

Best Global Brands 2008 - Interbrand

The 100 Most Powerful Brands 2008 - Millward Brown Optimor
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jeudi 12 mars 2009

Les leçons de l'investisseur: La bourse n'est qu'un moyen, pas une fin en soi

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Devrait-on dire "boursicomane" comme cocaïnomane ou "boursicoolique" comme alcoolique? Peu importe, je ne crois pas qu'il y ait pour l'instant un mot dans la langue française qui décrive la dépendance à la bourse. Mon père était un mordu des courses de chevaux et autres formes de jeux dont on peut devenir esclave et qui peuvent gâcher votre vie et celle de vos proches. Mon fils m'a dit un jour: "Tu sais, entre bourse et course, il n'y a qu'une lettre de différence". Brillante observation.

Prendre soin de ses finances personnelles quand notre qualité de vie et celle de notre famille en dépend, est une responsabilité importante. La bourse peut nous permettre de profiter davantage du fruit de notre travail et donc, de la vie. Elle peut cependant se transformer progressivement en un jeu dont on peut devenir dépendant. Il faut se méfier. Quand on construit une maison, c'est dans le but de connaître le bonheur de l'habiter un jour; si on ne fait que la monter et la démonter ou y ajouter des étages sans jamais l'habiter, cet exercice n'est plus qu'un gaspillage du précieux temps qui nous ait alloué dans cette vie.

Investir, c'est reporter à plus tard la jouissance de la vie à laquelle notre labeur nous donne droit, en se disant que ce qui pourra alors être accompli, ou le bonheur que l'on pourra en tirer dans quelques années, sera nettement supérieur au plaisir que l'on pourrait obtenir aujourd'hui. Mais il ne faut pas que reporter à plus tard, il faut aussi profiter de la vie maintenant. J'ai connu une femme qui avait économisé toute sa vie en vivant dans une relative pauvreté. Dans les derniers mois de sa vie, elle avait finalement réalisé qu'elle n'avait pas joui de la vie et que maintenant il était trop tard. Triste constat. Elle avait travaillé sans relâche pour bâtir une maison qu'elle n'aura jamais habitée.

J'essaie d'associer chacun de mes investissements à un projet futur: au moment opportun, telles ou telles actions se transformeront en un voyage en Europe, une rénovation majeure dans ma maison, le paiement des frais de scolarité de mon fils. L'investissement boursier n'est qu'un moyen, pas une fin en soi. Il ne faut jamais le perdre de vue.
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