lundi 5 janvier 2009

L'industrie du jeu vidéo: opportunités ou secteur à éviter?

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Les principales entreprises du jeu vidéo, suite à des annonces de prévisions à la baisse (Electronics Arts, Take Two Interactive...), traversent une période difficile d'un point de vue boursier: les cinq principaux fabricants ont tous vu leur titre piquer du nez depuis douze mois, comme en témoigne leur plus haut cours des dernières 52 semaines, en comparaison de leur cours actuel :

Electronic Arts (ERTS-Nasdaq): $57.10-$16.70
Ubisoft Entertainment (UBI-Bourse de Paris): 35.75 Euros-14.69 euros
Activision Blizzard (ATVI-Nasdaq): $19.28-$8.75
Take-Two Interactive Software (TTWO-Nasdaq): $27.95-$8.14
THQ Inc (THQI-Nasdaq): $27.24-$4.68

Je ne suis pas familier avec cette industrie, si ce n'est que je suis le père d'un adolescent qui raffole de ces jeux vidéos. Alors, je dois m'informer, à la période des Fêtes, des jeux qui sont les plus populaires, question de ne pas rater mes cadeaux de Noël... Moi, je me dis que cette industrie a un avantage: les tendances générationnelles jouent en sa faveur. La plupart des jeunes garçons deviennent, à un degré ou à un autre, des adeptes de cette activité. En vieillissant, bon nombre d'entre eux continuent, même dans la vingtaine avancée, à jouer et à consommer ces produits...

Je remarque aussi que toutes ces entreprises ont peu de dettes. Autre constat: le support matériel de ces produits est léger et dans certains cas, le produit est "virtuel": ex. les 11.5 millions d'abonnés à World of Warcraft (Activision Blizzard) qui s'affrontent quotidiennement sur internet.

Ça ce sont les côtés positifs. Ces entreprises doivent cependant investir d'énormes sommes en R&D pour développer de nouveaux jeux, toujours plus puissants et plus captivants. Elles doivent également dépenser massivement en publicité, pour maintenir la cote de leurs jeux auprès des consommateurs. La plupart des ces entreprises semblent ainsi avoir de la difficulté à livrer des profits constants et ne sont pas à l'abri de chutes de leurs ventes, suite à l'insuccès lors du lancement d'un de leurs jeux vedettes. Les intérêts des actionnaires ne semblent pas, également, être la priorité de certaines d'entre elles: on n'a qu'à penser à la comptabilité douteuse de Take-Two Interactive Software...

Dans ce groupe, je trouve intéressant, en particulier, le titre de Activision Blizzard (ATVI-Nasdaq): l'entreprise compte quelques mégas succès (World of Warcraft, Guitar Hero, Call of Duty...), son p.d.g. a une très bonne réputation (Robert Kotick), elle possède beaucoup de liquidité et peu de dettes. Avez-vous des commentaires, pour m'éclairer davantage sur cette industrie que je connais peu? Est-ce qu'un de ces titres vous semble intéressant et pourquoi?

L'industrie du jeu vidéo: opportunités ou secteur à éviter?

Ci dessous, de l'info supplémentaire: article récent de Barron's sur l'industrie et les opinions de deux participants au Forum de Boursorama:



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3 commentaires:

Québec Bourse a dit…

Merci pour vos commentaires.

Marc F. a dit…

M. Hétu, j'ai placé une référence à votre blogue sur celui que je viens de débuter, à l'url suivante:

http://dividendsngrowth.blogspot.com/

Je vous invite à le visiter et à me dire ce que vous en pensez.

Merci et félicitations pour votre site; j'en suis un fréquent visiteur et j'admire votre travail.

Sincèrement,

M. Fortier

Québec Bourse a dit…

Bonjour Marc

J'ai visité ton blogue, très bon départ. Félicitations. Je suis d'accord avec toi sur la valeur de Google, quelle entreprise formidable. Quel est le premier réflexe de la vaste majorité des internautes quand ils cherchent quelque chose aujourd’hui, un petit clic sur la page un peu simple de Google et dans le temps de le dire, tous les ordinateurs publics de la planète sont à notre service. On a même inventé un verbe, "googler", comme dans je vais googler son nom… C'est pas une position de force ordinaire: Google est au centre du Web. S'ils se décident à faire un split sur ce titre, genre une action devient trois: le titre doublerait dans le temps de le dire. Là, beaucoup de petits investisseurs sont hésitants à payer $322 l'action. C'est psychologique. Les dividendes viendront bien un jour quand ils ne sauront plus quoi faire de leurs liquidités accumulées.

Je vais inscrire ton blogue dans ma liste des blogues boursiers. Bravo, encore une fois. J’encourage tous mes lecteurs à visiter «Actions, dividendes et croissance » Le lien est le suivant :

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Denis