samedi 4 octobre 2008

Avons-nous notre place dans ce casino décadent?

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Comment expliquez la réaction négative des marchés après l'adoption du plan de sauvetage des banques, hier après-midi? Ma modeste explication: depuis jeudi, avec les chiffres sur les demandes de prestations d'assurance-chômage aux USA, les économistes, les grands investisseurs et les grands spéculateurs sont maintenant convaincus que non seulement les États-Unis sont en récession, mais qu'en plus, elle risque d'être plus costaude que précédemment anticipée; alors, hier, plusieurs s'attendaient à un rebond temporaire vers le haut, suite au vote, moment qu'ils auraient choisi pour se diriger en douce vers la sortie; devant le peu de vigueur une fois le vote passé, le bluff est tombé sur le champ et ce fut, exit au plus vite...

En regardant l'état de mon portefeuille boursier ce matin, comme vous l'avez probablement fait vous aussi avec le vôtre, je n'ai pu que constater les dégâts de la dernière semaine, des derniers mois et de la dernière année. Pas beau à voir. Cela m'amène, encore une fois, à me poser des questions sur la place du simple investisseur dans un univers maintenant dominé par des "gamblers professionnels", les fonds de couverture (hedge funds), et autres rapaces, tels les vendeurs à découvert, les day traders et les spéculateurs de commodités, pour qui la bourse n'est pas un moyen de mettre les capitaux au service du développement économique, mais un jeu sauvage et sans règle, où le seul but est de siphonner du cash, peu importe les dommages à l'économie réelle.

Le régime de Georges Bush et de la mafia républicaine aura porté cette décadence à son summum: la déréglementation des marchés, la soumission totale au jeu de l'offre et de la demande, aura engendré cet univers malsain et immoral. Les petits investisseurs qui croyaient encore au credo traditionnel de l'investissement, avec des principes du genre "investir pour le long terme", "buy and hold", "investir dans une entreprise, c'est en faire partie, c'est croire à son avenir", ces petits investisseurs peuvent se demander s'ils doivent rester dans ce lieu qui ressemble maintenant à un énorme casino, ou en sortir.

J'ai perdu toute prétention à conseiller qui que ce soit en ce domaine. Moi, je sais que je n'abdiquerai pas maintenant, pour vendre mes actions à rabais, je vais m'accrocher, attendre que la tempête passe. Quand le calme sera revenu, quand la récession sera passée et que les marchés boursiers feront un spectaculaire rattrapage vers le haut, je verrai, s'il n'y a pas lieu de sortir de ce casino une fois pour toutes.
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3 commentaires:

Québec Bourse a dit…

Merci pour vos commentaires.

Hispong Elbayne a dit…

Ouais...
Sauf que présentement, on a les mains liées. Si on vend, nos pertes deviennent concrètes. Comme le dit Bernard Mooney, on aura toujours besoin de la bourse.
(http://www.lesaffaires.com/nouvelles/opinion/blogues/blogue.fr.html?handle=BernardMooney&entry=vous_avez_encore_besoin_de)

Où peut-on encore placer notre argent?

Les obligations? Même Jarislowski le dit que les taux sont tellement risibles que le rendement se fait manger tout rond par l'inflation et l'impôt. C'est tout de même plus rentable qu'une baisse de près de 30% qui nous ramène presque au niveau du TSX en 2005...

Non, la vraie solution est un relèvement des taux d'intérêts.

Anonyme a dit…

Bonjour,

je vous comprend, étant tous dans le même bateau. Nos pertes s'accroissent de semaines en semaines. Mais je reste persuadé que parmis ces "siphonneurs" de fric, il y a de la place pour nous les petits. Il faut investir sur des actions de qualité, versant des dividendes en croissance et les garder pour le long terme. En agisant de la sorte, nous pourrons retirer notre épingle du jeu sans nous faire manger par les gros loups que nous cotoyons sur les marchés.
Courage et longue vie à votre blog!

Louis